AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 A song about the old gods and the new god (Aliénor & Éibhleann)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Éibhleann A'ceàrdach
guerrier

avatar

Talents cachés : uc.
Fonction : Mercenaire
Début de la légende : 30/07/2017
Parchemins : 126
Age : 25

MessageSujet: A song about the old gods and the new god (Aliénor & Éibhleann)   Mer 2 Aoû - 21:05

A song about the old gods and the new god

Aliénor Saint Just & Éibhleann A'ceàrdach

Humpf. Je tombe en grognant au sol, pieds et poings liés. J’ai été stupide et prétentieuse. Mon regard se porte vers mon assaillant et désormais mon geôlier, trop heureux d’avoir mis la main sur une « sauvageonne » de mon espèce.

A peine plus tôt dans la journée, lui et ses comparses ont croisé ma route.  Préférant oublier leurs invectives et leurs railleries quand à mon équipement abimé, j’ai voulu continuer ma route sans avoir à faire avec eux. Malheureusement pour moi, les choses ne s’en sont pas tenues là. Alors que je continuais ma route, l’un d’eux fit tourner la bride de son canasson pour revenir à ma hauteur.

C’est là que j’aperçu plus en détail, tandis qu’il me barrait la route, le barda sur le cheval blanc tacheté de gris : poches de différentes tailles et maculées de sang, armes parfois beaucoup trop bien ouvragées et enchâssées de pierres précieuses et autres indices ne mentant pas. Un brigand, et sa troupe de trois cavaliers, se rendant à la ville que je venais de quitter, probablement pour vendre leurs dernières découvertes.

- Où vas-tu, guerrière ? La route n’est pas sûr par-là, des bandits sévissent, parait-il. M’avait-il dit en se voulant l’air vaillant.

- J’dirais bien que les brigands sont partis pour la ville, pas toi ? Je répondis du tac-au-tac, enchainant même avant qu’il ne puisse reprendre, Tu pourrais au moins tout mettre dans la même bourse, qu’on voit plus le sang sur celles prises sur les morts. Son regard se baissa au niveau de sa hanche et son rire me mit mal à l’aise. C’est à ce moment que j’aurais dû comprendre que tout n’allait pas bien se passer.


- C’est qu’elle se prend pour une gamine intelligente, la petite. En effet plus agé que moi, le cavalier avait les tempes grisonnantes et un visage bourriné par une vie de débauche. Sa tenue était rapiécée par la pluie et le vent, la couleur délavée par les nuits en extérieur. D’instinct, je mis la main sur la garde de mon épée.

- Peut-être bien, je ne pourrais pas dire. Ce que je sais, c’est que je vais continuer, la route est encore longue et je n’ai pas envie de dormir dans la plaine. Mes yeux ne quittèrent pas ceux du forban, tout en écoutant le bruit des sabots derrière moi, signe que ses compagnons étaient venus voir, hilares et probablement ivres, ce qui prenait tant de temps. Mes traits se tirèrent et mes muscles se bandèrent, prêts à passer à l’acte d’un instant à l’autre.


- J’te le déconseille, l’amie, les bandits te verraient de loin. Conclut l’homme en riant, et d’un signe de tête annonçant à ses camarades que la discussion était désormais close et qu’ils reprenaient la route.

N’ajoutant pas un mot, je le regardais disparaitre dans un virage quelques mètres plus loin. Les entendant s’éloigner, ce fut naïvement que je cru le danger passé.

Ils m’attaquèrent à la tombée de la nuit, tandis que j’avais installé mon camp légèrement en recul de la route, dissimulée dans la végétation épaisse. Je dû m’assoupir sans le vouloir car ils me saisirent avant que je ne puisse les entendre s’approcher. Ils saccagèrent mes affaires, pillant mes maigres richesses et provisions et s’appropriant mon épée, une lame courte forgée spécialement à mon attention par feu mon père.

Ligotée et endolorie par le voyage sur la croupe du cheval d’une des canailles, c’est ainsi que j’atterris dans leur camp improvisée, une caverne humide et relativement profonde, boyaux rocheux s’enfonçant légèrement sous terre.  Je n’ai aucun doute sur ce qu’ils comptent faire de moi, de me vendre comme esclave à bien pire, je n’ai pas l’intention d’attendre pour le savoir.

Avant que je n’échaude le moindre plan cependant, je peux entendre l’agitation au camp et de nombreuses nouvelles voix se faire entendre. Je serre des dents, il ne manquait plus que ça, le quatuor de tout à l’heure n’était pas la compagnie au complet.  Arrivant à ma hauteur, je les vois qui dépose, avec la même délicatesse dont ils firent preuve avec moi, une autre personne, une autre femme.

Tandis qu’ils s’éloignent et commence à dîner, voir à festoyer, je me penche en avant, pour parler d’une voix basse à ma compagne d’infortune que je ne distingue pas dans la pénombre.

- Je ne sais pas toi, mais je n’ai pas l’intention de passer la nuit dans cette grotte humide.  

Je ne parle pas plus, de peur que l’on m’entende malgré les cris et les chants. Cherchant à tâtons une aspérité dans le sol, j’attends que la femme qui m’accompagne désormais dise quelque chose, n’importe quoi, et je prie les dieux qu’elle ne soit pas une paysanne qu’il faudra protéger.

© eire chronicles

_________________

Unbowed, unbent, unbroken.
L'histoireLes relations
code: @EIRE CHRONICLE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aliénor Saint Just
clerc

avatar

Fonction : Soeur-Guerrière
Début de la légende : 08/07/2017
Parchemins : 181

MessageSujet: Re: A song about the old gods and the new god (Aliénor & Éibhleann)   Ven 4 Aoû - 7:39

A song about the old gods and the new god

Aliénor Saint Just & Éibhleann A'ceàrdach

J ’ai fais preuve d’arrogance. Ce qui me vaut d’être saucissonnée comme un jambon dans un campement de forbans. On peut dire que je n’ai pas gagné ma journée et, en cet instant, je regrette d’avoir repoussé Bastien qui voulait m’accompagner en patrouille. Il faut croire que rien ne me sert de leçon, mais j’avais eu besoin d’être seule. Cela m’arrivait assez régulièrement pour que cela n’étonne personne au monastère. Mais j’avais fait une erreur et m’étais bien trop éloignée, perdue dans mes songes, je n’ai pas eu le temps de fuir et encore moins celui de me préparer à guerroyer, de plus j’étais encore affaiblie par ma blessure au flanc.

Ma tête m’élance douloureusement et je sens une bosse de la taille d’un œuf pousser sur ma tempe. Ils n’y sont pas allés de main morte dans tous les cas. Je ne comprenais pas vraiment les raisons de cette attaque, mes seules richesses étaient mon cheval et ma lance. Le reste n’était que don de l’église. Je ne possédais rien d’autre, mais d’après ce que j’avais entendue, c’était peut-être plus l’idée de mater du chrétien qui me valait d’être jetée à terre aussi ficelée d’un rôti. Je secouai la tête, faisant pulser la douleur sur ma tempe, dans l’espoir de m’éclaircir les idées. Personne ne s’inquiéterait de mon absence avant l’aube, avec les mâtines. Je devais donc me débrouiller seule. Ou pas.

Je m’immobilisais lorsqu’une voix étouffée retentie à côté de moi. La pénombre me gênait et je n’y voyais pas grand-chose, mais, bien que basse, je reconnue le timbre d’une femme. Par Dieu ! Combien de femmes avaient ils enlevées ainsi ?! Au prix de quelques contorsions, je réussis à m’assoir. J’ouvrais déjà la bouche, le nom de ma lance sur la langue avant de m’interrompre. Non, je ne savais où ils l’avaient déposée et risquer d’attirer l’attention avec une lance faerique n’était sans doute pas une très bonne idée.

J’inspirais silencieusement et profondément. Je n’étais pas un pleutre qui hurlait hystérique au moindre petit bobo, mais je devais bien avouer que la situation présente n’était pas brillante du tout. Il me fallait réfléchir. Et prier aussi pour que Dieu me vienne en aide. «Oui c’est une bonne idée, il ne reste qu’à trouver le moyen. » répondis je presque dans un murmure. Si la voix inconnue m’avait surprise, j’avais vite saisit qu’elle n’était pas franchement hostile. J’étais de nature méfiante, mais en l’occurrence, quelque peu rassurée de ne pas être totalement seule. A moins que ce ne soit un piège, mais j’en doutais, la masse sombre qui me faisait face semblant aussi entortillée que moi dans la corde. « J’ai pour habitude d’avoir une dague dissimulée dans mes chausses, mais je ne sais pas s’ils l’ont trouvée et je ne peux atteindre mes pieds. » indiquais je avec une voix presque trop calme pour la situation mais chuchotant. « Si tu peux l’atteindre on pourra au moins se défaire de ses liens. » Mes poignets, noués dans mon dos, me faisait souffrir mais ce n’était rien face a la colère froide qui m’animait. Contre moi et cette bande de sauvages qui ne perdait rien pour attendre. J’appliquerai la loi du Talion et les soumettrait au jugement de Dieu dès que j’en aurais l’occasion.
© eire chronicles
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Éibhleann A'ceàrdach
guerrier

avatar

Talents cachés : uc.
Fonction : Mercenaire
Début de la légende : 30/07/2017
Parchemins : 126
Age : 25

MessageSujet: Re: A song about the old gods and the new god (Aliénor & Éibhleann)   Mer 16 Aoû - 20:49

A song about the old gods and the new god

Aliénor Saint Just & Éibhleann A'ceàrdach

L’heure à la fête de mes ravisseurs est une aubaine, comme si quelque dieux se portait garant que l’aventure de la seconde prisonnière et de moi-même ne se termine pas ce soir. J’entends à peine la voix qui me répond et qui acquiesce. Nous dormirons toutes deux dans nos chaumières ce soir, où qu’elles se trouvent.

Le fumé des viandes qui grillent emplit l’air me rappelle avec dureté que je n’ai rien avalé depuis un long moment maintenant et la corde enserre et râpe la peau de mes poignets et de mes chevilles, augmentant la fatigue et la faim qui m’assaillent soudainement.  La voix continue sur la même intonation que précédemment, avec un calme qui me laisse perplexe quant aux capacités de la damoiselle. Une dague dans la chausse et cette rudesse dans le ton malgré une voix jeune. Les faibles éclats de lumière ne me permettent pas de placer un visage, mais moi qui craignait de devoir composer avec une jeunette éprouvée et terrifiée, me voilà rassurée.

- J’le fais.

Doucement, je glisse sur le côté, en évitant de faire des mouvements brusques qui pourraient trahir mes gesticulations. Également pour éviter une tension inutile dans mes membres, déjà endolories par la position excentrique de mon corps. Rampant sur le côté, j’avance jusqu’à sentir le corps de la prisonnière contre mon épaule et le haut de ma tête, malgré la tignasse hirsute qui me sert de chevelure.  

Bien que peu rassurée par la manœuvre et par le fait de tourner le dos à une inconnue dans l’obscurité, je tente de me redresser, tout en grognant. Mon estomac lâche contre mon gré des borborygmes, je me recroqueville pour les faire taire. Je ressens les courbatures du voyage que je fis sur le dos du destrier de mes ravisseurs, qui élance à chaque mouvement un peu plus mes muscles.

Mes mains tâtonnent la pointe de la botte et remontent jusqu’à sentir le froid de la dague. Dans l’obscurité, personne ne voit le sourire qui vient élargir mon visage. Ces bandits ne perdent rien pour attendre et j’ai bien l’intention de leur faire comprendre l’erreur qui fut la leur quand ils s’en prirent à moi. Ils pourraient être les hérauts d’un roi que cela ne changerait rien.

- J’ai.

Je tire la dague de son étui et m’écarte de la propriétaire de l’arme. Aussitôt, je fais danser la dagasse pour qu’elle se retrouve en bonne position et commence à scier la corde comme je le peux. Accaparée par cette tâche, je ne fais pas attention  aux exclamations et aux rires qui viennent de l’entrée de la grotte, qui se font de plus en plus forts.

J’ai envie de parler au second otage, d’occuper mon esprit à autre chose qu’à sentir les douleurs qui fusent de part en part à travers mon corps à cause du mouvement anormal que je lui demande. Sous quelle bannière voyageait-elle, est-elle une marchande ? Une noble ? N’importe quoi qui pourrait faire dévier mon esprit de la douleur.

Je me contente donc de passer, puis repasser, encore et encore la lame contre le cordage tout en priant mes dieux de me laisser suffisamment de temps pour que mes liens se délit avant qu’un des bandits n’ait l’idée de venir voir les prisonnières.


© eire chronicles

_________________

Unbowed, unbent, unbroken.
L'histoireLes relations
code: @EIRE CHRONICLE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aliénor Saint Just
clerc

avatar

Fonction : Soeur-Guerrière
Début de la légende : 08/07/2017
Parchemins : 181

MessageSujet: Re: A song about the old gods and the new god (Aliénor & Éibhleann)   Mer 13 Sep - 16:04

A song about the old gods and the new god

Aliénor Saint Just & Éibhleann A'ceàrdach

C'était un pari dangereux. Que de faire confiance a cette femme. Mais en même temps, j'avais pour habitude d'écouter mon instinct et celui ci me disait qu'elle était dans la même barque que moi. Qu'importe ces actes, passés ou futurs, ils n'y avaient que nous dans cette grotte et une bande de malfrats a l'extérieur. Le choix n'était pas. Je me tortillai un peu pour lui faciliter l'accès a mes chevilles tout en gardant une oreille tendue vers l'extérieur. Je n'aimais pas me sentir aussi vulnérable. Je sentis les doigts de la femme parcourir mes chausses, se glisser sous les cordes. La lame de mon poignard m'entailla légèrement la cheville mais je n'en avais cure. L'important était que la liberté se profilait devant nous. Du moins je l'espérais. Oserait-elle me trahir ? Rien n'était impossible. Mais je préférais m'en remettre a Dieu. Si il l'avait placée sur mon chemin alors c'est que nous devions nous croiser. Pour le meilleur je l'espérais. « Parfait. Hâte toi. » Soufflais je en tournant les yeux vers l'unique sortie. Par Dieu ! Je ne voulais pas paraître ingrate, mais il devenait urgent que nous soyons libérées. Sans cela, nous ne pourrions nous défendre.

Mon corps entier se tend lorsque je les entends approcher. Je ne me rendrais pas sans combattre, cela est certain, mais dans la pénombre, je peine a discerner la scène. Cela me dessert. J'entends le frottement de la lame contre la corde, je sais qu'elle œuvre pour se libérer. Mais en aura-t-elle le temps ? Je me mord la lèvre, si fort que j'en saigne. Je dois détourner leur attention de ma comparse.  Finalement, je roule sur le côté. « QUI ETES VOUS !? QUE ME VOULEZ VOUS !? PARLEZ AU NOM DU SEIGNEUR ! » Je m'apprête a passer un mauvais quart d'heure, mais cela m'importe peu. Je suis entraînée depuis la naissance, je supporte très bien la douleur et la souffrance. Ce que je crains est sans doute le viol, le vol brutal de ma pureté dédiée au Seigneur. Effectivement, j'attire rire gras et moqueurs. Je serre les dents lorsqu'une semelle me fait rouler brutalement. Très bien. Je continue sciemment le mouvement pour les éloigner de ma comparse. Je protège mon flanc. « Et bien quoi la chrétienne ? Pourquoi t'appelle pas ton dieu hein ? Allez ! Fais nous une p'tite prière, vas y j'attends la foudre ! »
Je serre les dents. Entendre ces barbares insulter l'Unique m’insupporte, mais je n'ai guère le choix. Je reçois un crachat en pleine figure. Il faut que je les occupe, quoiqu'il m'en coûte. Comme cela, la guerrière aura le temps de se défaire de ses liens et d'attaquer par surprise. C'est notre seule chance. Ils ne sont pas tous là, sans doute que certain nous attende dehors. « L'enfer vous attend ! Vous serez maudit ! » Mais pas par Dieu non, par moi. J'appliquerais la Loi du Talion.
© eire chronicles
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
A song about the old gods and the new god (Aliénor & Éibhleann)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 04. Love you like a love song, baby...
» Love is a song of hope... [PV Eclair Sournois ]
» This is River Song, back in her cell. Oh, and I'll take breakfast at the usual time. Thank you!
» ISLEY + you're the one song left in my symphony, like you were made for me
» Something good comes with the bad A song's never just sad [Chavace]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lebor Gabála Érenn ::  :: Les Plaines-
Sauter vers: