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 Il est des amitiés, qui naissent du hasard [Eolh]

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Lucán
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MessageSujet: Il est des amitiés, qui naissent du hasard [Eolh]   Sam 30 Sep - 14:54

Il est des amitiés, qui naissent du hasard

Eolh & Lucán

Le silence règne en ces lieux. Seul le bruit du vent et le chant des oiseaux le perturbe. Je suis loin du premier village, à une bonne journée de marche pour être honnête et si mes estimations sont correctes. Mais cela ne m’effraie pas. Je peux faire des jours d’errance sans rencontrer âme qui vive, autre que des animaux, sans que cela ne me perturbe. Je me complais dans ce calme apparent, dans ce sanctuaire grandiose qu’est la nature. Car ici tout respire le glamour, tout rappelle le lien aux divinités. Pourtant, il existe de vrais sanctuaires, des lieux sacrés où la porte entre le monde invisible et celui-ci sont entrouvertes. On peut y sentir la présence de la magie, du divin et entrapercevoir le monde des Feys.

Parlant de sanctuaire, mes pas m’ont mené jusqu’à un de ces lieux sacrés. Je compte bien m’y arrêter, faire une offrande aux dieux et les prier. Je me trouve toujours apaisé et ressourcé en ces lieux, comme si l’autre monde, qui filtre là, nourrissait mon glamour. Je sais que j’ai besoin d’un peu de repos aussi. Alors je dirige les pas de mon cheval vers le cercle de pierre entourant un vieil arbre en bordure d’une source d’eau. Il y règne une ambiance calme et sereine. On sent la sagesse des lieux, leur pouvoir magique aussi. J’arrête mon cheval et j’en descends. Je l’attache aux branches d’un arbre bordant le sanctuaire. Le Nemeton est paisible, et je risque peu de croiser beaucoup de gens à ce moment du jour. Je flatte l’encolure de ma monture doucement, avant de m’éloigner tout en sortant de ma besace les plantes et fleurs tressées.

Le Corbeau se perche sur mon bras soulevé, et je le garde dans cette position. Derrière moi, le Loup m’emboîte le pas. Ils n’ont pas vraiment conscience du sacré de ce lieu. Car ils sont enfants de la Déesse Mère, qui s’étend partout à perte de vue… Je m’arrête, surpris de te trouver là. Tu es agenouillée face à l’autel, qui s’élève entre les racines de l’imposant chêne. Je remarque une draperie posée sur ce dernier. Penchant la tête je l’admire un moment. C’est un très bel ouvrage. Puis mes yeux reviennent se poser sur toi. Qui es-tu ? De toute évidence une humaine venue se recueillir et faire une offrande. J’ai un léger sourire.

Et je m’approche de toi pour être à ton hauteur. Le Corbeau s’envole en croassant pour aller se poster sur une des branches du chêne, gardien silencieux des lieux. « C’est très beau. » Je déclare doucement en m’agenouillant à mon tour. Je dépose mon offrande florale sur la tienne. Elle fait bien pauvre à côté de ce que tu leur donnes. « Les divinités vont apprécier une aussi belle draperie. L’as-tu fait ? » Je demande avec ma voix douce et calme. Je n’ai pas à me cacher de toi. Si tu pries dans un Nemeton, tu n’es pas une Chrétienne. Nous sommes donc deux adorateurs de l’Ancienne Religion pour causer comme les habitants convertis au Christianisme de Tara.
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Eolh
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MessageSujet: Re: Il est des amitiés, qui naissent du hasard [Eolh]   Jeu 2 Nov - 19:09

Entends-tu le chant des oiseaux dans la brise ? Écoutes-tu le soupir des arbres sous la caresse du vent ? Sens-tu cette effluve floral embaumant l'air de ce nouveau jour ? Ressens-tu le calme du Nemeton ? Pourquoi cela ne touchait pas son coeur blessé ? Pourquoi son tourment ne s'était-il pas envolé dans un battement d'ailes pour rejoindre les corbeaux ? Alors qu'elle s'était recueillie auprès de Dagda pour y trouver la sérénité, ses pensées n'étaient pas accordé à l'illustre Divinité. Honte à elle. Le Grand Dieu ne méritait pas une si mauvaise fidèle incapable de se défaire de ses souvenirs ; elle se souvenait encore, comme si le murmure se faisait à cet instant aux creux de son oreille, de cette confidence du villageois à son ami. Dans un village lointain, des adorateurs de l'Ancienne Religion s'étant rassemblés entre amis dans une demeure pour festoyer, ont été massacré par une troupe d'homme du Dieu Unique. Son sang avait perdu de sa chaleur depuis et aucun feu de cheminé ne pouvait réchauffer son corps tremblant. Elle n'avait pas dormi de la nuit, voyant l'ennemi dans chaque ombre et chaque bruit qui jaillissaient d'obscurité. Comment pouvait-on dormir en paix quand vos semblables se faisaient égorger et torturer pour leurs croyances ? Comment être sereine quand votre village hoche vigoureusement la tête et y pose de son regard une épée Damoclès sur votre tête ? Eolh avait besoin de se retrouver pour réfléchir, quelque chose à se rattacher, quelqu'un à prier. Elle avait terminé une petite tapisserie pour Dagda quelque jours plus tôt. 

Mais là, à cet instant, face au sanctuaire qui l'a amené loin de la civilisation, tout près de la dernière demeure d'un illustre mortel, baignant de chaleur et de magie, la couturière ne trouvait guère la sérénité en ce lieu. A cet instant, jamais elle ne s'était sentie aussi seule et abandonnée de tous, craignant pour sa vie, pour ses rêves, pour son bonheur... Eolh s'étrangle dans son sanglot. Le courage n'est plus. Le coeur lâche. Les larmes noient son visage blême. Dans la douleur que lui procure ce chagrin si difficile à retenir, la mortelle se recroqueville en avant, le mains portées sur cette poitrine qui lui faisait si mal. Dagda. Illustre Dieu que Mamie Wynn ne tarissait guère d'éloges et d'amour de son vivant, pouvait-il entendre sa prière muette ? Celle de la petite couturière qui offrait tout aux Divinités sans jamais attendre un retour. Des offrandes contre un allié. Des offrandes contre la paix pour son âme. Dans ce monde incertains où le sang de ses semblables souillait la terre sous l'ombre du Dieu Unique, Dagda, Dieu-Druide tout puissant, faîtes qu'elle puisse croiser un jour sur son chemin un être qui saura la guider vers un monde meilleurs.

Le silence se brise. Le monde s'impose. Eolh se tourna brusquement vers le nouveau venu, horrifié et le regard fou. Durant un temps suspendu, elle en oublia de respirer. Ses yeux sombres rougis par les larmes ne pouvaient se détacher de cet inconnu pour le moins intriguant. Il semblait avoir son âge, par ce corps et ce visage encore jeune, mais il y avait comme un aura qui l'entourait, une sagesse et maturité surprenantes pour un simple mortel d'une vingtaine d'année. Non, un simple paysan n'aurait pas non plus un corbeau posé sur son bras ni un loup à ses talons. 

L'envol de l'oiseau lui arracha un sursaut. Son coeur remonta subitement jusqu'à sa gorge, faisant monter son tamtam infernal jusqu'à ses trempes. Elle voulait reculer, s'éloigner du danger, mais ses jambes refusaient d'obéir, comme vidés de leurs forces. La couturière émet un gémissement à peine audible lorsque ce jeune homme fut à sa hauteur, rentrant sa tête entre ses épaules comme un animal apeuré. Un lapin sans nul doute, au vu de sa respiration paniquée et son corps tremblant. Elle ne savait plus qui surveiller entre le jeune homme et le loup. 

Puis il eut cette voix. Douce et aimable. Cela accentuait les traits de son visage, rehaussait ce sourire qu'elle remarque enfin. Tout comme l'offrande florale qu'il dépose sur sa tapisserie. Elle représentait un paysage forestier et parmi les arbres un homme jouant de la harpe au milieu d'un cercle de pierre. A ses pieds, une masse et un chaudron. C'était rare qu'on lui fasse des compliments sur ses oeuvres dédiées aux Dieux ; seuls les divinités en question pouvaient les admirer. Alors, au fond, cela touchait quelque peu la demoiselle qu'il la félicite, faisant une fissure dans sa défense.

— Je...

Sa voix était brisée, rouillée par ces larmes séchées sur son minois. Eolh ne savait pas comment réagir face à cet intrus, ne cessant de passer son regard terrifié entre le jeune homme et son loup. Est-ce que cela cachait l'ennemi venu l'égorger ? Frissonnant et l'esprit embrumée, elle s'accrocha à l'écho de sa question pour ne pas y perdre pieds. Une interrogation simple et pourtant qui lui semblait bien difficile à répondre en ce moment de trouble. 

 O-oui... Je... Je suis couturière... 

Les muscles ne se détendaient pas. Veillé par un oiseau de mauvais augure, coincée entre deux potentiel ennemis - la bête ou le monstre peut-être cachée sous le masque du jeune homme - Eolh ne se sentait pas en sécurité et son corps ne cessait de s'exprimer dans des tremblements. La question qui jaillit de ses lèvres dans un murmure presque étranglé allait peut-être lui apporter une réponse à son tourment :

— Vous... êtes ?
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Dernière édition par Eolh le Mer 27 Déc - 14:21, édité 1 fois
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Lucán
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MessageSujet: Re: Il est des amitiés, qui naissent du hasard [Eolh]   Jeu 30 Nov - 14:44

Il est des amitiés, qui naissent du hasard

Eolh & Lucán

Je t’ai effrayée. C’est évident à tes réactions instinctives rappelant celles d’une biche prise au piège par des chasseurs ou une meute de loups. Pourtant, je n’ai pas essayé d’être discret, ne voulant pas te surprendre. Que redoutes-tu ? Que je sois un ennemi potentiel probablement… Je pourrais penser de même, ignorant qui tu es. Je sais juste de toi que tu pries dans un sanctuaire dédié à Dagda, et aux autres divinités. Et j’ai perturbé cette prière. Pour ma part, je viens faire un sacrifice floral aux Divinités pour les remercier de leur bonté et leur demander de guider mes pas. Et je te regarde, remarquant tes yeux rougis. Je suppose que tu viens chercher du réconfort. Ton regard paniqué passe du Corbeau au Loup. Si tu n’as jamais rencontré de Druide, alors je dois être un mystère bien étrange pour toi. Je me contente de te sourire avec bienveillance, cela même que j’offre à quiconque croise ma route.

Le Corbeau s’envole. Et tu sursautes à nouveau. Jouant le jeu, j’approche lentement pour m’agenouiller près de toi face à l’autel. Et je dépose mon offrande sur la tapisserie que tu as déposée là. Le Loup intrigué te regarde aussi. Reste où tu es. Tu vas l’effrayer. L’ordre fuse muet entre mon compagnon et moi. Et obéissant, l’imposant prédateur se couche sur le sol et pose son museau sur ses pattes avant. Il attend que je l’invite à venir plus près. « Tu n’as pas à la craindre. Il est gentil. », je murmure pour te rassurer sans me départir de mon sourire. Et puis je te complimente sur ton ouvrage, réalisé avec soin et finesse. La scène est belle et offre un certain repos, celui des étendus boisées où bruisse la vie animale et végétale. Cela nous rapproche toujours de nos origines, de notre Mère créatrice.

Et tu balbuties des mots, toujours apeurée par ma présence. J’inspire assez rarement ce sentiment. Ou du moins pas quand je me contente de converser. Il faut que j’use d’une voix plus grave et de mon autorité de Druide pour que les gens me craignent. Ou qu’ils me voient jouer avec le feu, commander à un Loup… Cela dit, les Chrétiens n’en ont cure de ces dons divins. Eux, ils y voient la trace du mal à qui il donne un nom d’ailleurs… Bref, tu finis par me dire que tu es couturière. Et j’acquiesce de la tête. Cela explique l’étoffe offerte aux Dieux. « Ma foi, tu es très habile de tes mains au vu de la beauté de cette tapisserie. Je suis certain qu’elle plaira aux Dieux. » Et je ne m’avance guère en le disant. Ils aiment toujours les belles choses, et chaque offrande est vue comme sacrée et importante pour eux, car scellant leur lien avec les Mortels.

« Lucán. », je réponds à tes questions en fermant les yeux un moment. Je laisse l’air magique des lieux m’envahir à chaque respiration. « Je suis un Druide, enfin un Devin. Je passais non loin, quand l’idée de rendre hommage aux Divinités m’a pris. » Et j’ouvre lentement les yeux. Tu trembles toujours alors que je tends la main. Et je le pose réconfortante sur ton épaule. « Cesse de t’inquiéter. Je ne suis pas ton ennemi. Et le Loup, non plus. Peut-être même puis-je t’aider à parler avec les Dieux. » Ce qui est presque naturel pour moi. Si je peux réaliser un rituel t’aidant, je le ferais. « Pourquoi pleurais-tu ? », je questionne curieux de connaître ta peine. J’aimerais pouvoir la soulager. Lentement je change de position pour m’asseoir jambes croisées sur le sol du Nemeton. Mon rôle ici-bas reste d’aider les autres. Et même si je soigne plus facilement un corps blessé ou malade qu’un esprit attristé, je peux t’apporter réconfort. Peut-être as-tu perdu un être aimé ces derniers jours ?
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Eolh
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MessageSujet: Re: Il est des amitiés, qui naissent du hasard [Eolh]   Mer 27 Déc - 14:51

Gentil. Eolh ne savait guère comment prendre cette information. Gentil. Un loup. Elle avait du mal à le croire dans un sens ; c'était un carnivore, une bête se nourrissant de chair et de sang lorsque la famine se faisait sentir. Une créature sauvage qui, s'il n'y avait pas la présence du Maître, pourrait sans nul doute lui ouvrir les tripes pour s'en repêtre afin de survivre. Gentil, peut-être oui, face à l'autorité de ce jeune homme, mais sûrement pas des plus inoffensif de part ses instincts. Eolh n'avait pas une animosité particulière envers les lupins, elle avait juste consciente qu'ils étaient au-dessus d'elle dans la chaîne alimentaire. On tue pour survivre, on mange pour vivre, ainsi est la vie. Et dans ce combat du plus fort, la jeune femme se savait au plus bas ; pas assez débrouillarde ni même capable de survivre dans un milieu hostile en dehors de sa petite demeure, elle n'aurait aucune chance si elle croisait la route d'un loup affamé. Au moins, son corps permettra de rallonger l’espérance de vie d'une pauvre créature...

Alors oui, malgré ses paroles, Eolh n'était pas décidée à détendre ses muscles en présence de l'animal bien calme, le regard toujours accroché à sa fourrure. À dire vrai, elle ne savait plus avec quel pied danser avec cet énigmatique jeune homme, partagé entre la méfiance de l'étranger et la curiosité de connaître une personne capable de dompter les bêtes. Oui, elle devait le connaître, afin de s'assurer que sous cette douce voix et ce léger sourire ne se cachait pas l'ennemi qui massacrait son peuple. Aussi, lorsqu'il dévoila finalement son identité, quelque chose se brisa dans son esprit.

Devin. Jeune Homme. Vieil homme. Jeune homme. Devin.

Cet inconnu qui devait avoir son âge était devin ?! Tout le corps de la jeune fille réagit à cette information ; un mouvement de recul, des yeux qui s'écarquillent de stupeur, le regard qui examine le corps de son interlocuteur de la tête aux pieds, le sourcil qui se fronce d'incrédulité, la lueur de méfiance qui illumine ses iris... De ce que disait Mamie Wynn au sujet de ces personnes, les Devins étaient plutôt dépeint comme des vieilles personnes pleine de sagesse. Hors, il n'y avait aucune ombre de vieillesse dans ce visage juvénile

Il eut un nouveau mouvement de recul et les muscles se crispèrent sous le poids de cette main sur son épaule. Les mots eurent plus d'impact que le geste, l' « ennemi » porta en écho dans son esprit, réveillant en elle cette peur qui hantait ses pensées. Eolh maintint le silence, mal à l'aise, le coeur se serrant à l'évocation de son aide. Que faire ? Ce jeune homme la mettait dos au mur - ou plutôt dos au Nemeton - et lui imposa sa présence. Son « aide ». La couturière n'ouvrit pas la bouche, restant un moment à dévisager Lucan. Elle analysait la situation. Un jeune homme se disait Devin. Ami des bêtes. Venu rendre hommage aux Divinités. Proposant de devenir à cet instant l'épaule dans laquelle s'appuyer et pour y déposer ses larmes. C'était tentant. Terriblement tentant. Mais comment être sûr qu'il n'était pas le loup caché derrière une peau de mouton. On lui avait prévenu comme quoi les Chrétiens étaient des être fourbes manipulateurs, aux milles visages, pour s'approcher de ceux qui ne suivait pas la voie du Dieu Unique. Elle a ouïe dire des horreurs qu'ils faisaient au nom de leur Dieu envers les siens, ceux qui avait donné leur âme et leur coeur aux Divinités de l'Ancien Temps. Et Eolh en était fatiguée, si fatiguée de cette vie de mensonges. De doutes. Et de peur. Alors le coeur craque et fait mouvoir ces lèvres pour y laisser échapper une confidence dans un timbre souffrant :

Toi qui me dis appartenir à ces hommes qu'on dit fidèles de nos Dieux, qu'est-ce qui m'assure que tu n'es pas un fourbe serviteur du Dieu Unique ? Toi qui me dis vouloir m'aider, n'es-tu pas venu ici pour égorger ceux qui refusent d'abandonner les Dieux pour embraser la cause du Dieu Unique ? Sais-tu la souffrance que procure une vie cachée ? Sais-tu la douleur qui taillade mes doigts ?

Elle lui tendit ses mains tremblantes, au-dessus de son offrande. Celle qu'elle avait crée de ses propres mains. La voix était brisée lorsqu'elle reprit souffle :

Ces mains qui doivent donner vie aux exigences des Chrétiens pour pouvoir vivre... Ô que Kernunnos en soit témoin... Chaque aiguille qui tisse le portrait de ce Dieu Unique et une épée qui s'enfonce dans mes entrailles... Souiller mes mains... perdre mon âme... trahir mes Dieux... trahir mon amour... pour la survie... Sais-tu la douleur que de vivre seule dans ce monde Infâme ?!

Et le coeur s'exprima dans un hurlement, s'étranglant dans ses larmes qui vinrent se déposer sur l'offrande. Que les Dieux en soient témoins de sa souffrance, qu'ils soient témoins de la détresse d'une fidèle recroquevillée aux portes du Néméton.
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