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 Une balade Irlandaise

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Leif
géant de la mer

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Début de la légende : 16/09/2017
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MessageSujet: Une balade Irlandaise   Mar 19 Sep - 14:21

 Une Balade Irlandaise Have you ever found yourself in a situation with no earthly explanation ? Dearbhail / Leif

L'automne en Irlande était un spectacle magnifique, notamment au coeur de celle-ci. Non loin de Galway, entre colline et océan, se tenait une autre mer, mais celle-ci faites de racines et de branches, dont la saison avait donner un plateau de couleurs oscillant entre rouge, jaune et encore, à quelques endroits, du vert qui refusait de s'abandonner à sa mort prochaine. Mais malgré l'agonie du feuillage qui annoncé l'approche de l'hiver, celle-ci n'était pas dénué de vie, au contraire, elle en grouillait. Du chant des oiseaux aux courses folles des rongeurs pour échapper à leurs prédateurs, à chaque recoin, on pouvait entendre la vie s'épanouir, mais aussi, s'achever. Car entre toutes ses douces mélodies, un tintement plus belliqueux se faisait entendre, celui du fer qui s'entre choc avec fracas.

On confins de la forêt, à quelques mètres de la frontière avec la plage, c'était un champ de bataille qui se couvait sous les branchages. Un tapis de cadavre jonchait le sol, mais cela n'était pas encore terminé, car le fracas des armes n'avaient de cesses de retentir encore et encore. C'est au centre de ce cimetière sylvestre que se tenait un homme à l'allure de géant, une côte de maille enfilé sur ses épaules, de long cheveux d'un noir de jais, tout aussi profond que les iris qui habitaient dans ses orbites, consumer par une rage évidente, le souffle court, la sueur noyant sa barbe, offrant un mélange avec son sang, mais malgré tout, il restait une menace, épée en main, fixant droit dans les yeux son adversaire qui n'était autre que Leif, qui malgré le fait qu'il soit plus petit que l'autre du haut de ses un mètre quatre vingt douze, semblait se complaire dans cette lutte pour la survie.

Pourtant, il ne voyait plus que d'un œil, l'autre étant totalement recouvert de sang dû à sa plaie sur son front, il n'arrivant pas à arrêter de sourire, sa salive prenant ce gout cuivré de son élixir carmin. Mais malgré ce plaisir à jouer avec la mort, il fallait en finir, car ses muscles hurlaient de fatigue tandis que sa tunique de cuir lui collé à la peau, donnant une sensation d'étouffement, pourtant, il ne se sentait jamais aussi vivant que lors d'un combat, notamment que lors de celui-ci, il pouvait entendre rugir les vagues au loin, tel des encouragements, un appel à la lutte pour une chose qui le dépassait.

Alors que celui-ci était perdu dans ses pensées, son adversaire se lança dans une charge brusque que Leif eu du mal à esquiver, dû à la fatigue mais aussi à son environnement, marchant sur les corps d'ennemis ou d'alliés, ne pouvant réellement le savoir avec sa vue trouble et tout ce sang. La lutte repris de plus belle, elle était animal, vorace et brutale, mais elle arriva tout de même à sa conclusion. Leif lança sa tête contre celle de son adversaire, venant écraser son front contre son nez, faisant alors reculer celui-ci, lui faisant perdre ainsi l'équilibre, il ne lui en fallait pas plus pour se jeter sur sa proie, tel un fauve pour s'acharner, levant son épée en l'air, il vint l'enfoncer dans le thorax, fendant la côte de maille de ce dernier, et déchirant la chair. Un hurlement plaintif s'échappa de celui-ci, avant de se transformer en râle d'agonie. C'était terminé, le Fomoire arguait alors un sourire fier, il l'avait remporté, assis sur le ventre de son dernier trophée, les deux mains fermement accrochaient à la garde de son épée, il pouvait enfin reprendre son souffle.

Quand tout à coup, dans un baroud d'honneur, sa proie vient lui enfoncer une dague dans le flanc, bafouant des paroles, étouffé par le sang dans sa gorge, pourtant, son regard pouvait l'exprimer pour lui, toute cette colère et cette haine, de celui qui a été défait. La douleur vint immédiatement déchiré le corps de Leif, prenant possession de lui, mais il se refusa toute faiblesse, poussant un simple râle de douleur, il vint retirer la dague pour venir l'enfoncer dans l’œil droit de ce maudit enfoiré, qui après quelques sursauts, acheva sa vie dans un soupir, rejoignant alors ses camarades déjà inertes.

Difficilement, le Fomoire se redressa, posant un pied sur le corps de sa victime, il vint retirer sa lame pour la glisser dans son fourreau et refit quelques pas, marchant lentement vers la plage, une main appuyant sur sa plaie sur son flanc, qui ne s'arrêtait de laisser échapper le fluide vital. Sa force l'abandonnait au fur et à mesure, chaque pas devenant alors plus difficile jusqu'à l'obliger à s'arrêter dans une grimace, il vint s'appuyer contre un arbre, à une trentaine de mètres de la plage, avant de se laisser tomber le long de celui-ci. Une journée de guerre, une de plus. Ses iris se perdaient face à l'immensité de l'Océan, admirant sa beauté, reflétant celle-ci sur le teint grisâtre du ciel Irlandais. Leif O'Connor avait remporté cette bataille.

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Dearbháil Kerr Lovat
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MessageSujet: Re: Une balade Irlandaise   Lun 25 Sep - 16:36

Dearbháil & Leif
Balade irlandaise




Devant-elle, les cavalcades venaient lascivement lécher le sable de la plage. Sans lui laisser ne serait-ce qu'un instant de répit, ces dernières allaient et venaient continuellement tout en embarquant un peu plus de grains à chaque passage. Assise à l'orée de la forêt, elle attendait que Amargein daigne à nouveau montrer le bout de son nez. Ce dernier s'était enfoncé dans les bois sans escorte, à croire que les cris de guerre entendus au loin ne lui procurait aucune crainte. Pendant ce temps, elle admirait le littoral tout en jouant distraitement avec les floches ornant sa capeline, et ce du bout des doigts.

La jeune femme n'appréciait pas vraiment trainer dans les environs de Galway. Nonobstant l'apaisement causé par le proximité de la forêt, elle n'était pas sans savoir que certains guerriers ne rechignaient guère sur quelques combats de fortune et provoqués pour des raisons parfois saugrenues ; pouvoir, territoires, rixes d'ivrognes, la ville portuaire en regorgeait. Au fond, elle savait que ces affirmations n'étaient pas les seules et que malgré la présence d'énergumènes dans ce genre, certains commerçants souhaitaient simplement vendre leurs produits sans encombre. Lors de leur arrivée sur les quais, son mentor avait d'ores et déjà commencé son marchandage, peu enclin à l'idée de payer une fortune pour l'un ou l'autre bien susceptible de l'intéresser. Il faut dire qu'il a toujours été un peu radin. Une conversation endiablée entre Amar' et son interlocuteur ; rires et autres noms d'oiseaux ayant rendu les négociations bien plus amusantes à observer. Cette fois, nulle discussion dans l'espoir de baisser le prix de quelques pièces mais bien une attente ennuyeuse en compagnie de son amie solitude ;

« Tu es long Amargein... » Elle parlait bel et bien toute seule. « Attends bien sagement ici, je vais revenir vite » ajouta-t-elle en imitant le ton parfois nonchalant du barde. « Revois ta notion de vite par tous les dieux ! » Une fois de plus, le silence cherchait à retrouver ses droits au détriment de l'habituelle mélodie que jouait mère nature. Lasse, ses épaules s'affaissaient tandis que les bouts de ses doigts continuaient leur petit jeu avec les fioritures de son vêtement.

Les secondes s'écoulaient et la druidesse finit par entendre un bruissement de feuillages en plus de quelques branchages cédant visiblement sous le poids d'un passant. « Enfin ! » dit-elle sans attendre et sans savoir de qui il s'agissait. De toute façon, ça ne pouvait être qu'une seule personne et elle n'avait guère l'envie de se retenir sur les remarques au sujet de sa longue absence ; « Tu en as mis du temps bougre d'âne ! J'espère au moins que ça valait le coup de me faire attendre si longtemps. » Le barde était la seule personne à qui Dearbh' s'adressait de la sorte. Son ton de voix avait beau être moqueur et un poil amer, ça ne diminuait en rien l'affection qu'elle portait à son égard en plus du respect qu'un élève se doit d'avoir envers son maître. Au même moment, elle se redressait pour pouvoir faire face à l'homme venu briser la spirale d'ennui dans laquelle elle était perdue depuis bien des heures. Néanmoins, c'est avec une stupéfaction certaine qu'elle remarqua que la personne à qui elle s'adressait depuis le début n'était pas Amar' mais bien un inconnu donc le faciès était recouvert d'une couche de sang séché. Situation peu rassurante qui lui arracha d'ailleurs un léger mouvement de recul. La main posée sur son buste, elle laissait ses prunelles toiser l'intrus de haut en bas avant de s'arrêter instinctivement sur la couche carmine et encore liquide qui recouvrait le cuir tressé de son plastron. Tiraillée entre la crainte et le besoin maladif de vouloir l'aider, la druidesse restait sur place sans oser prononcer quelconque parole car après tout, sa blessure et le sang sur son visage n'étaient en rien synonyme de bienvenue.

Finalement, après un léger déglutit, la jeune femme leva la main en direction de l'homme dans l'espoir de lui montrer qu'elle ne lui voulait aucun mal ; « Je peux vous aider ... je ... je suis une guérisseuse ». Guérisseuse et non devin, encore un terme sur lequel elle aimait jouer pour ne pas que son entourage puisse avoir vent de ses pratiques magiques. Certains les craignaient tandis que d'autres souhaitaient en profiter à mauvais escient. « Mon ami va revenir » ajouta-t-elle dans l'espoir de se dérober à cette malencontreuse situation. Il fallait bien le dissuader de tenter quelconque acte regrettable car elle n'était tout bonnement pas armée. Si le guérrier souhaitait lui faire la peau, il n'aurait probablement aucun mal à y arriver.

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Leif
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MessageSujet: Re: Une balade Irlandaise   Sam 30 Sep - 17:46

 Une Balade Irlandaise Have you ever found yourself in a situation with no earthly explanation ? Dearbhail / Leif

Malgré le gout cuivré du sang qui imprégnait sa salive, l'air iodée qui gonflait ses poumons lui était une véritable bénédiction, ce silence après la bataille, malgré cette blessure qui refusait de se soigner, la beauté du paysage lui demandait toute sa concentration, cela faisait pourtant plus de six siècles que le Fomoire voyait ces plages avec cette herbe verte plus loin, ces rochers escarpées ainsi que ce ciel grisâtre, il ne manquait plus que la pluie et on avait un temps irlandais, mais même après tout ces années, il ne pouvait pas s'empêcher d'admirer cela. Cette île était elle même une goutte de magie pure.

Mais ses pensées furent brisées par la venue d'une nouvelle personne, tandis que les corps jonchaient le sol, le sang imbibait la terre, une jeune femme rousse, qui n'avait l'air de n'avoir strictement rien à faire là se dévoiler. Était-ce un mirage ? Elle l'observait comme si c'était elle qui était en détresse. Bon, il est vrai qu'on ne voit pas tout les jours un fomoire, même assis à moitié affalé, il restait grand, un mètre quatre vingt douze n'est pas facile à cacher, surtout dans une petite île comme l'Irlande. Elle leva les mains, pensait elle qu'il allait la détrousser vu son état ?

« Je peux vous aider ... je ... je suis une guérisseuse »

Leif fut surpris, finalement, non seulement elle n'avait pas tant peur de lui et de ce qu'il pourrait faire, mais outre cela, elle venait à son secours, savait elle au moins sur qui elle venait de tomber ? L'homme ne put répondre que par un simple grognement de douleur, sa main pressant sur la plaie qui ne cessait de déverser son liquide vital, le rendant à la mère nature. Une guérisseuse, voilà une chose qu'il n'avait pas habitude de croiser, encore moins sur un champ de bataille, mais le plus étrange pour lui, c'est que malgré la distance raisonnable qu'elle semblait vouloir garder, elle paraissait réellement inquiète de son état. C'était une chose peu commune pour un Fomoire de voir cela, surtout quand cela venait d'une inconnue. Si au départ il s'était méfié d'elle, au vu de son corps frêle, il était évident que cette personne aurait trouvé un autre moyen que de venir face à lui pour commettre un quelconque acte à son encontre, c'est alors que Leif prit la parole, d'une voix érailler et brisé malgré le désir d'y mettre de la force :

"M'aider ? Voilà une idée... Plutôt f..."

L'irlandais coupa sa phrase, une pointe de douleur l'assaillait alors qu'il cherchait à redresser son torse pour faire bonne impression. Il faut dire que parfois, la fierté à un prix. Il fini alors par abandonner l'idée :

"...Finalement, c'est peut-être une bonne idée..."

Il tournait la tête pour venir cracher plus loin un mélange de salive et de sang, c'était une chose peu reluisante mais pour le coup, Leif commençait en avoir marre d'avoir ce gout constamment en bouche. Il revint pourtant très vite à elle. Finalement, cette satané île d'Irlande avait peut-être encore besoin de lui pour lui faire croiser la route de cette guérisseuse. Il se perdait sur sa chevelure rousse, son visage lui paraissait si innocent, cela ne devait pas être le cas, sans doute, comme beaucoup dans le coin, certes. Pourtant, à la voir, elle lui rappelait ses années à Toraigh, sa mère et sa sœur ramassant les coquillages sur les rochers balayaient par les écumes.

La douleur le ramena une nouvelle fois à la réalité, laissant cette fois-ci échapper une grimace, il posait son regard sur sa blessure  avant de revenir à elle, lui faisant un léger signe en écartant sa main de sa blessure pour la laisser voir celle-ci, l'invitant à s'approcher dans une demande silencieuse :

« Mon ami va revenir »

Leif haussa un sourcil, quoi ? Un autre allait venir ? Si elle, elle ne savait pas ce que lui était, peut-être que l'autre si, et ça, ce n'était pas forcement une bonne nouvelle vu son état. Depuis le temps, les fomoires avaient acquis une réputation des plus cruelles et sanguinaires sur l'Archipel celte. Il n'était pas rare de croiser des personnes en manque d'aventure se croyant pousser des ailes pour venir affronter les géants des mers, notamment depuis la venu de cette religion monothéiste qui semble agacer bien des gens, dont une bonne partie de la population magique. A croire qu'il n'y avait pas assez de problème sur l'île, c'est que l'ont commence à y être à l'étroit. Il reprit d'une voix plus calme, ne cherchant pas à se montrer hostile, malgré la terre et le sang sur ses mains et son visage :

"Un ami ?...Quel ami ?... Car les guérisseuses ont des amis ? Je vous pensais  l'écart des villages à subir la solitude...Les préjugés ont la vie dure...Dit moi, guérisseuse. Que viens tu faire dans cette forêt ?"


Une note d'humour, voilà la seule idée que Leif eu pour tenter de se montrer moins menaçant envers la jeune femme, ne voulant pas l'effrayer, du moins pour le moment, car sa plaie se vidait toujours et avec elle, sa vie. Six siècles d'existences, de combats et d'aventures, pour finalement remettre celle-ci entre les mains d'une enfant proche de la personnification de l'âme de ce caillou qu'on nommait Irlande.  



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MessageSujet: Re: Une balade Irlandaise   Mar 31 Oct - 17:49

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Un ami ? Quel ami ? Car les guérisseuses ont des amis ? Je vous pensais  l'écart des villages à subir la solitude... les préjugés ont la vie dure. Dis moi, guérisseuse, que viens tu faire dans cette forêt ?

L'amitié était une notion que la jeune femme semblait ignorer. Depuis toujours, sa seule compagnie était celle de son mentor qui, malgré son âge avancé, s'était entièrement occupé de son éducation. En dehors de ça, les nombreuses personnes qu'elle croisait quotidiennement n'étaient autres que des clients voire de simples passants auxquels elle ne prenait même pas la peine d'adresser la parole. Après tout, rares étaient les badauds avec lesquels elle appréciait engager la conversation. Cependant, Amargein pouvait-il être réduit au statut d'ami ? Évidemment que non, ce bougre était bien plus à ses yeux.

- Et vous alors ?

Lui dit-elle sur un ton qui exprimait une neutralité presque surprenante. Nonobstant la situation dans laquelle la druidesse se trouvait, ce n'était pas la première fois qu'elle voyait un homme saigner de la sorte. Sans s'approcher davantage, elle continuait d'observer l'abondance carmine qui s'écoulait sur les doigts de son interlocuteur tandis qu'elle recommençait à maltraiter distraitement une des floches qui pendaient à sa capeline : « Avez-vous des amis, guerrier ? » un petit sourire vint finalement se dessiner sur son menu faciès et l'effrontée ajouta : « Je rôde et j'attends désespérément qu'un blessé sorte de ces bois. Ne sait-on jamais qu'il soit assez crédule pour que je puisse l'approcher et finalement l'achever. Il est plus facile de prendre la bourse d'un homme qui ne peut plus se défendre.» Aussi sérieuse pouvait-elle paraitre, aucune arme ne semblait accrochée à sa ceinture. Du bluff ? Ou peut-être était-ce une tentative désespérée de lui rendre la pareille, une petite touche d'humour de très mauvais goût. Après quelques petites secondes, elle finit par balayer le sujet d'un vague revers de dextre : « Je suis venue avec mon ami. Nous cherchons certaines plantes qui poussent dans les parages, en orée de forêt. »

Finalement, la demoiselle franchit les derniers mètres qui la séparait encore du blessé. Quoi qu'il pût bien imaginer après ses précédents mots, elle prit soin de redresser un peu les pans de sa robe pour ne pas se laisser ralentir par la flore environnante et envahissante : « Asseyez-vous contre le tronc. Laissez-moi voir l'état de votre plaie. » Une fois les derniers obstacles surmontés, elle déposa sa besace au sol tout en approchant ses mains du plastron en cuir qui recouvrait encore le torse du fomoire. Temps qu'il ne montrait aucune soudaine vague de brutalité, Dearbhàil n'avait nulle crainte à avoir. « En tout cas, une chose est sûre ... votre adversaire ne vous à pas raté. »

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Leif
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MessageSujet: Re: Une balade Irlandaise   Mar 21 Nov - 13:48

 Une Balade Irlandaise Have you ever found yourself in a situation with no earthly explanation ? Dearbhail / Leif

"Et vous alors ? "

Était elle vraiment entrain de poser cette question ? Cela ne se voyait il pas ce qu'il venait faire ici, dans cette forêt où il y a encore peu, le fer s'entrechoquait. Non, elle s'amusait avec lui, enfin, elle cherchait sans doute à lui montrer qu'elle avait du répondant, pourquoi pas après tout. Mais d'ailleurs, pourquoi était il ici ? Les iris du géant se tournèrent lentement vers les corps qui recouvraient à présent le sol. Tous étaient morts, mais la raison, la première, celle qui avait fait débuté ce carnage, qu'elle était-ce déjà ? Leif avait beau réfléchir, il ne s'en souvenait plus, son esprit était troublé par la fatigue et les blessures, il y réfléchirait sans doute plus tard. Du moins, si il s'en sortait. A cette idée, il revint alors à sa blessure dont sa main cherchait encore à retenir, il était vrai qu'avec ça, même si il guérissait vite, il n'allait pas tenir la nuit si il ne s'en occupait pas. D'un geste, il chercha à se relever, mais la douleur le clouait au sol. C'était donc ça un Fomoire ?! Un simple mortel qui ne pouvait supporter quelques misérables blessures ?!
D'un grognement, ayant lui même touché à sa propre fierté, il vint poser sa senestre contre l'écorce de l'arbre derrière lui pour se soutenir et ainsi se relever, la mâchoire crispée. Mais pendant son acte, une voix refit surface :

« Avez-vous des amis, guerrier ? » très vite rejointe par une suite, « Je rôde et j'attends désespérément qu'un blessé sorte de ces bois. Ne sait-on jamais qu'il soit assez crédule pour que je puisse l'approcher et finalement l'achever. Il est plus facile de prendre la bourse d'un homme qui ne peut plus se défendre.»

Il ne put s'empêcher de retenir un léger rire qui eu pour don de lui rappeler ses blessures, mais cela ne faisait rien. C'est qu'elle avait de l'humour la petite druidesse. Il s'attendait à une femme apathique ou alors si pure qu'elle en deviendrait fade, comme tout les druides qu'il eu le malheur de croiser sa route et finalement, voilà un petit bout de femme qui ne fuyait pas, au contraire, elle cherchait à prendre la température pour jauger le géant. C'était surprenant pour le coup, il devait bien lui concéder cela, lui qui était habitué que ce peuple s'enfuit à sa venue. Voilà qu'une de ses créatures hypocrites cherchaient à faire l'inverse de ces compatriotes. Sa main toujours sur le tronc, soutenant son corps engourdit, il posait enfin son regard sur la jeune femme, un sourire arrogant sur ses lèvres gercées, il prit enfin la parole :

"Mes amis sont tous autour de nous, druidesse. Ne les vois tu pas ?"
Il retint un ricanement entre ses lèvres, avant de chercher à se redresser, étirant toute sa longueur, sa dextre toujours appuyait contre son flanc. "Je ne savais pas les druides charognard, mais ça expliquerait pas mal de chose..."

Malgré la dureté de ses propos ainsi que de cette voix rocailleuse et ébréchée, on pouvait sentir cette note d'humour particulier du Fomoire, au même titre qu'il fut surpris de voir la petite rousse s'approchait de lui ainsi et encore plus quand celle-ci se mit à lui donner des ordres. Elle venait vraiment de lui donner un ordre là ? Oui, vraiment. Pour le coup surpris, Leif se fit docile et vint alors s'assoir à nouveau, reposant son dos contre le tronc, reprenant son souffle dû à la chute. Une druidesse qui venait de lui donner un ordre, en six siècles il n'avait jamais encore vu ça. C'était à la fois révoltant, drôle et déconcertant. Il aurait pu lui arracher la langue pour une chose pareil. Mais pour cette fois, il la laisserait vivre. Après tout, ce n'était pas souvent qu'il tombait sur une druidesse aussi exubérante, elle l'amusait.

« En tout cas, une chose est sûre ... votre adversaire ne vous à pas raté. »


Il l'avait laissé s'approcher, même au delà de ça, il l'avait laissé regarder sa blessure, ou alors avait elle prit elle-même cette décision, il ne savait plus vraiment, son esprit n'était pas clair. Par contre, la douleur qu'il ressentait, elle était bien présente. Mais il ne pouvait pas la dévoiler, pas ainsi. Le fomoire serrait sa mâchoire, relevant la tête vers le ciel, ce ciel Irlandais si particulier, qu'il aimait ces couleurs et cette odeur d'herbe mouillées. Ses bras s'allongèrent de tout leur long en continuité de son corps, enfin, il se reposait, il ne devait pas faire attention à autre chose, mais pour rassurer la jeune femme, ou alors était-ce toujours son humour si peu délicat, qu'il vint à laisser échapper entre ses lèvres :

"Ne t'inquiète pas pour lui...Je ne l'ai pas raté non plus..."

Il ne put s'empêcher de s'autoriser un sourire satisfait sur ses lèvres. Il avait gagné, et c'était tout ce qui comptait. Puis après une poignée de seconde, il revint à la jeune femme, l'avisant un instant avant de regarder son gambison retiré pour dévoiler une partie de son torse, marquait par des siècles de guerres et de luttes. Tout ce sang qu'il perdait, il était incapable de faire quoi que ce soit seul pour le moment, cette vérité lui fit l'effet d'un coup de fouet sur sa fierté, mais il retint un juron. Ainsi donc, sa vie était entre les mains d'une druidesse.Quelle ironie.

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