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 Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé

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Lucán
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MessageSujet: Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé   Ven 7 Déc - 18:44

Lorsque le feu rencontre l'océan...

@Róis Odharnait & @Lucán

L’aube se pointe au loin, au-dessus de la mer. J’observe le soleil émerger doucement des flots, colorant le monde d’un mélange rougeâtre et oranger. C’est un spectacle, qui vaut qu’on s’y attarde. Je laisse les rayons naissants du jour caresser mon visage. Ils sont tièdes. J’inspire profondément. Près de moi, le Loup est assis et regarde méfiant l’étendu encore noirâtre de l’océan. Ce n’est pas notre royaume, plutôt celui de Fomoires et Sirènes. Je n’ai jamais rencontré aucune de ses deux races de Créatures vivants dans le monde des Humains. Et je ne désire pas spécialement croiser leur route maritime. Lentement, je descends de cheval. Nous avons voyagé en partie de nuit, profitant de la lune noire pour contourner l’immense citée qu’est Galway. Maintenant, nous sommes à quelques lieues de la ville. Et je me dis qu’un peu de repos ne ferait guère de mal à mon être fatigué, ni à mes compagnons de périples. L’hiver approche à petits pas. Il me faudra bientôt penser à diriger mes pas vers ma forêt natale.

Le Corbeau prend son envole et se dirige vers une crique. Je le suis tenant les rennes du cheval pour ne pas perdre mon compagnon. Je reste assez éloigné des vagues venant mourir sur le sable froid. Le bruit inquiète le Loup et ma monture. Ils n’ont pas l’habitude de l’entendre. Je ne viens jamais aussi près de la mer. Alors pourquoi ce matin ? Ce n’était pas mon chemin. Mais quant à passer non loin, pourquoi ne pas venir regarder ce spectacle envoûtant. Cela est si rare que j’erre dans ces contrées maritimes. J’avance donc vers les épaves, où mon Corbeau c’est posé. J’attache le cheval à ce qui devait être une pièce de bois d’un bateau avant de m’avancer un peu plus. Mes fins doigts viennent flatter la tête de mon oiseau. « Qu’as-tu donc trouvé d’intéressant ? », je questionne l’animal avec curiosité. Je poursuis mon exploration, regardant tout ce qui se trouve autour de moi. « Ma foi un endroit avec du bois et à l’abri des vents pour prendre un repas et faire du feu ! », je déclare en revenant sur une partie moins mouillée du sable.

Je me débarrasse de la besace, et je dépose mon bâton par terre. Ensuite, je ramasse tous les petits bouts de bois secs, que je peux trouver dans les carcasses des bateaux venus mourir ici. On dirait presque un cimetière. Je rassemble le tout en petit tas et je sors mes silex, ainsi qu’un peu de paille sèche d’une des sacoches de mon cheval. Puis je m’applique à faire du feu. Le Loup vient plus près s’allongeant. Son regard vert est posé sur la mer. Et de temps à autre un grognement préventif lui échappe. « Ne t’inquiète pas. Ce n’est que de l’eau. », je murmure en lui caressant la tête. Puis je m’applique à allumer un feu, qui prend relativement facilement. « Bon que va-t-on manger ? Je me demande si on peut pêcher du poisson aussi près du rivage… », je questionne le vide à voix haute. Mon regard noir se perd sur l’immensité grisâtre de l’eau.
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Dernière édition par Lucán le Jeu 3 Jan - 14:43, édité 2 fois
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Róis Odharnait
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MessageSujet: Re: Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé   Ven 14 Déc - 18:55


Lorsque le Feu

rencontre l'Océan

@Róis Odharnait & @Lucán



Son sanctuaire se situait à quelques heures de marche de Galway : une large crique au sein de laquelle de nombreux navires s'étaient échoués au fil des années ; et il fallait bien avouer qu’à cette époque, rares étaient les kaupskips capables de contrer les vents ainsi que les vagues venus les accabler. Parfois, les marins tenaient le choc et survivaient au premier rempart rocheux qui décourageait quiconque de trop s'approcher. Rampant sur la plage, la tête à peine sortie de l'eau, ces gaillards finissaient la plupart du temps noyés et amenés vers les tréfonds embroussaillés. Curieuse façon de disparaitre, n'est-ce pas ? Cependant, cela faisait un temps considérable que rien ni personne ne s'était aventuré trop près de ce lieu maudit ; à croire qu'un léger élan de crainte s'y était peu à peu installé. Au fond, peut-être n'était-ce pas une mauvaise chose.  

Quelques jours auparavant, certaines rumeurs circulaient encore, celles-ci faisant état d'un lieu interdit et habité par une monstruosité au tempérament cruel. Sans doute seraient-ils surpris de découvrir que derrière les dires de ces badauds trop peureux se cachait en fait une créature dotée d’une beauté invraisemblable, et aux mouvements gracieux. Par ailleurs, les Sirènes n’étaient clairement pas reconnues pour leur gentillesse envers l'humanité ; mais se doutaient-ils seulement que c'était l'une d'entre elles qui peuplait les lieux ?  

Submergée, Róis profitait du silence ainsi que des chaleureuses cavalcades susceptibles de pouvoir l'atteindre. Vêtue de son apparat le plus simple, son corps à la traine écailleuse et écarlate se déplaçait lascivement entre les différents obstacles qui se dressaient sur son chemin. Néanmoins, tandis que la sylphide continuait de se complaire au sein de ce cocon sémillant, un bruissement vint attirer son attention. D'où cela pouvait bien provenir ? Sans attendre une seconde de plus, cette dernière regagna la surface tout en prenant soin de se clapir contre l'un de ces imposants murs de bois recouverts d'algues. Attentive, son regard s’attarda les environs dans l'espoir d'y déceler un mouvement inhabituel ; et un peu plus loin, sur la plage, elle pouvait apercevoir ses affaires : un long manteau en cuir rapiécés, une simple tunique en lin en plus de son pantalon et de ses bottes (le tout agrémenté d'une agréable senteur marine). Sur le petit tas de frusques trônaient une ceinture et un fourreau au sein duquel la lame d'une épée était dissimulée.  

Finalement, l’intrus montra le bout de son nez. Ce dernier ne devait pas avoir plus de la trentaine, un jeune homme un tantinet maigrelet et pourtant vêtu d’un accoutrement ample. Heureusement pour elle, ses propres vêtements ne se trouvaient pas en plein du milieu de la plage ; disons même qu’ils avaient été abandonnés à la lisière de la forêt, un peu en retrait. Intérieurement, elle espérait que ce dernier se rapproche de l’eau, qu’elle puisse enfin assouvir cette faim qu’elle trainait depuis des jours. Mais dès lors qu’il s’aventura entre les carcasses des navires, la Sirène se rendit compte que celui-ci ne se baladait pas seul et qu’à ses côtés se trouvaient deux autres êtres vivants : un loup imposant ainsi qu’un sombre corbeau. Directement, elle fit le lien. Rares avaient été les occasions durant lesquelles Róis pu rencontrer les dieux. Mais au fil de ses nombreux voyages, certains signes s’étaient imposés à elle. Aujourd’hui, elle reconnut en cet étranger l’aura d’une femme qu’elle admirait silencieusement : Morrigan, déité de la guerre et de la mort, sœur de Némain et Badb. Que pouvait-il bien faire dans les parages ? S’était-il égaré ? Devait-elle le laisser en paix ?

Peu importe le danger auquel elle risquait de s'exposer ; après tout, elle était le prédateur en ces lieux. Elle se submergea entièrement afin de se rapprocher un peu plus de la berge, et ce sans pour autant l'atteindre. L'inconnu pouvait alors apercevoir la silhouette de la Sirène ainsi que les nombreux remous que sa danse redessinait à la surface. Lentement, son buste dénudé se mut hors de l’eau et la jeune femme (moitié humaine, moitié poisson), se dévoila au druide ; sans prononcer un traitre mot.

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Lucán
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MessageSujet: Re: Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé   Sam 15 Déc - 13:36

Lorsque le feu rencontre l'océan...

@Róis Odharnait & @Lucán

J’entends le grognement sourd du Loup. Ce dernier fixe un point précis dans l’eau grisâtre, poils hérissés. Et le corbeau croasse énormément. Je me fige à genoux face à l’étendue salée, et je tourne la tête pour les observer. Calmez-vous. Tout va bien. Je communique par télépathie avec eux, dont offert par Morrigan autrefois et bien pratique ! Qu’avez-vous senti qui m’a échappé ? Parce qu’ils sont nerveux. Je pourrais voir par leurs yeux. Mais cela ne signifie pas que je saurais ce qui les agite autant en cet instant. J’hésite. Peut-être n’est-ce pas une bonne idée de m’arrêter pour prendre un repas ici. Mon regard sombre dévie très vite vers la forêt au loin et la falaise. Je pourrais la gagner en un peu plus d’une heure. Et je retrouverais un refuge habituel où je me sens chez moi et en sécurité. Mes yeux reviennent sur mes compagnons. Le Loup s’est redressé et la tête baissée, oreilles rabattues, il offre son profil agressif. Donc il y a menace. Et ce n’est pas vraiment le bruit de la mer qui l’énerve.

Et quand je tourne la tête pour observer de nouveau la mer, tu es là. Je me fige, évitant de bouger sans te quitter du regard. Mi-femme, mi-poisson, en appuie sur tes mains, tu m’observes. Je sais ce que tu es. Et je devine que j’ai pénétré ton sanctuaire marin. Mon regard noir ne se détourne pas de tes yeux. Il faut reconnaître que tu es d’une beauté envoûtante comme les Feys. « Bonjour. », je finis par parler lentement, de ma voix calme et douce. « Je suis dans ton sanctuaire, n’est-ce pas ? Désolé, j’ignorais qu’il y avait une Sirène ici. Sinon je ne serais point venu perturber ton repos. », je me montre poli et gentil. Je ne gagnerais rien à te combattre. Je sais que toi et tes sœurs vénéraient ma mère, Morrigan. Et je sais qu’elle a de l’affection pour vous. Et je connais les mythes contant vos naissances, votre haine pour les mâles et votre appétit pour la chair humaine.

Pourtant même si je suis la proie face à toi, je ne recule pas. Je ne cherche même pas à attraper mes armes. Je n’ai aucune raison de te tuer. Après tout, c’est moi qui suis entré chez toi sans invitation. « Je peux partir. Et tu ne me reverras jamais. Mais je ne le ferais que si tu promets de rester dans l’eau. » Car je devine qu’au moment où je tournerais le dos, tu m’attireras dans les tréfonds. Et je sais que sous l’eau, tout demi Fey que je suis, je ne gagnerais pas la bataille. Et je n’ai aucune envie de te servir de repas. Je lâche les morceaux de bois, que j’ai ramassé pour mon feu. « On est d’accord ? », je demande à nouveau. « Je sais que tu peux parler. Je comprends aussi le langage des Sidhs. », j’ajoute puisque j’ignore si la langue des Humains t’es familière.
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MessageSujet: Re: Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé   Jeu 20 Déc - 1:02


Lorsque le Feu

rencontre l'Océan

@Róis Odharnait & @Lucán



Sur l’instant, elle ne répondit pas à ses nombreuses interrogations ; et effectivement, il se trouvait au sein de son sanctuaire. Le corps alourdi par sa traîne, Róis tentait tout de même de conserver sa position ; les paumes de ses mains s’enfonçaient dans le sable, ses doigts se refermant instinctivement sur eux-mêmes. Elle comprenait chacun des mots empruntés par le druide car après tout, il parlait une langue qu’elle ne connaissait que trop bien. Quotidiennement, la Sirène côtoyait les êtres humains, et nonobstant son irascibilité à leur égard, il s’agissait du langage universel des affaires. Sans ce savoir précieux, il lui aurait été tout bonnement impossible de se faire un nom à Galway. À l’affut du moindre mouvement brusque, elle continuait d’observer cet homme à l’allure souillonne. Puis enfin, elle ouvrit la bouche pour prononcer quelques mots : - « Rester à l’eau. » Sa voix était emplie d’une certaine douceur ; un timbre assez curieux lorsque l’on connait le tempérament de ces créatures : « Pourquoi devrais-je rester à l’eau ? Te penses-tu assez goûtu pour faire danser mes papilles ? » Elle pencha la tête sur le côté sans pour autant détourner son regard, au contraire. Il n’était pas difficile de remarquer que la jeune femme s’amusait clairement de la situation : « Le Glamour d’un druide doit probablement être plus exquis que celui de ces ignares éphémères. Tu ne devrais point te promener si près du rivage… » Bien entendu, elle ne perdait pas de vue la présence des deux bestioles qui lui servaient de compagnons. Finalement, la sylphide fit glisser le bout de sa langue contre ses lèvres.

Maintenant plus proche, la beauté de son corps pouvait apparaitre aux yeux du voyageur et évidemment, Róis ne se cachait en rien ; sa longue traine écailleuse et aux teintes écarlates se retrouvait tirée hors du voile, quelques gouttelettes ruisselant encore, et ce avec langueur, sur son épiderme diaphane et vierge de toute imperfection. La poitrine dénudée, la sylphide s’aidait de ses mains pour se laisser glisser jusqu’au druide. Bien sûr, elle gardait une partie de son appendice en contact avec son élément, dans l’espoir de ne pas retrouver forme humaine, du moins pas tout de suite : - « Tu sais… de nombreux hommes se sont échoués ici en pensant être tirés d’affaire. Penses-tu être différent d’eux, druide ? Après tout, tu dis toi-même connaître nos légendes. » Malgré toutes ses belles paroles agrémentées d’une menace sous-entendue, elle demeurait un brin en retrait. Vraisemblablement, la jeune femme (maintenant deux fois centenaire) n’avait aucunement l’intention de lui sauter à la gorge – pas dans l’immédiat.

Replongée dans son mutisme, l’affamée semblait peser le pour et le contre ; comme tiraillée par un choix cornélien. Qui sait ? Peut-être était-ce une manœuvre sournoise pour faire croire à l’intrus que toutes ses propositions ne lui seyaient guère : - « Sais-tu que si je te laisse partir en paix, tu me seras redevable ? »

« Que pourrais-tu me donner en échange ? » Cela faisait des jours que la faim l'assaillait. Il fallait qu'elle se nourrisse, et ce avant que ses éclatantes teintes ne finissent par ternir. S'il ne pouvait lui apporter de quoi soulager ses maux, il ne tarderait pas à ouïr sa macabre mélopée.

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MessageSujet: Re: Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé   Sam 22 Déc - 16:47

Lorsque le feu rencontre l'océan...

@Róis Odharnait & @Lucán

Je soutiens ton regard. Je n’ai pas besoin de t’observer en détail pour savoir que ta beauté est ensorcelante. Je me doute que beaucoup d’hommes sont tombés dans ce piège, le même que celui que les Feys leur tendent. La beauté est sacrée pour vous autres. Elle est une notion plus vague et changeante chez les Hommes. Je peine toujours à me positionner sur ce que je suis, appartenant à deux mondes différents, ayant deux sangs qui coulent dans mes veines. Mais au fond le choix a été fait il y a longtemps, quand Morrigan m’a offert le premier fruit du monde des Feys. « Sauf si tu veux prendre forme humaine et te dévoiler nue face à moi. », je commente avec la même gentillesse et bienveillance dans la voix. Des femmes nues, j’en ai déjà vu de par ma fonction de guérisseur. Ton autre question est une provocation. « Je n’ai aucune idée du goût que j’ai, ni d’a quel point tu es affamée. », je réponds posément sans te quitter des yeux. Le grognement agressif du Loup s’intensifie sous la menace que tu représentes. Mon Glamour, ma magie supérieure à celle des Humains, inférieure à celle des Feys. Mais je suis fils d’une divinité, ce qui doit jouer dans la balance.

Et tu glisses sur le sable t’approchant de moi. Je ne bouge pas. Je ne me tends même pas. Je laisse brièvement mon regard glisser sur ton corps. Je connais vos mythes, mais tu es la première Sirène que je rencontre. Et ta beauté est à la hauteur des légendes. Ta longue traîne rougeâtre est magnifique. Quand mes yeux remontent, je constate que ta poitrine est presque sous mon nez. Aucune gêne ne transparaît de ta nudité, ni chez toi, ni chez moi. Mes yeux noirs reviennent se perdre dans les tiens. « Peut-être que je ne suis pas juste un Humain. Tu le dis toi-même, je suis Druide. » Et cela sous-entend toujours d’avoir un peu de sang de Fey ou dans mon cas d’avoir été enfanté par une Sidh. Je me contente de jouer ton jeu, sachant que tu es maîtresse de la situation. Tu es dans ton élément. Et si jamais tu devais m’entraîner dans l’eau, j’aurais perdu. Je me dois donc de négocier avec toi pour que tu me laisses la vie sauve.

Le silence n’est brisé entre nous que par le bruit des vagues venues mourir sur la plage. Toujours à genoux face à toi, je te regarde droit sans ciller. « Et si tu me tues, tu devras en répondre à Morrigan ta Déesse. », je réplique d’une voix calme, dépourvue de peur. Je ne le fais jamais. Je ne mentionne jamais de qui je suis le fils, ni à quel point je suis proche de la Déesse de la Guerre et de la Mort. Pourtant en moi, les ombres de ma mère m’habitent, me poussant parfois à relâcher une colère sombre. Lentement mon regard change. Il devient de charbon comme celui de Morrigan, quand elle s’emporte. « Et comment justifieras-tu que tu m’as dévoré ? », je susurre avec un léger sourire en me penchant vers toi. «  Quelle excuse crois-tu que ma mère acceptera comme valable pour ma mort ? », je ne recule pas penchant à mon tour la tête sur le côté. « Que veux-tu en échange de ma vie ? », je te demande, alors que je sens le Corbeau venir se poser sur mon épaule. Je bouge une main pour caresser ses plumes sombres. Une simple prière suffirait à invoquer la déesse. Je le sais. Elle ne me ferait pas défaut. « Nous pouvons négocier. », j’ajoute en reprenant mon air innocent et avec un sourire.
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MessageSujet: Re: Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé   Mar 25 Déc - 18:46


Lorsque le Feu

rencontre l'Océan

@Róis Odharnait & @Lucán



Depuis combien de temps n’avait-elle pas joué de la sorte ? Sans doute des lustres. Sauf que cette fois-ci, sa proie semblait avoir un peu plus de répondant que d'ordinaire : - « Morrigan, dis-tu ? » Instinctivement, la sirène fut prise par un léger mouvement de recul ; méfiante. La déesse allait-elle débarquer de nulle part pour pouvoir venir en aide à cet humain bien trop maigrelet ? Il paraissait si sûr de lui qu’il n’hésitait pas à la regarder droit dans les yeux : - « Morrigan n’est pas ma déesse, petit druide. » Nonobstant sa réponse emplie de véracité, il n’était toutefois pas impossible de supposer que celle-ci demeurait incomplète : - « Certes je la respecte et reconnais sa puissance. Mais je réponds aux seuls ordres du dieu des océans. » Lorsqu’elle prononça ses mots, la teinte de sa chevelure devint soudainement plus terne ; le rouge vermillon s’effaçant au détriment d’un brun plus discret. Par ailleurs, s’il continuait de la contempler avec attention, il pouvait sans doute remarquer qu’entre ses mèches humides, naissaient de petits brimborions similaires à des plumes d'oiseau. Était-elle en train de reprendre forme humaine ?

« Tu dis qu’elle est ta mère. Et pourquoi devrais-je lui rendre des comptes ? Parce qu’elle est une déesse ? Mais pourtant, c’est mon sanctuaire que tu foules de ton ignorance. » Ses écailles l’abandonnaient les unes après les autres, sa longue traine semblant littéralement changer de forme ; longuement, elle se mut au point que deux jambes distinctes finirent par prendre sa place. Ainsi, sa moitié provenant de l'océan disparue tandis que son épiderme, lui, était en train de prendre un aspect bien moins blafard : - « Crois-tu que parce que tu es son fils, tu as le droit de te comporter comme si certaines règles n’existaient pas ? J’en doute. » Enfin, elle s’aida de son appui pour se redresser ; et même si elle conservait le contrôle sur la situation, elle ne profita d'aucune occasion pour lui sauter à la gorge. Sous les yeux du druide, le corps nu de la Sirène racontait son histoire ; celui-ci étant parcouru par les vestiges de sa longue et tumultueuse existence. Bien évidemment, lorsqu'elle retrouvait sa forme véritable, tous ces mauvais souvenirs étaient balayés par cette perfection naturelle dont elle avait héritée. Elle aurait pu ne pas s'encombrer de cicatrices, mais étrangement, s'en séparer ne faisait aucunement partie de ses envies. Celles-ci accentuaient son caractère et donnaient du relief à sa réputation.

« Nous pouvons négocier, effectivement. Offre-moi quelque chose de divin… un objet provenant des dieux. En échange, je promets de te laisser partir en paix et en vie. » Róis lui tourna le dos, comme si elle ne craignait aucunement qu’il puisse s’enfuir sans tenir parole : - « Peu importe la taille de l'objet. » Enfin, elle accorda un bref regard par dessus son épaule tout en s'approchant du petit tas de frusques qu'elle avait délaissé à la lisière des bois. Puis enfin, elle s'arrêta dans son élan et ajouta quelques mots : - « Sauf si tu estimes pouvoir me faire une proposition encore plus alléchante.»

Alors druide, qu'en penses-tu ?

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MessageSujet: Re: Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé   Ven 28 Déc - 15:09

Lorsque le feu rencontre l'océan...

@Róis Odharnait & @Lucán

Et je continue de soutenir ton regard, sans aucune appréhension, ni frayeur. Il en faudra plus pour m’affoler. « Certes. J’ai commis une erreur, elle n’est pas ta Déesse… Cela dit, prendrais-tu le risque de l’offenser ? » Peut-être que tu imagines que je me donne trop d’importance aux yeux de la Sidh guerrière. Mais quelque chose en moi, ce lien qui me relie à elle depuis la naissance, me dit qu’elle n’hésiterait guère pour venger ma mort. Une mère aime son fils. Et l’enfant que je suis adore sa mère, même si elle ne m’a pas éduqué. Elle m’a donné le jour. Elle répond à chaque prière que je formule, m’offre des dons sans contrepartie et se montre aimante et maternelle avec moi. Alors pourquoi t’absoudrait-elle de ton crime ? Parce que je suis à moitié Humain ? Ne connaissant point toutes tes us et coutumes, je ne peux que supposer.

Et je constate les changements physiques sur ton corps. J’en déduis que tu vas prendre forme humaine. Cela me protège-t-il d’une possible noyade ? Peut-être. Peut-être pas. « Ô je dirais qu’il est sage de ne pas provoquer inutilement son courroux. » Les visions que j’ai des champs de batailles me prouvent très bien de quelle violence meurtrière Morrigan et ses sœurs sont capables. « Ton injustice n’a d’égal que ta beauté. Rien n’indique que ce lieu est un sanctuaire… Et la nature est le temple de tout à chacun, crois-tu que l’ignorance peut se punir quand on ne fait guère l’effort de prévenir le simple errant ? », je te provoque presque, le regard sombre et la voix assurée. Je ne pilerais pas. Je ne m’excuserais pas. D’un point de vue druidique, les sanctuaires et Nemetons sont ouverts à tous. Je conserve mon sourire. « Et toi, Sirène, crois-tu pouvoir écrire toutes les règles comme bon te semble sans devoir répondre de ta cruauté et ton injustice un jour? », je ne fais que répondre sur le même ton que toi, refusant de me soumettre à ton regard et tes mots.

Et tu te mets debout, exposant à mon regard ta nudité. Je suis le mouvement, me remettant sur mes pieds. Je ne regarde pas vraiment ton corps nu, indifférent à tes formes. Une seule femme peut affoler mon être et mon cœur. Et même si elle ne sera jamais mienne, même si j’ignore ce que je ressens pour elle, je lui reste fidèle. Et je le resterais jusqu’à ma mort. Aucune femme ne peut égaler à mes yeux sa beauté, ni sa perfection. Finalement, tu acceptes de négocier. Et je dois te payer le prix de ma vie. Ta demande n’est même pas surprenante. Cependant j’hésite. Cela signifie me séparer d’un présent de Morrigan. Et étrangement je suis toujours fortement attaché aux objets qu’elle m’offre. Mais qu’ai-je de mieux à t’offrir ? Je ferais amende honorable auprès de la Déesse. Ta dernière phrase m’arrache un froncement de sourcils. « Qu’appelles-tu une proposition plus alléchante ? », je demande avec précaution. Pour autant, je fouille mon sac et j’en sors une dague finement ouvragée, un objet d’une telle perfection, que je ne devrais même point l’avoir en ma possession. La garde est faite d’or et d’argent, le tout serti de pierres précieuses de diverses couleurs, renvoyant la lumière et venant de l’autre monde. Je la sais aiguisée et tranchante. « Je peux t’offrir une dague. Elle a été forgée à la demande de Morrigan. », je déclare en te présentant l’arme à plat sur mes paumes de mains. « Cela te satisfait-il ? »
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MessageSujet: Re: Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé   Sam 29 Déc - 2:46


Lorsque le Feu

rencontre l'Océan

@Róis Odharnait & @Lucán



« Sont-ce là les seuls mots que la situation t’inspire ? » La sirène finit par atteindre l’amas de brols abandonné à la lisière de la forêt ; et sans attendre davantage, cette dernière se pencha pour attraper l’un de ses vêtements. Il s’agissait d’un pantalon en cuir ; un vieux modèle datant de cette aigre époque : - « Penses-tu qu’il soit pertinent de mettre une pancarte sur laquelle il serait écrit : attention, méchante sirène ? » Elle ne put réprimander son amusement : - « Par ailleurs, si tu regardes bien, cet endroit n’est nullement aménagé pour quiconque souhaitant se reposer. » Rois secoua le fendard qu’elle tenait dans ses mains, désireuse de faire dégager les grains sable s’étant crapuleusement glissés entre les coutures. Ainsi, elle se mit à fredonner un air marin tout en se rhabillant ;

           Peut-être qu'au mât d'une barque étrangère,
           Mon corps un jour servira d'étendard
           Et tout mon sang rougira la galère
           Aujourd'hui fête et demain le hasard
           Allons esclave, allons debout mon brave
           Buvons la vie et le vin à grands pots
           Aujourd'hui fête et puis demain peut-être
           Ma tête ira s'engloutir dans les flots
           Si l'effervescence gagne le cœur des hommes
           C’est la voix de Mer qui en nos songes résonne
           Nulle crainte à avoir face à son éternelle impétuosité
           Celle-ci nous ouvrira ses bras lorsqu'adviendra la fin de ...
           ... notre apogée.


Elle acheva son chant avec une note murmurée, paupières mi-closes ; et bien évidemment, les paroles furent récitées à l’aide de son timbre le plus envoûtant. Car nonobstant le rythme ainsi que l’intention qu'elle souhaitait imposer, il lui était tout bonnement impossible de soustraire cette magie à ce que sa nature de fey offrait de plus somptueux : sa voix. Mais cette fois-ci, aucun homme – ou même druide – n’en subirait les conséquences. Enfin vêtue d’un accoutrement décent, la contrebandière reporta son attention sur le druide : - « Puis entre nous… penses-tu sincèrement que le serpent prévient la souris avant de s’en repaitre ? » Elle reprit leur précédente conversation comme si ce petit interlude musical n’avait en fait jamais existé : - « Il n’est nulle question de cruauté. C’est l’existence elle-même qui nous force à agir de la sorte. Nous mourrons tous un jour… mais pourquoi ne pas en profiter et faire en sorte de retarder cette échéance le plus possible ? » Enfin, elle ajouta : - « On ne reproche pas à un prédateur de se nourrir… et d’ainsi survivre. » Intérieurement, la jeune femme était lasse de devoir supporter les paroles fougueuses, et peut-être même un peu stupides, d’un jeune homme désireux de survivre ; surtout que d’ordinaire, elle ne prenait même pas la peine de les écouter plaider en leur faveur. Pourquoi pas lui ? Peut-être était-ce l'épée de Damoclès tenant au-dessus de sa tête qui empêchait la Sirène de passer à l'acte ; cette menace potentielle que représenterait Morrigan si elle apprenait les faits. Mais disait-il seulement la vérité ? Même si le doute persistait, elle demeurait capable de ressentir cette puissance presque divine qui coulait au sein de ses veines - ce qui malheureusement, rendait l'écart encore plus tentant.

Alors qu'elle peaufinait son allure (un long moment durant lequel le druide conserva ses yeux dans ses poches), la jeune femme serra la sangle du holster qui se trouvait au niveau de sa poitrine ; une touche de style qui ne pouvait aucunement provenir de cette ère moyenâgeuse - à contrario du reste de sa tenue : - « Une dague, dis-tu ? Fais voir. » En cet instant, ses manières de recéleuse avaient pris le dessus sur le reste de sa nature ; et alors qu'elle s'approchait du druide pour voir ledit objet de ses propres yeux, elle remit son vétuste chapeau sur le haut de son crâne. Mine de rien, ce gamin n'avait qu'une seule parole car l'arme qu'il conservait précieusement entre ses paumes dégageait une splendeur presque surnaturelle. Directement, elle voulut s'en saisir mais pourtant, elle n'en fit rien.

« A-t-elle été forgée pour toi, druide ? » Les acheteurs auxquels elle revendait ces petites merveilles raffolaient généralement des histoires qui les accompagnaient. Cette dague ne ferait pas exception.

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MessageSujet: Re: Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé   Mer 2 Jan - 14:04

Lorsque le feu rencontre l'océan...

@Róis Odharnait & @Lucán

M es doigts caressent le corbeau perché sur mon épaule, qui t’observe avec méfiance. Maintenant que tu es plus loin, le Loup s’approche. Il continue de gronder bassement, se collant à moi en signe de protection. Ma main libre vient flatter sa tête pour l’apaiser. Je sais qu’il n’hésitera guère, s’il te considère comme une menace mortelle. « Qu’espérais-tu d’un Druide ? d’un gardien des Lois et Rites ? », je réplique sans te quitter des yeux. « Dois-je te rappeler que le sanctuaire des tiennes se trouve dans l’autre monde ? Crois-tu que j’ignore où s’étend votre réel territoire ? », je te questionne, provocateur. Les ténèbres dansent toujours dans mes yeux, attisés par le danger de la situation. « La nature reste à tout le monde. Si tu ne désires point être perturbée, clos ton sanctuaire ! Mais n’accuse pas et ne sanctionne pas de mort les âmes errantes qui y passent sous prétexte qu’ils ont blasphémé tes terres. » Mais en soi, as-tu seulement conscience de ses règles là…

Et je te laisse te vêtir tout en chantant, n’écoutant pas vraiment ta voix. Je la sais aussi envoûtante et belle que celle de la déesse Étain ou d’autre Fey possédant le charme en don. Mais je suis Druide, et posséder du sang de Fey protège en partie de certaines choses. Aussi je me ferme, me concentrant sur ma tâche sans écouter trop attentivement ton chant ensorceleur. Quand tu as fini de te vêtir et de chanter, tu reprends la conversation. « Et donc la loi de la nature justifie tes actes ? », je demande avec un sourire. « Alors sache qu’on ne reproche pas à la Louve de tuer le prédateur qui s’est approché son Louveteau » Puisqu’on en est à se comparer aux animaux, les mères dans la nature sont souvent féroces pour protéger leur progéniture. La mienne apporte mort et guerre là où elle le juge opportun. La discusion est stérile. Tu ne changeras pas d’opinion, je défendrais ce qu’on m’a enseigné comme lois.

Finalement, je te présente la dague. Et tu sembles bien intéressée par cette dernière. Et je te la montre, bien à plat sur mes paumes. Je connais sa valeur et sa provenance. Et je sais à qui je devrais des excuses pour l’avoir échangée en troc contre ma vie. Cela dit je ne pensais pas les Sirènes friandes de beaux objets. Cependant tu ne la prends point en main. « Non, par une Fey forgeron du Sidh de Morrigan dans l’Annwvyn. », je réponds sincèrement comme toujours, puisqu’il m’est interdit de mentir. « Réalisé avec des pierres et du métal de l’autre monde, probablement enchantée. » Ce qui n’aurait rien d’étonnant vu sa provenance. « La déesse Morrigan me l’a offerte il y a peu. », j’ajoute pour la forme. Je ne l’ai pas volée. Je l’ai reçue en présent de la part de ma mère. Cela ajoute-t-il à sa valeur ? Si ce n’est le cas, cela ajoute à son authenticité et à ses dons magiques.
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MessageSujet: Re: Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé   Mer 2 Jan - 15:38


Lorsque le Feu

rencontre l'Océan

@Róis Odharnait & @Lucán



Effectivement, nul ne semblait avoir envie de s’avouer vaincu. Tous deux conservaient leurs positions et aucune âme, qu’elle soit dotée de magie ou non, ne pouvait trancher. Après tout, lui demeurait guidé par ses lois druidiques, elle par son instinct le plus primaire : - « Cesse de voir des lois là où seule celle de la nature prime. Que ce soit un sanctuaire, ou non. Je chasse. Et si Morrigan elle-même doit se présenter devant-moi pour venger la mort d’un homme… alors ainsi soit-il. Mais je ne me laisserais guère intimidée par quelqu’un comme toi. » On aurait pu croire qu’elle montrait les crocs tant le ton emprunté par la Sirène exprimait son agacement ; et entre ses dents, un léger sifflement se fit entendre : - « Dans ce cas… » Les bouts de ses doigts vinrent finalement effleurer la garde de cette splendeur divine. Après quelques brèves secondes d’observation, elle s’en saisit d’une poigne ferme afin de la lever en direction du soleil. De cette façon, elle put admirer les nombreuses arabesques gravées dans l’acier de la lame tandis que la lumière traversait les gemmes colorées. Le détail de l’arme était tel que ses clients sauteraient forcément sur l’occasion : - « ... elle est à moi. »

Revendre des objets de valeur auprès d’acheteurs du vingt-et-unième siècle était devenu une habitude qu’elle n’était guère en mesure d’abandonner. Les musés et collectionneurs modernes raffolaient de babioles provenant d’un passé dont il ne savait rien. Que pourraient-ils bien faire d’une pareille arme outre l’exposer fièrement au sein d’une vitrine plus solide encore qu’une forteresse ? Absolument rien. Les êtres-humains, ces créatures fragiles et éphémères … ces ignorants auxquels elle confiait les reliques irlandaises… aucun d’entre eux ne se doutait de la véritable valeur de ce trésor millénaire, de cette magie grâce à laquelle elles furent forgées : - « S’ils savaient. » se surprit-elle à murmurer alors que son regard restait obnubilé par l’objet ; et visiblement, elle en avait oublié la présence du druide.

Mais en se sentant brièvement observée, Rois tourna la tête en direction du jeune garçon : - « Si tu n’avais pas compris, tu es libre de t’en aller. » elle ajouta ensuite, sourire aux lèvres : - « Je n’ai qu’une seule et unique parole. Tu n’as rien à craindre de moi… » Bien entendu, elle n'agrémenta ses dires d'aucune forme de sarcasme suggérant une prochaine rencontre : - « Quoi que… juste une petite chose : sommes-nous bien d’accord… je ne vais pas me retrouver avec ta mère sur le dos pour une petite histoire de dague, n'est-ce pas ? Parce que si c’est le cas autant directement m'en prendre à toi. » Aller, une petite touche d’humour saupoudrée d’un clin d’œil entendu. Sans doute était-ce de mauvais goût… « Ne fais pas cette tête, je plaisante. » Enfin, la Sirène enfouit son butin - honnêtement gagné - au sein de sa besace.

« Par contre je ne rigolais pas pour le reste, tu peux t’en aller. » Elle désigna la forêt environnante - soit la sortie du cimetière naval - avant d'englober tout le petit monde d'un mouvement de doigts : soit le druide et ses compagnons de route.

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MessageSujet: Re: Lorsque le feu rencontre l'océan... [Róis Odharnait] ~ Terminé   Jeu 3 Jan - 14:43

Lorsque le feu rencontre l'océan...

@Róis Odharnait & @Lucán

La conversation est stérile. Tu ne comptes pas abdiquer. Et je ne compte pas te donner raison. En soi, nous pouvons poursuivre notre petit duel verbal jusqu’à la tombée de la nuit et même au-delà, qu’aucun de nous ne cédera à l’autre. Il nous est probablement impossible de nous comprendre. Alors je fais comme avec la Guerrière, je ne réponds plus. À quoi bon ? Cela prolonge le moment sans qu’il ne soit bénéfique pour l’un ou l’autre. Et je sais par expérience qu’on ne change pas les opinions d’une Créature, ni d’un Humain. Enfin cela peut se faire, mais ce n’est guère aisé. Et je te présente donc la dague, prix à payer pour ma survie en cet instant. Tu l’observes un moment avant de t’en saisir avec autorité. Et tu la lèves pour mieux observer sa garde et ses pierreries. J’abaisse les mains revenant flatter la tête du Loup et les plumes du Corbeau. Un bref regard m’apprend que mon cheval n’a guère bougé.

Méfiant, je te regarde admirer l’objet sans bouger. Je n’ai aucune confiance en ta personne. Et je ne relève même pas ce que tu murmures. Peu m’importe ce que tu feras de la dague. Elle est tienne maintenant, car c’est ainsi que les objets changent de propriétaire par don, marchandage ou vol. Quand tu confirmes que je peux partir, j’ai un mouvement de la tête en guise de salut. Et je fais demi-tour prêt à rejoindre mes affaires pour regagner un lieu plus hospitalier envers ma personne : la forêt bordant la plage. J’ai bien compris que si je te rencontre à nouveau, il faudra à nouveau marchander ma vie. Et j’espère presque ne jamais devoir revenir ou te revoir. Cependant ta voix m’arrête dans mes pas. Je tourne la tête pour t’observer, sourcils froncés. « Morrigan se déplacer pour une dague ? », je réponds à ton trait d’humour avec un sourire. « Sois tranquille toute fougueuse qu’elle est, elle ne viendra pas t’embrocher, ni déclarer une guerre pour un simple objet. » J’en ai la certitude.

J’acquiesce une nouvelle fois de la tête. Et je reprends ma marche. Je ramasse en passant mon arc et mes flèches ainsi que mon bâton druidique. Ma besace est reprise également. Puis je remets le tout sur mon cheval. Après un dernier regard pour ta personne, je monte à cheval et je tourne la bride vers la forêt. Un simple sifflement rappelle le Loup, qui revient en trottinant près de ma monture. Le Corbeau, lui, se contente de s’envoler et d’errer loin au-dessus de moi dans les airs. D’un pas tranquille je rejoins le couvert des bois pour reprendre mon chemin, désireux de m’éloigner de cette étrange rencontre…

[Conversation terminée]

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