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 Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]

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Lucán
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MessageSujet: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Lun 31 Juil - 18:59

Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère

Morrigan & Lucán

Caern du Corbeau. De ce que l’Ancien raconte, c’est ici que tu m’as abandonné et qu’il m’a recueilli. C’est le lieu où l’on vient te prier et te rendre un culte. L’endroit se trouve en pleine forêt, perdu au fond des bois. Il y a une rivière, qui coule tout près. En son centre, un immense chêne trône majestueux. C’est l’arbre de vie. Entre ses imposantes racines, nous rendons notre culte et pratiquons nos sacrifices. De manière générale, ce lieu a un côté apaisant. Ici arrive une route magique permettant d’aller dans le Sidh. C’est presque tentant de la prendre pour m’enfoncer dans le monde éthéré. Mais peut-être viendras-tu à moi si je te prie ? Peut-être as-tu besoin de mes prières, de ma foi en toi. Un soupir m’échappe lentement. Et je me décide à pénétrer ce lieu sacré, qu’est le Nemeton.

Je laisse à l’entrée mon sac, mon bâton et mon arc. Je me débarrasse de la cape aussi. Il ne fait pas froid. Dans ma besace je prends les fleurs, que j’ai cueillies en venant. Je suis rentré chez l’Ancien fatigué après une errance de quelques semaines. Je ne me suis pas vraiment éloigné. Les terres ne sont plus sures pour personne. Cependant après un bon repas chaud et une nuit de repos, j’ai décidé de venir ici. Il paraît que je suis né ici. C’est en ce lieu sacré que j’ai su qui j’étais, d’où me venaient mes dons. J’étale face à moi les diverses fleurs et plantes. Assis en tailleur à même le sol, je commence à confectionner une couronne de fleurs. Je doute qu’elle ornera ton front, mais je pense que l’offrande peut t’être agréable.

Vidant mon esprit de toutes pensées, je me concentre sur ma réalisation florale. Ne compte que l’entremêlement savant des fines tiges, qui ne doivent pas caser sous mes doigts. Je prends mon temps, tirant doucement sur les lignes végétales, plaçant les fleurs à leur place. Réaliser une couronne de ce genre demande patience et temps. Je possède les deux. Aussi avec lenteur, je poursuis mon ouvrage sans relever la tête, malgré la raideur, qui naît peu à peu dans ma nuque et mon dos. La position immobile met mon corps à l’épreuve. Le temps file. Et le jour défile. L’après-midi touche à sa fin doucement. Et le ciel se pare de couleur chaude et rosée. Je relève la tête une fois la couronne terminée

Je me redresse et j’approche du chêne. Au creux de ses racines, je m’agenouille et je dépose ma couronne en offrante respectueuse. C’est peu. Mais je n’ai pas grand-chose à quémander. Si ce n’est peut-être l’illusion de ta présence et de ton affection. « Morrigan, déesse protectrice… Je t’implore humblement. » Je murmure en fermant les yeux, paumes sur les cuisses et tournées vers le ciel. « Apporte-moi force et courage. Arme-moi face à l’ennemi errant sur nos terres. Donne-moi la force de quitter à nouveau mon refuge pour porter ton culte et celui des autres dieux aux hommes. Arme-moi pour résister à l’adversité et l’ennemi.Offre-moi le courage d’affronter ma propre mort sereinement, versant mon sang en ton honneur. » Ma prière est déclamée d’une voix douce et calme. Les yeux fermés, je savoure le silence et je profite de la caresse du vent. M’entends-tu ? Me répondras-tu ? Je l’ignore. Mais même dans vos silences se cachent des réponses à nos questions.
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Dernière édition par Lucán le Mar 1 Aoû - 7:21, édité 1 fois
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Morrigan
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MessageSujet: Re: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Lun 31 Juil - 21:52

Mère, déesse ou les deux ?  

toi mon fils me diras tu ?

HDoux moment dans le Sidhe, où je règne en reine  souriant à chaque inclinaison d'une de mes sujettes. Il faut dire que cela me comble, depuis des années, mais aujourd'hui, je ressens le besoin de repartir dans le monde des humains, peut-être m'unir à l'un d'entre eux pour déposer un enfant, déposer précautionneusement bien plus tard. Je regarde mon flanc il y a quelques jours transpercé, désormais soigné. La blessure avait été douloureuse, mais qu'est-ce donc la douleur quand la victoire est au bout du chemin ? Elle n'est rien finalement ; rien comparée à ces guerriers, ces héros que j'accompagne dans la mort d'un doux croassement.

« Ma reine » un murmure derrière moi et un demi-tour sec pour regarder l'une des feys n'osant m'affronter du regard « que veux-tu parles la terre des hommes m'attend » ; la fey ose relever les yeux, veillant judicieusement à ne pas affronter mon regard et murmure « quand aura lieu la prochaine bataille ma reine, j'aimerais tellement combattre à vos côtés » je souris et penche légèrement ma tête sur le côté « bientôt ma fille, bientôt pour l'heure continue de t'entraîner avec tes sœurs et à séduire les humains ; la guerre n'est pas forcément un duel d'épée ou d'arc, elle se gagne dans le cœur des hommes ».

Je ne m'attarde guère alors que la jeunette s'incline, déterminée, remontée à bloc et me dirige vers ma maisonnée quand une douce prière se fait percevoir à mes oreilles, un doux murmure. Une voix d'homme, d'enfant,  que je reconnaîtrais parmi des milliers. Il est le garçon dont je suis le plus fière. Sur terre, quelques fois dans le Sidhe un murmure de lui et j'accoure. J'entends d'autres prières, pas de croassement, pas de bataille juste l'espérance d'un avenir que je pourrais leur délivrer. J'ai fait mon choix, celui de rejoindre mon fils qui a besoin de sa mère. Ces derniers temps les prières se font un peu plus nombreuses ; les humains auraient ils enfin compris quels sont les vrais Dieux ? Qu'importe, puisque de toute manière lorsque mon fils m'appelle je cesse toute activité et je me dirige vers la route magique menant à mon Caern. Je le sais qu'il m'implore en ce  lieu sacré, qu'il implore mon aide faisant jaillir des tréfonds de son âme des mots peut être bien trop souvent retenus alors de mon allure alerte j'emprunte le chemin pour le rejoindre.

Tel un souffle, un murmure j'arrive dans le monde des humains, à portée de mon Caern. Voir sa vie défiler pour une immortelle est pure ironie mais je me souviens de cet instant où je t'ai abandonné comme tant d'autres, je me souviens de ce moment où la femme que j'étais t'a confié à des  bons soins ; je le savais tu ne risquerais rien... assurément. Je vois à l'entrée tes armes déposées et je ne manque de laisser un petit rire s'échapper de mes lèvres pensant que tu es bien imprudent ; et si tu te faisais attaquer Lucàn en ces lieux, qu'adviendrait il de moi, une profonde vengeance, une de plus s'emparerait de mon être... je combattrais un ennemi sans visage, celui qui t'aurait simplement ôté la vie, ôté à ma chair. Douleur insoutenable que le cœur brisé d'une déesse mère.

Puis je pénètre là où tu te trouves et je me rapproche alors que tes paroles mélodieuses atteignent mon cœur ; tel un guerrier, tel un druide, tel un enfant tu sais t'adresser à moi mon fils simplement. M'appelleras tu maman, resteras tu sur cette position de respect que tu t'obstines à adopter face à la déesse que je suis.

Je suis là derrière toi, remarquant la confection de cette couronne de fleurs, haussant les sourcils un instant. Ne comprends tu pas simplement que ta présence est un réel cadeau ? Tes prières, ta volonté de me rencontrer en sont un aussi.  Je me rapproche un peu plus, toujours te frôlant de ma main je  la dépose sur ton épaule « fils me voilà » et je murmure « tu m'as prié, j'ai accouru» , je le contourne pour te faire face plonger mon regard dans le tien « toi mieux que quiconque connaît cette douceur que je m'efforce de cacher, tu es mon fils et en ma présence, sans nulle autre compagnie tu peux m'appeler mère » et je fronce les sourcils « pour te garantir une sécurité, face aux autres, tu devras conserver cette attitude qui sied à tous les humains et tous les feys »

Je regarde la couronne de fleurs, me penchant pour la récupérer je la détaille « ton offrande me touche, mais nul cadeau nécessaire pour me satisfaire Lucàn ta simple prière, se suffit à elle-même ». Je le contourne une nouvelle fois, le frôlant, tournant autour de lui d'une lenteur exagérée j'articule « quelle est cette raison qui t'a poussée à m'invoquer ? , quel est donc ce mal qui te ronge, te poussant à implorer la déesse et non la mère ?  » ; ma main se pose sur ton bras alors que je m'arrête dans ton encerclement et que je te souris simplement avec un regard qui reste bien trop froid pour l'heure... le cœur a ses raisons que la déesse ignore, j'aimerais être plus chaleureuse avec mes enfants, mais l'éternité a ses défauts avec lesquelles je ne peux rivaliser ; je suis là pour combattre, dominer, gagner, séduire, procréer, nullement aimer.

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Lucán
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MessageSujet: Re: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Mar 1 Aoû - 19:10

Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère

Morrigan & Lucán

Je sens ta présence. Je ne sais pas expliquer comment. Peut-être parce que ton sang coule dans mes veines. Peut-être parce que tu es ma mère. Ou bien parce que je suis dévoué à ton culte. Mais il y a un lien, qui m’unit à toi, très certainement plus fort que ceux des autres Druides te vénérant. Je sais que tu es là, à l’entrée du Nemeton. Je te sens. Je me permets un sourire tendre, gardant les yeux fermés et la tête inclinée vers le ciel. L’Ancien, il ne comprend pas toujours très bien pourquoi quand je te prie, tu viens. Il dit que tu es trop clémente avec moi. J’ignore pourquoi il pense que tu devrais parfois ne pas me répondre. Ce que j’ai appris depuis la première fois qu’on s’est vu ici, c’est à ne pas abuser de ta bonté. Et à ne jamais t’implorer les mains vides, cela serait irrespectueux.

Je te sens approcher, marcher. Je laisse ta présence rassurante m’envahir, m’apaiser. C’est réconfortant. Peut-être est-ce cela que je cherche, le réconfort chaleureux et tendre d’une mère ? Peut-être que je veux juste m’assurer que tu es bien réelle, que les divinités que je prie existent et veillent sur nous. Je reviens ici chercher ce qu’un petit enfant vient chercher, quand il retourne dans les jupons de sa mère. Mais je ne suis plus un enfant. Je suis un Devin accompli. Je ne devrais pas t’implorer pour des raisons personnelles comme cela. Je le sais. Mais vois-tu j’en ai besoin. Ta main frôle mon épaule et j’ouvre les yeux lentement. Je me réhabitue à la lumière du soleil avant de tourner la tête vers toi. Je reste agenouillé au sol, bien plus petit que toi, en position soumise. Je soutiens ton regard sans malice ni provocation. Et je t’offre un sourire. « Merci d’être venue, Maman. » Je réponds avec un léger salut de la tête. Lentement, j’acquiesce à ton ordre. Je sais ce que représente un fils mortel de Fey pour certaines personnes. Je sais que nous tuer est une option pour certains Seigneurs ou pour les Chrétiens.

Quand tu ramasses la couronne, je me permets de me remettre debout. « Peut-être que je désirais juste offrir un présent à ma Mère. » Je commente avec un sourire. « Je ne peux pas t’offrir des objets aussi beaux et luxueux que ceux des Seigneurs ou encore du Sidh. Mais j’aime bien t’en faire, même s’ils sont simples. » Cela me fait plaisir quand tu les acceptes et les emportes avec toi. Je n’ai pas beaucoup d’occasion d’être en ta présence. Je ne suis pas non plus ton enfant le plus combatif, toi qui t’unis si souvent aux humains pour forger des héros. Pourquoi avoir fait de moi un simple Druide ? Je l’ignore. Et je sais que tu es en guerre. Nous le sommes tous. Donc j’imagine que tu n’as pas beaucoup de temps à me consacrer pour me rassurer.

Je soupire doucement et je ferme les yeux un instant. « J’ai vu un village complet massacré par les guerriers chrétiens. » Je murmure. « J’ignore ce qui s’est passé. J’ai juste eu une vision de la fin de la bataille… Et d’une guerrière chrétienne blessée. » Je te raconte sans mentir. On ne ment pas au Feys et encore moi à sa mère. « J’avais un sentiment d’urgence, alors je suis allé là-bas. Je suis arrivé après la bataille… Il y avait des corps partout, chrétiens et villageois. Le village avait été brûlé. J’ai trouvé la chrétienne. Et je l’ai aidé… Je ne sais pas pourquoi. Elle m’a épargné lors de notre rencontre et je me sens comme lié à elle… », je fronce des sourcils et je fais une pause dans mon histoire. Tu ne vas pas apprécier que je l’ai aidée, je m’en doute. « Je crois que je voulais lui prouver qu’elle se trompe sur nous. Mais bon elle est plus têtue que l’Ancien, alors je ne pense pas avoir su la toucher par mes propos. Par contre il y a des plus en plus de guerres et de massacres. Et j’ai l’impression que je ne sais plus quoi faire, comment aider… je me sens perdu. » Je finis par confesse mon doute. Suis-je assez fort pour remplir mon rôle de Devin ?
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Morrigan
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MessageSujet: Re: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Mer 2 Aoû - 8:44

Mère, déesse ou les deux ?  

toi mon fils me diras tu ?

HJe te laisse me remercier alors que je te regarde accroupi quelques délicates minutes avant que tu ne consentes à te relever. Ce que j’aimerais te serrer dans mes bras mon fils mais je ne me laisse aller à de telles démonstrations, pourtant personne n’est là pour nous observer. Je te diligente des paroles de prudence car je ne veux pas que l’on m’atteigne en te faisant du mal ou même en t’ôtant la vie. J’entends mes enfants, dans leurs prières, je les ressens au plus profond de cet organe qui bat entre mes côtes. Les héros naissent et périssent. Mes enfants sont mortels, pour la plupart mais issus des meilleurs héros qui soit sur cette terre.

Toi Lucàn je t’ai choisi une vie de Druide ; tu es le meneur de ces ouailles perdues car j’ai confiance. Je séduis les hommes, je les accompagne dans la mort et j’enfante et toi tu répands la bonne parole pour récupérer nos brebis égarées. Te rends tu seulement compte que tu as autant d’importance si ce n’est plus que moi-même. Les manœuvres de la chrétienté m’ont obligée à revoir mes plans de bataille, que celles-ci deviennent des batailles de pouvoir dans les rêves et les prières des humains plutôt que des batailles dans le sang. J’aspire toujours à combattre aux côté de mes troupes, à leur appel, j’apprécie les sacrifices précédant chaque combat pour que je leur insuffle courage. Quand ils m’invoquent pour assurer l’issue d’une bataille je suis la première venue mais toi tu fais partie intégrante de mon projet pour cette terre.

Aussi je te laisse parler, un sourire bien rare se fait percevoir sur mes lèvres quand tu parles de cette couronne de fleurs et je murmure « c’est tout à ton honneur mon fils, c’est un précieux cadeau que tu me fais là ; aucune richesse n’est comparable aux présents que tu m’offres mon fils ». Quand tu me parles de ce village Chrétien mon sourire n’en est plus un, tu as ces visions je le sais et j’écoute sans laisser paraître la moindre émotion.  J’ai envie de te dire que cette chrétienne l’avait bien mérité mais tu n’as pas terminé alors je te laisse conter le reste de cette histoire qui me glace. Qui l’eut cru, une déesse capable d’éprouver un tel frisson.

J’ai envie d’entendre la suite de tes paroles et une à une je me décompose de l’intérieur sans quitter tes yeux du regard, j’attends tes explications qui arrivent bien plus vite que je ne les attendais. Mais ce ne sont pas celles auxquelles j’aspirais ; tu es mon fils, tu n’es pas un guerrier ça se voit ; tu cherches toujours à tout arranger au mépris de te mettre en danger « Lucàn » dis je simplement secouant la tête m’éloignant imperceptiblement, mettant quelques mètres entre toi et moi.

Ma voix se fait soupir avant que je me retourne et que je te regarde « ta bonté te perdra je ne serai pas toujours là pour te protéger tu le sais ». J’ai promis de toujours être là  pour mes enfants mais je n’ai pas le don de duplicité « crois-tu que demain elle t’épargnera elle ? tu te sens lié à elle mais qu’en est-il d’elle ? » me rapprochant « donnes moi son nom dis-moi où je peux la trouver ; je la surveillerai sans ingérer dans tes affaires, tu es bien assez grand pour cela j’ai foi en toi ». Puis, je poursuis, tu es adulte, en droit de comprendre et d’analyser ce que je tente vainement de t'expliquer « te sens tu assez fort pour la faire changer et qu’elle devienne l’une des  nôtres ?» je ne le quitte pas du regard alors que mes paroles se font brutalement plus froides « tu nous aides Lucàn, dans ta manière d’être, d’agir ; je t’ai confié ce rôle de druide pour mener une toute autre guerre que celle qui a lieu sur les champs de bataille ; tu es mon fils et ne doutes jamais de tes capacités ; la guerre n’est rien si elle ne peut être accompagnée d’une bonne parole, disperse là, accomplis ton destin tel que je te l’ai confié ».

J’ai toujours la couronne de fleurs entre les mains alors que je me rapproche de Lucàn posant ma main sur une de tes épaules et je te dépose un baiser sur le front « je te pardonne ta faiblesse, mais sois prudent d’accord et n’oublies jamais qui t’a enfanté » mes yeux se plongent dans les tiens alors que je m’éloigne du front mais je suis proche de toi tu sens ma respiration sur ton visage, proximité dangereuse envers mon propre fils, toucher osé que je m’interdisais il y a encore quelques minutes… je te touche simplement car je le sais un jour ce corps sera froid, la chaleur, la bonté qui émane de ton être me comblent et je m’en imprègne pour m’assurer que tu ne cours simplement aucun risque.

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Lucán
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MessageSujet: Re: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Dim 6 Aoû - 15:36

Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère

Morrigan & Lucán

Quel plan as-tu pour moi ? L’Ancien dit que si tu as désiré un enfant Druide, c’est que tu avais tes raisons. En général, tu enfantes des Héros et des lignées de Seigneur voire des Rois. Alors pourquoi moi ? Est-ce lié à mon père dont je ne sais rien. Je ne cherche pas à le connaître. D’ailleurs sait-il seulement que de votre aventure est né un Devin ? J’en doute. Pourquoi lui aurais-tu dit ? J’ai parfois l’impression que les enfants humains comme moi ne sont qu’une partie du plan de Feys. Néanmoins, je suis Devin et j’assume mon rôle en tant que tel. Je fais de mon mieux, même si parfois mon jeune âge est un désavantage face aux Seigneurs et parfois tout simple face à une foule. Il me faut faire mes preuves. Alors j’use de patience, douceur et calme dans toutes mes rencontres. On ne soumet jamais aussi bien que par l’amour et l’affection. User de violence peut bien sur soumettre les autres, mais ils gardent la rancœur de la vengeance ancrée en leur cœur. C’est quelque chose que certains Seigneurs oublient. L’amour attache bien plus les être entre eux.

Finalement, je me remets debout. Et je t’explique mon geste. Il n’est pas là pour acheter ta clémence. C’est juste une offrante gratuite d’un fils à sa mère. Car même si tu ne m’as pas élevé, même si nos rencontres sont aléatoires et rares, tu es ma mère. Tu m’as fait don de la vie. Et cela reste probablement le plus précieux présent qu’on m’a fait. Et je dois dire que hormis ce que tu m’offres, je ne reçois jamais de présents. Peut-être si je hantais les cours des Seigneurs, on m’achèterait avec des cadeaux divers et variés. Mais je préfère porter mes prophéties, mes soins et ma connaissance religieuse aux gens du peuple. Qui souvent se contentent de me donner en remerciement des denrées alimentaires. Cela dit c’est bien suffisant. « Je suis content que tu l’apprécies. J’aimerais qu’elles ne fanent jamais… » Mais je ne possède pas ce don magique. Peut-être que toi oui.

Finalement, je m’ouvre à toi. Je suis prêt à subir ton ire et une sanction qui ira de pair avec ton énervement. Je te parle de ma vision onirique. Et du sentiment qui a étreint mes entrailles, me poussant à prendre la route et à suivre mon instinct. C’est étrange comme je trouve toujours le lieu de mes prophéties rien qu’en errant librement. Je te parle aussi de la guerrière, de sa blessure et de mes soins. C’est une Chrétienne. Je me doute que savoir que je l’ai soigné t’irritera. Mais en même temps pourquoi aurais-je une vision prophétique pour la sauver, si je dois la laisser mourir ? Ou bien est-ce dû à ce lien unique et fort qui me lie à elle, me rend inquiet pour sa survie et son bien être. Ce qui est stupide. Une guerrière risque sa vie dans chaque combat. Je ne te cache rien. Cela ne servirait à rien au fond. Tu peux probablement lire mon trouble et mes doutes. J’ai peur de ne pas servir de barrière contre cette nouvelle religion, qui s’étend par la force. J’ai peur qu’un jour mes croyances disparaissent et que mes prophéties ne soient plus utiles. Je ne doute guère de mes divinités. Ce serait même le contraire. Mais suis-je assez fort et convaincants pour éviter que tous ne se détourent de vous ?

Une fois mon récit terminait, j’attends ta sentence calmement. Tu t’éloignes un peu en secouant la tête. « Je ne fais que remplir mon rôle. », je murmure en regardant mes pieds. « J’essaie de prouver que nos croyances sont bonnes et non démoniaques comme ils le disent pour que les gens ne se détournent pas. Et je crois qu’il est de mon devoir de soigner tout le monde, d’aider tout le monde même au prix de ma vie. » J’ai été éduqué dans ce sens par l’Ancien. Il n’a juste probablement jamais imaginer que les Chrétiens envahiraient autant nos terres et détruiraient nos croyances sous prétexte que eux ont la vraie foi, que eux ont raison parce qu’ils ont un dieu unique. Que ressent-elle pour moi ? Je n’en sais rien. « Je ne sais pas. Pour être honnête ce qui m’unit à elle m’est étranger. Et je ne saurais dire ce qu’elle ressent en dehors de l’agacement et la colère que ma présence et mes paroles peuvent provoquer… J’ignore son nom et où elle est. C’est une guerrière qui doit voyager je suppose. » J’ai un haussement d’épaule. Au fond, je ne sais rien de celle qui perturbe autant mon esprit.

Je soutiens respectueusement ton regard. « Je ne céderais pas à la nouvelle religion. » Je murmure avec une réelle conviction. « Mes croyances, elle ne peut guère les changer. Puis-je changer les siennes ? Je l’ignore. Je peux tenter néanmoins. De toute évidence j’ébranle ses convictions lors de nos rencontres. Je ferais de mon mieux. » Car après tout pourquoi les Chrétiens seraient les seuls à convertir les autres à leur religion ? Pourquoi les Druides ne pourraient-ils pas convaincre les Chrétiens avec leurs croyances ? Cela dit je serais déjà plus serein si tout le monde pouvait vivre en paix, s’il n’y a avait pas cette violence constante entre les différents croyants. Pourquoi l’autre doit-il mourir s’il croit en un autre dieu ? Pourquoi ne peut-on pas cohabiter avec nos divinités différentes ? Je l’ignore. Mais je ne te pose guère la question.

Je t’écoute me rappeler mon rôle silencieusement, avec respect. J’acquiesce de la tête à la fin de ton discours. Je comprends. « Je ferais de mon mieux pour vous servir. » Je réplique avec conviction. C’est mon devoir de protéger nos croyances, d’être le gardien de ce que certains appellent aujourd’hui l’ancienne religion. Je suis vaguement étonné de ta main déposée sur mon épaule et du baiser frais sur mon front. Je ferme les yeux un bref instant. Puis je me permets de t’enlacer brièvement, geste impie d’un Humain pour une Fey. « Je ferais toujours tout pour que tu sois fière. » Je commente avant de te lâcher et par reculer. « Je serai fort. » J’ajoute avec un léger sourire. « Que puis-je faire pour toi ? » Je questionne doucement en penchant un peu al tête. Ordonne et j’obéirais.
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MessageSujet: Re: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Sam 12 Aoû - 13:28

Mère, déesse ou les deux ?  

toi mon fils me diras tu ?

HJe reste à ton écoute toujours, j'analyse ce que tu me dis et je souris. Je ne peux pas dire que je suis déçue non, tu n'obéis qu'à tes préceptes et à ton âme, tes idéaux aussi des fois. Je sais ce que l'ancien t'a enseigné et j'accuse peut être le coup des années où je t'ai laissé sans te surveiller, sans t'enseigner mes préceptes. Tu restes un homme, mortel, mais tu es mon fils et ça je ne peux te l'ôter. C'est pour ça que je te pardonne sans nulle pensée mais j'ai peur que tu cours des risques bien inutiles. Tu es grand, tu es un homme mais pour moi tu restes un enfant doté d'un pouvoir sans pareil comme aucun autre druide ou enfant ne pourrait être pourvu.

Tu es là pour aider ta sœur aussi, tu as ce rôle au fond de ton cœur et tu le remplis pleinement. Mon regard se porte sur la couronne de fleurs une fois de plus et je m'assieds alors que tu poursuis tes paroles. Je laisse un silence s'installer volontairement que tu comprennes que je réfléchis et  je prends chaque fleur entre mes doigts ; j'entends également les supplications, les murmures d'autres personnes qui me prient.

Et je relève les yeux pour te regarder toi mon fils « Lucàn, tu m'apportes déjà beaucoup, sois toi-même je ne te demande rien d'autre que ce que j'ai pu te demander jusqu'à présent, continues cette mission qui est la tienne simplement ; tu as toujours très bien fait ton travail, il faut juste que tu mesures un peu plus les risques et j'ai peur que tu laisses des sentiments bien étranges t'envahir »

Je me lève pour me rapprocher de toi et je te frôle la main « je t'aime comme j'aime tous mes enfants, mais toi tu es différent » lui dis-je en un murmure, bien froid, toujours glacial... je n'arrive pas à faire passer cette chaleur, je me suis des années protégée. J'ai utilisé ma séduction pour faire naître des héros mais mes enfants, je n'arrive pas à me permettre cette proximité qu'ils réclament. Suis-je simplement sans cœur ? Peut-être devrais-je faire comme Ogme et ne plus aller sur les champs de bataille pour éviter de devenir aussi brutale ; peut-être est-ce cela la solution ? Tenter de récupérer autre chose que de l'adulation de la part de mes enfants mais un véritable amour entre mère et fils ou fille.

Je pense à Arwen, je pense à toi Lucàn et je pense aux autres ainsi qu'à tout ceux qui me prient aujourd'hui. Je te tourne le dos et je continue « Lucàn je te jalouse, tu es capable d'aimer, peut-être est-ce cela qui t'a conduit à sauver cette chrétienne à voir sa véritable personnalité ; moi je n'obéis qu'à mes préceptes depuis des décennies pour sauver ce monde » et je lève ma main sur mon cœur « je sens ce cœur qui bat, il bat pour l'Irlande, pour ces milliers de personnes qui me prient mais j'aimerais aimer quelqu'un pour sa personne et non pas pour mon rôle ».

Oui je me suis unie mais par un mariage sans amour d'où est née Arwen ; je ne regrette pas sa naissance mais depuis qu'elle est là, elle me rappelle que peut-être que moi aussi j'ai le droit de laisser parler mon cœur, juste une fois... mais cette manifestation de sentimentalisme ne causerait-elle pas ma perte ? Serait-elle cet instrument utile à me finir par nos ennemis ?

Je me retourne vers toi et je m'exprime encore « qu'est ce donc qu'aimer Lucàn, hormis un danger pour moi-même et mon peuple ? J'aimerais vous aimer à votre juste valeur, j'aimerais aimer un homme pour de vrai et non pour le bien des contrées mais cet amour ne causerait-il pas ma perte ainsi que celle des milliers de priants ? » je dis cela en me rapprochant une nouvelle fois « oh toi le druide qui me fais face éclaires mes lanternes de l'amour d'un dieu, d'une déesse, guide ta mère, guide Morrigan sur des chemins qu'elle s'interdit de choisir par devoir ».

Je te regarde, mon regard semble étrangement perdu, lointain tout en étant proche... un changement s'opère en ma personne, mais le perçois tu seulement Lucàn ?
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MessageSujet: Re: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Mar 5 Sep - 19:35

Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère

Morrigan & Lucán

Je t’observe t’asseoir à même le sol lentement. Le silence s’éternise après ma question. Finalement je m’installe assis par terre jambes croisées face à toi. Le silence est confortable entre nous. Tu touches chaque fleur de la couronne lentement. Je garde mon sourire. Nous conversons agréablement. Je me demande si tu as un ordre à me donner ou non. C’est moi qui t’ai prié, qui a besoin de tes conseils. Je cherche du réconfort en toi, ma mère, même si tu ne m’as pas éduqué. Néanmoins tu m’as donné la vie. J’acquiesce de la tête à tes propos. « Je ferais toujours de mon mieux, quelle que soit la difficulté ou le danger. Je ne redoute point les Chrétiens. » Je réponds avec un léger sourire. J’ignore de quel sentiment tu parles et je n’ose guère t’interroger.

Tu t’approches pour frôler ma main. Tu déclares m’aimer d’une voix bien froide. Je ne doute pas de ton amour maternel pour tes enfants. Je devine juste que les Feys n’expriment pas leur amour, ne le ressentent guère comme nous pauvres mortels. Après tout, combien d’hiver as-tu déjà connu ? Combien de guerres as-tu déjà menée ? Ma vie est bien courte comparé à la tienne. Je ne vivrais guère si vieux. Je t’offre un sourire tendre. « Je sais. Et je t’aime aussi, Maman. » Je réponds d’une voix douce. Et je suppose que les autres enfants humains que tu as eu, sont tous des grands guerriers. Je dois être le seul Druide dans tes descendants. « Parce que je suis Devin. » Je murmure comme une évidence. Je t’admire un moment du regard. Et j’acquiesce de la tête. Je n’ai jamais attendu de toi que tu sois comme n’importe quelle mère. J’ai grandi sans mère, avec juste un Barde qui m’a tout enseigné. Tu restes une divinité avant tout pour moi.

Je penche la tête sur le côté tout en t’écoutant. Est-ce que je sais ce que signifie aimer ? Je n’en sais rien. Je ne me pose pas en général ce genre de question. Je n’ai pas ce genre d’interrogation. Mon rôle me pousse à la bienveillance et à une certaine forme d’amour avec tout être, que je croise, car ils sont tous précieux. J’ignore tout par contre de l’amour unissant deux amants. Cela ne me perturbe guère, mais ce n’est pas mon rôle d’avoir des enfants non plus. Je secoue la tête avec un soupir. « Je porte la foi des autres, je les guide. Je leur apprends à vous aimer et vous respecter. Et ils croient parce qu’ils pensent que vous êtes aimant et bienveillant. Je ne connais pas d’autre forme d’amour, que celle qui me pousse à vous prier et à aider les humains. » Je commente doucement.

J’ouvre les mains, impuissant. Que puis-je te répondre ? Même si je comprends ta question, aucune réponse ne me vient. Ma sagesse me semble bien illusoire en cet instant. « Les humains croient en ton amour. Ils pensent que tu les protèges parce que tu les aimes. Et c’est la vérité. Je ne crois pas qu’aimer soit une faiblesse. Je crois que les gens croient plus facilement en une divinité aimante. » C’est l’argument des Chrétiens. Leur dieu aime. Les nôtres sont craints. « J’aimerais détenir la réponse à ta question, sincèrement. Mais j’ignore quoi répondre. L’amour m’est plutôt étranger. Je peux juste témoigner de ce que je vois quand je pratique le rituel du mariage ou bien quand je croise des amants. Peut-être n’as-tu jamais rencontré la personne qui t’es destinée. » Je réponds de mon mieux me retrouvant dans un rôle face à toi que je ne remplis pas habituellement. Ce sont les Feys qui répondent à nos questions, et non l’inverse en théorie.
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MessageSujet: Re: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Jeu 7 Sep - 22:39

Mère, déesse ou les deux ?  

toi mon fils me diras tu ?

HJe t'écoute Lucàn me conter que tu fais de ton mieux mais tu fais déjà tellement de choses ; rends toi compte que tu es véritablement indispensable à ma survie. Le jour où tu périras mon cœur de mère, mon cœur de déesse sera brisé. Tu es celui dont je suis le plus fière, tu n'es pas un guerrier mais tu es celui au final qui a su voir dans le cœur de la déesse le cœur de la mère... c'est à ton contact que je laisse émerger cette fibre maternelle si profondément enfouie. Elle est ma faiblesse, mon talon d'achille c'est la raison pour laquelle je veux que tu restes caché. Je n'ai pas peur pour moi non j'ai peur pour toi. Le jour où tu périras sous une lame d'un ou d'une chrétienne ce jour là Morrigan sortira de son silence, la terre d'Irlande tremblera... les oiseaux ne chanteront plus et je tuerai un à un tous ceux dans lesquels tu as cru... et celui qui t'a achevé, souffrira d'une façon jusque là non imaginée.


Quand tu me dis que tu m'aimes j'essuie un œil qui est devenu presque humide mais j'ai besoin d'être sûre alors je te regarde murmurant plus que parlant ; utilisant bien malgré moi cette voix enjoleuse qui me caractérise « aimes tu plus la déesse que la mère ? Dis moi fils ; bon nombre d'enfants, de fidèles m'aiment mais toi comment m'aimes tu ; tu m'as appelée je suis venue à toi de me dire ce qui t'habite ; as tu besoin de moi en tant que mère ou en tant que déesse... que suis je profondément pour toi ? » j'ai envie de te dire que pour moi tu n'es pas devin ; je t'utilise comme les autres mais je te respecte. Je les respecte tous mais à des niveaux différents, toi tu es unique en ton genre... et je l'ai su dès ta naissance, dès que je t'ai abandonné et confié aux soins et à l'éducation de l'ancien. J'avais confiance en lui et j'ai eu bon nez, encore une fois ce jour là.


Tu me parles de cet amour que tu enseignes aux autres et je sens que tu es aussi perdu que moi sur ce point. Nous ne sommes pas liés pour rien et je souris « cesses de te justifier, je sais ce que tu accomplis et tu le fais de manière fort louable ; poursuis ainsi. Tu as nul besoin de me prouver à moi ou aux autres dieux de quoi tu es capable, tu es mon fils, eux le savent et aucun d'eux ne te cherchera d'ennui, aie confiance mon fils ». Je ne veux pas que tu te dévalorises, je veux que tu aies pleinement confiance dans ce que tu es et de ce que tu deviens simplement. Puis je laisse parler mon cœur, tout comme toi, j'explique ce sentiment que j'ai du mal à visualiser à identifier et à ressentir.

Ces actes d'amour que je réalise pour répandre ma descendance sur terre je les fais par devoir et par plaisir certes mais sans amour profond. Je note tout ce que tu me dis et je pose ma main sur ton épaule, de mon autre main je relève le menton que tu croises mon regard « chut je sais tout cela de l'entendre dans ta bouche je m'en rends compte » je te regarde j'ai envie de te serrer dans mes bras alors je me rapproche et je te dis « viens dans mes bras mon fils je veux te montrer à quel point ta mère peut être tactile avec ses enfants » ; je me lève t'invitant à faire de même et je passe mes mains dans ton dos pour te serrer de manière douce contre moi simplement.

Je ferme les yeux profitant de l'instant présent « l'amour des humains n'est rien quand on est pas comblé soi-même » mon regard se perd par dessus ton épaule alors que je maintiens cette proximité que je m'interdisais jusqu'à présent « certains enfants m'aider à combler cette tristesse profonde que je ressens et toi tu en fais partie tout comme une de tes sœurs justement » je poursuis décidant de te révéler le fond de ma pensée « tu sais que le jour où l'un d'entre eux mettra fin à tes jours, ma colère sera terrible ? T'en rends tu seulement compte mon fils ? » je te regarde dans les yeux, te prenant par les épaules et te fixant ouvertement « dis bien à tes amis que s'ils viennent à te trahir, je les retrouverai... la chrétienne la première, on est d'accord ? »
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MessageSujet: Re: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Dim 5 Nov - 17:14

Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère

Morrigan & Lucán

Ta question est surprenante. Douterais-tu de ma foi en toi ? Ou bien n’est-ce pas le Devin dévoué que tu désires avoir face à toi ? Que suis-je pour toi ? Un Druide qui transmet ton culte et t’obéis ou juste ton fils ? La question semble mériter réflexion. Avoir pour parent une Fey n’est en rien évident. Rares sont ceux ayant élevé eux-mêmes leurs enfants mortels. Mais peut-on les blâmer ? Mon regard se perd en direction de la route magique, qui mène au Sidh. « Tu es ma mère et ma déesse. », je finis par répondre. « J’aime une part de toi avec l’attachement tendre d’un enfant, et l’autre avec un amour dévoué… Je veux dire ce serait comme te demander si en moi tu aimes d’abord le Devin qui te sers ou le fils à qui tu as fait don de la vie. Et tu es avant tout celle qui m’a donné la vie. Mais oublier que tu es la déesse de la guerre serait irrespectueux. » J’espère que ma réponse est la bonne. Ou du moins que j’ai su expliquer correctement mes sentiments.

Et j’ai un léger soupir. Au fond ce n’est pas si compliqué de m’ouvrir à toi. Je t’offre un sourire apaisé. « Je sais, je crois tout cela. Mon plus gros problème reste de me faire entendre par les Humains. », et je secoue la tête. « Rares sont les fois où mes prophéties sont écoutées. Souvent ils le prennent mal, m’insultent et me chassent. Je devrais être meilleure orateur, mais je ne sais pas formuler de jolie phrases comme un Barde. » Je grimace un peu. C’est mon plus bel échec en quelque sorte. Mais est-ce important qu’on me croit dès que j’ouvre la bouche pour parler ? Est-ce que mon rôle est de me faire entendre ou juste de prédire les choses ? Et peu importe qu’on m’écoute ou non ? « Cela dit je n’abdique jamais. » Car peu importe l’accueil, je remplis mon devoir de Devin.

Ensuite tu me parles d’amour. Et là, je me sens perdu. Car ce n’est pas une notion que j’ai expérimentée dans ma courte vie. Alors je te réponds avec mes faibles connaissances sur le sujet. Je penche la tête surpris par ta proposition, mais j’obtempère. Je m’approche pour te rendre une étreinte, passant mes bras autour de ta taille et déposant ma joue sur ton épaule. Je ferme les yeux un moment. Il est rare que l’on soit aussi proche. « J’imagine. », je murmure tranquillement. Et je t’écoute avec attention. Je ne sais si je dois répondre ou non. « Pour être sincère et honnête, je n’ai jamais envisagé ma mort et ce que cela signifierait. Je sais qu’un jour je perdrais la vie… Mais je n’y pense pas vraiment. » Folie due à mon âge encore jeune ou bien est-ce juste une manière d’aborder la vie. Car au fond, si je redoutais cette mort, si je faisais des histoires de ce que seront les réactions de mes proches, je ne pourrais plus prendre mon bâton de Druide et errer pour porter votre culte aux autres.

« Mais ce qui serait doux comme départ, c’est plutôt d’emprunter une route magique pour te rejoindre dans le Sidh et y demeurer, ne plus le quitter. J’aimerais y retourner de temps à autres. » Car je préfère y vivre, tout m’y semble plus doux. Et je m’éloigne de deux pas de toi. « Je leur dirais. », je murmure avec un léger sourire. Comment pourrais-je dire cela alors que je ne dévoile jamais que tu es ma mère ? Cela serait trop risqué pour toi et moi. Cela dit, je peux le dire de manière détournée et plus communes. « J’ai chassé en venant. Si tu le désires on peut partager un repas. Cela ne vaudra certes pas les festins du palais de Dagda, mais je peux les assaisonner de miel et menthe. », je te propose désireux de te garder pour moi seul un peu plus longtemps.
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MessageSujet: Re: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Sam 11 Nov - 19:05

Mère, déesse ou les deux ?  

toi mon fils me diras tu ?

Cette rencontre avec toi m'apporte bien des enseignements notamment celui qui concerne nos rapports. Bien avant la déesse je suis une mère d'un druide de toi simple mortel. Je t'aime pour ce que tu es pour ce que tu fais et pour ce que tu deviens. Je sais que tu es le grain de sable dans mon existence, certains dieux pourraient te haïr pour cela mais je ne déteste aucun de mes enfants après tout. Et toi tout comme Arwen tu fais partie des enfants que je protégerai jusqu'à ce que la mort nous sépare... ce que j'espère le plus tard possible.

Tu es quelqu'un de fort je l'entends dans tes paroles dans ce que tu m'exprimes sur ce lien infime qui nous lie je te murmure « chut » quand tu parles d'irrespect « tu m'aimes comme tu m'as toujours aimé et c'est pour cela que je te considère comme une de mes plus grandes réussites ; tu es le druide et l'enfant parfait mais n'oublie pas que je suis ta mère, en privé tu as le droit d'oublier la déesse jamais tu me manqueras de respect en m'appelant maman tant que nous sommes tous les deux ; c'est le souhait que je te formule aujourd'hui Lucan »

Je t'écoute parler des tes craintes, je ressens ton manque de confiance de par la cruauté de ceux qui t'écoutent. Certains seront toujours obtus à ne pas entendre la bonne parole et tu t'évertues à tenter de les ramener sur le droit chemin telles des brebis égarées. Ton courage te précède Lucan tu te fais un nom sur les sentiers de l'Irlande et tu es le modèle que j'inspire à tous les druides « le courage t'habite mon fils, tu es fort bien plus que les autres ; je te nomme en modèle, en guide des autres druides. Tu n'es pas barde mais tu es auréolé d'une puissance sans pareille celle d'être mon fils ; sans le dire tu rayonnes de l'être, par tes paroles ta présence tu les guides, ne t'épuises pas à la tâche, laisses tes paroles faire leur chemin, prends conscience de ce que tu es Lucan tu es bien puissant ».

Et c'est pour cette raison que je te protège que je poursuivrai celui qui t'achèvera. J'espère que ce sera la mort elle-même qui viendra te chercher et comme un symbole comme mon rôle je te guiderai comme tous ceux qui meurent sur le champ de bataille. A ta demande je souris « je t'accompagnerai, je t'ouvrirai les portes que ton dernier soupir, ton dernier souffle, ton dernier regard le soit sur le Sidh, je réaliserai ta dernière volonté Lucan sois en certain, je te le promets ».

Alors qu'à mon tour je m'éloigne un peu de toi tu me fais une proposition fort alléchante ; ces mets sont bien futiles à côté de ceux que je peux déguster dans le palais mais ta ferveur à la chasse et à ta volonté de me garder vers toi suffisent à compléter le tableau pour m'inciter à honorer ta demande. Souriante je te réponds simplement «  je ne peux rien te refuser et les mets du palais sont bien accessoires à côté de ceux préparés par mon fils ».

Sans un mot je m'assieds face à toi te regardant, j'attends que tu serves ce que tu m'as annoncé.


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MessageSujet: Re: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Dim 17 Déc - 11:18

Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère

Morrigan & Lucán

Parler de ce lien, que l’on partage, est presque étrange. Je ne sais comment qualifier ce qui m’unit à toi. Au-delà du lien du sang, il y a ce que tu es et ce que je suis. La divinité et son adorateur. Mais aussi, la mère et son fils. Cette relation complexe, distendu, qui varie d’un moment à un autre. Face aux autres, je suis le Devin obéissant à la Déesse de la guerre. Dans le privé, je suis le fils aimant, qui cherche la tendresse maternelle. Je jongle au mieux avec ces deux aspects de notre lien. Et parfois, comme en ce moment, je mets trop en avant le respect dû à la Fey que tu es. Je le comprends quand tu m’imposes le silence avec douceur. Dans ce sanctuaire, nous sommes seuls. Et j’ai le droit de te voir avant tout comme celle qui m’a donné a vie. J’ai l’autorisation d’agir comme quand j’erre dans le Sidh, comme en étant ton fils.

J’ai un sourire tendre à tes paroles, et j’acquiesce de la tête. « Je crois que je le sais, Maman. », je réponds à voix basse sans détourner le regard. Tu es avant tout celle, qui m’a offert la vie. Et ce lien-là, rien ne pourra le briser. « Et je ferais en sorte de respecter ton souhait. », j’ajoute en bon fils. Je ferais toujours tout pour te plaire, pour que tu sois fière de moi. Et cela même si je ne suis qu’un simple Devin, loin de tes autres fils nés guerriers, capables de combattre en ton nom pour imposer ton culte et celui des autres Feys. Moi, je n’ai que mes visions, ma foi et mes mots. Mais cela semble suffisant en cet instant. Et c’est sûrement au nom de ce lien du sang, que j’ose avouer mes faiblesses et échecs. Oserais-je le dire à un autre dieu que je n’arrive point à convaincre ? Mais toi, tu es ma mère alors je sais que tu me conseilleras sans prendre ombrage de mon inaptitude à remplir ma mission.

Les mots coulent librement hors de ma bouche, mes doutes prennent forme dans l’air entre nous. Ce que j’évite de partager, de dire à voix haute de peur d’être jugé inapte à mon rôle de Devin, à toi je le confie avec l’innocence d’un enfant quémandant l’aide maternelle. Je relève la tête pour te regarder. Tu dis que je suis puissant, mais je me sens faible. Je ne suis pas l’exemple que tu décris en cet instant. Enfin je ne le ressens pas en mon être comme cela. « Crois-tu ? », je demande dans un souffle tremblant. « J’aimerais… tellement faire plus, être écouté et respecté. Je sais que mes prophéties peuvent sauver des vies… Alors pourquoi ne me croient-ils pas ? Pourquoi me voient-ils comme un oiseau de mauvaise augure, apportant le malheur. Je ne le crée pas, je ne fais que le voir et l’annoncer… Parfois, quand ils m’ont renié et qu’ils ont subi ma prophétie, quand je reviens, ils m’écoutent mais avec crainte. Dois-je être craint de tous ? » Est-ce là mon rôle ? Est-ce ainsi qu’on doit traiter un Druide, avec respect et crainte ? Je n’en sais rien. Je ne fais que te livrer mes pensées les plus secrètes.

Lentement, je souris. Je ne doute pas de ta fureur quand on tue un de tes enfants. Je sais mieux que personne de quoi tu es capable, noble guerrière du Sidh, déesse de la guerre. « J’aimerais surtout un jour, me retirer dans le Sidh et y demeurer avec toi. Je me sens à ma place au milieu des Feys. Si je dois mourir, je veux que ce soit dans le Sidh. » C’est un vœu presque enfantin. Mais aussi loin que je me souvienne, c’est toujours ainsi que j’ai désiré mourir. Il fut un temps où tu devais me chasser du Sidh pour que je revienne dans le monde des Mortels. « Crois-tu que je puisse encore m’y promener, comme autrefois ? » C’est une fuite, loin de la réalité de ma mission et des épreuves que je dois surmonter. Je le sais.

Et comme je sens que tu désires partir, je t’offre de partager mon repas bien simple, loin du faste du palais de Dadga. Quand tu acceptes, je souris simplement heureux de pouvoir te garder plus longtemps pour moi seul. « Crois-tu que je puisse faire un feu dans ton sanctuaire pour cuire la viande ? » Je questionne alors que j’ouvre ma besace pour en sortir notre maigre repas. « N’as-tu rien à me raconter… Une bataille dont je n’aurais point entendu parler ? », je demande alors que je commence à préparer notre repas.
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MessageSujet: Re: Rien n’est plus fort que l’amour d’une mère [Morrigan]   Sam 23 Déc - 1:13

Mère, déesse ou les deux ?  

toi mon fils me diras tu ?

Qu'est ce que je peux être bien là en ta présence. Je me rends compte lors de ces instants que je retrouve un semblant d'humanité, d'amour. J'entends quotidiennement les prières des guerriers, des druides,.... Mais cet amour qu'ils me portent n'est rien comparé au tien Lucan. C'est bien pour cette raison que je veux que tu m'appelles mère. Cette appellation fait vibrer cet organe qui bat depuis des années entre mes côtes.

Dans le même temps, je m'unis à des guerriers mortels pour les nommer héros et mon cœur se remplit de joie à chaque instant. Une autre situation tout aussi orgueilleuse est celle quand j'accompagne les guerriers vers la mort. Tel est mon devoir. Mais me retrouver en ta présence, à l'abri des regards de nos ennemis, va commencer à devenir indispensable à mon existence ici-bas. Concrètement je ne sais pas quel est la cause de cette faiblesse est-ce l'amour ? Le vrai ?

Toutefois tes paroles je les entends encore ressemblent à de l'obéissance. Jamais oh diable tu n'apprendras. Je souris et n'ajoute rien. Je dois apprendre à t'aimer, apprendre à être mère et je me rends compte que toi tu dois simplement apprendre à être mon fils. Adieu le rôle de déesse, adieu le rôle de druide quand nous sommes ensemble. J'aimerais tellement que tu l'entendes de cette manière, peut-être que le temps fera son affaire après tout non ; moi je m'en rends compte maintenant, à ton tour, je l'espère, tu ouvrira les yeux sur ce lien si unique qui nous lie.

Je maintiens le silence jusqu'à ton interrogation sur ta condition, le fait que tu ne sois pas écouté et je soupire « Lucan tu es si jeune encore ; tu as encore beaucoup de choses à apprendre. La seule chose que tu dois continuer à faire et de répandre tes paroles. Tu penses qu'ils ne t'entendent pas, qu'ils ne sont pas réceptifs mais dis toi bien que tes mots sont véhiculés par ces mêmes personnes ; que si ce n'est pas ton auditoire qui sera réceptif, ce sera les personnes à qui il contera tes paroles » je lui prends la main doucement « Ne me dis pas que personne n'est jamais venu te voir pour te demander, te questionner parce qu'on a parlé de toi, cela t'est forcément arrivé non ? » je suis subtile et je poursuis « Et si ce n'est pas le cas cela le sera dans un an, deux ans, dix ans car la bonne parole se transmet se véhicule et les suivants prendront ta suite, ton héritage ».

Je soupire avant de poursuivre dans ma litanie que j'assimile comme une leçon délivrée à mon propre fils « Je ne suis peut-être éternelle mais toi ce sont tes paroles et pour cela, le jour où tu rendras ton dernier souffle ce sera chez moi, ce Sidh que tu veux admirer une dernière fois, avec ta mère pleurant sur ton corps... là bas je peux pleurer, pas parmi les humains mais parmi les feys, les plus proches, je peux être une mère, une femme telle que je suis réellement » puis marquant un temps de silence « Et tu sais que tu n'as qu'un mot à me dire pour t'y promener, en partant tu peux m'y accompagner si tu veux ? ».

Je m'interromps en te regardant préparer ce petit repas et j'opine de la tête à ta question sur le feu « Tant que tu le maîtrises cela est possible Lucan ». Je souris plus largement « Tu ne sais donc pas tout ? Tu as eu vent de ces unions sur le champ de bataille ? Ces guerriers tailladés de toute part ? Sais-tu qu'un jour un de ces guerriers m'a dit qu'il a trouvé la foi et la volonté de se battre en croisant ton chemin ? » je souris plus largement « Cet homme était un valeureux guerrier et il était à la tête de l'armée.. je n'ai pas eu besoin de descendre parmi eux, il m'a prié et a remercié Lucan à la fin, Lucan comme celui qui lui a enseigné le dieu vers lequel il devait se tourner » riant « Ne me dis plus jamais que tu n'es pas utile en cas bas monde, même parmi les guerriers tu as des émules... ».

Je touche à la viande, croquant dedans « Délicieux, tu pourrais nous préparer des festins dans le palais ; je t'y convierai la prochaine fois tu veux bien ? »



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