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 Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]

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Lebor Gabála Érenn

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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptyVen 28 Déc - 17:54

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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptySam 29 Déc - 0:22

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Je sens mes joues devenir cramoisie, autant de colère que de gêne, mes lèvres se pincent doucement. « La luxure. C'est la luxure qui est condamnable... » finis je par dire en fronçant les sourcils. L'amour charnel hors mariage est considéré comme un péché, rien de plus, rien de moins. « Hors mariage. » précisais je le front rouge d'embarras. A vrai dire, je ne m'étais jamais posé de questions, je n'avais aucun désir, quelqu'il soit...Du moins, c'était ce dont je voulais me persuader mais était ce aussi simple ? Lorsque je le regardais je savais que rien ne l'était. Et malgré moi, je lâchais un aveu, juste un murmure, un chuchotement  qu'il entendit malgré tout. J'aurais voulu détourner le regard mais il demeurait prisonnier du sien, même lorsqu'il s'approcha assez prêt de moi. Je vis une vague rose parer ses joues, parfait miroir de celui qui marquait les miennes. J'aurais préféré qu'il se taise, qu'il ignore mes mots ou les oublie aussitôt entendu. Mais c'était trop lui demander n'est ce pas. J'aurais voulu poser ma main sur sa bouche pour le faire taire mais mon corps restait comme paralysé, m'obligeant a écouter. L'écouter décrire ce qui me torturait, ce que je ne comprenais pas, ce que je maudissais parfois, au cœur de la nuit. Et au milieu de la douleur qui éclos dans ma poitrine, il y a une lueur qui s'éveille, comme un espoir, une vague de chaleur intense et douce, qui heurte ma raison avec force....Je n'ai pas conscience de l'unique larme qui m'échappe. « Je...Je n'ai pas le droit... » De quoi ? Je ne le sais pas moi même...Je voudrais juste m'échapper, être loin de lui pour retrouver ma détermination, ma raison mais au lieu de cela je m'enfonce inexorablement.

Je ne voulais pas qu'il le sache, qu'importe comment, je ne voulais pas qu'il voit cette faille là en moi, mais il est trop tard pour avoir des remords...Et l'idée de lâcher mes compagnons d'arme sur lui m'est intolérable. « Jamais. » crachais je avec une flamme dévorante dans les yeux. Si je ne le pouvais pas, personne ne le pourra. C'était irrationnel, totalement incompréhensible mais c'était, le nœud de mon cœur, la dague fichée profondément dans mon âme. Et il continue, impitoyable, cruel par certains cotés, m'obligeant a voir une vérité que j'avais niée jusque là. « Tais toi... » Mais ce n'est pas ce filet de voix qui peut le stopper, je le sais, alors, je ne peux que subir, écouter et entendre mon cœur se fendre et saigner alors même qu'une étrange exaltation se débattait dans les débris ainsi éparpillés. La glace de mes iris vacille. Je t'aime...Personne ne m'a jamais aimée, de quelque façon que ce soit. C'est lorsque je lève les yeux pour le voir que je réalise que j'ai avancé, sans même en avoir conscience, sans que je ne le veuille. Juste une fois....je voulais savoir...Ce que je cherchais, ce dont j'avais besoin...Peut être se trompait il, peut être était ce juste...une folie passagère... Même si le murmure qui me hantait sans cesse ricanait doucement dans l'ombre. Juste une fois...Et j’exhale un soupir étrangement apaisé lorsque j'enlace sa nuque, que mon corps épouse le sien. Je niche mon visage au creux de son épaule, humant l'odeur boisée qui lui est propre. Sa chaleur se propage en moi, adoucissant les courbes de ce que je suis, éveillant un monde de tendresse, et je ferme les yeux. Juste une fois. Un instant. Juste pour savoir...Puis, je réalise ce que je suis en train de faire et mes doigts se crispent un instant sur sa nuque avant que je ne le lâche, reculant avec lenteur tout en lui dérobant mon regard qui laisserait bien trop voir mon trouble, la torture délicieusement pernicieuse qu'a été cette étreinte, le rappel cruel de ce que je suis et de ce qu'il est... Mes yeux se durcissent et j'enfouis profondément en moi la souffrance de me séparer de lui, le délice qu'a été cet instant. Je veux oublier. Je dois oublier mais je sais déjà que je ne le pourrais pas, que l'ombre de ses bras autour de moi restera.

Alors lorsqu'il évoque ma lance, je me jette sur l'occasion, me faisant un peu trop mordante un peu trop sèche. Un peu surprise, je regarde ma lance d'un œil neuf, je ne m'étais jamais vraiment intéressée aux symboles qui la ornait. « Elle a embroché le cœur d'un enfant...C'est pour cela que je l'ai prise après avoir tué le meurtrier. Qu'importe sa magie, elle était déjà couverte de sang...peut être qu'elle me convient bien... » il y a un peu d'amertume dans mes mots. Je tique légèrement. « Je ne sais si cela est une bonne chose... » qu'une telle arme me choisisse...mais était ce seulement le cas ? « C'est ça. Elle perd son caractère païen et devient une arme de Dieu... » Je taisais mes doutes comme je le faisais toujours. J'avais été élevée par Dieu, durement, tristement peut être mais il n'y avait toujours eu que Lui...Et maintenant ? Me demandais je en levant les yeux sur le druide. Maintenant il y a lui.

Mais je préfère repousser ces pensées pour me concentrer sur notre survie...Qui passe par une exploration périlleuse, du moins, je le crois mais j'ose espérer un chemin tranquille... Et je ne peux m'empêcher de lui faire part de ma surprise. Peu d'entre nous savent lire, encore moins les femmes en vérité, moi ? Je suis une exception ou alors mon père d'adoption ne m'a jamais considérée comme une femme, je ne sais pas. « Il n'y a que les moines ou les religieuses ou encore les nobles qui savent lire chez nous...Moi je sais parce que j'ai voulu apprendre, mais cela reste rare...Mais je ne m'attendais pas a ce que tu apprenne le Latin, après tout, ce n'est pas votre langue. » En vérité, je connais très peu de choses sur la culture celtique et hérétique. C'est sans doute une erreur d'ailleurs mais je n'avais pas été conditionnée pour ça, même si cela allait a l'encontre de ma curiosité naturelle. Mais je n'ai pas besoin de poser de question pour qu'il me parle simplement. Je ne sais ce que signifie les runes, j'en ai déjà vu gravée sur la pierre mais c'était bien tout. Je fronce le nez. « De la divination dans les os ou la pierre ? Ce n'est pas possible, les projets de Dieu sont et restent insondables, même si Il en a un pour chacun d'entre nous... »  je réfléchis un instant. « moui donc autant jeter des dés en somme...De toute façon, qu'importe le chemin, on ne dévie jamais de ce qui a été prévu pour nous... » Alors quoi ? Dieu avait il prévu sa venue a lui ? Le trouble qui était le mien ? Me mettait il a l'épreuve ou n'était ce que ce a quoi il me destinait ? A lui ? Je n'en savais rien... Pour m'occuper l'esprit, je préfère me diriger vers l'escalier sombre qui demeure notre seul chemin et je dois dire qu'arriver en bas, je serais presque désespérée...  « Allons tout droit. » décidais je en serrant mes doigts autour de ma lance. Cela dit, ce n'était peut être pas une bonne idée lorsqu'un lointain frottement me parvint...mais si lointain...Je fronçai les sourcils. « Tu as entendu ? »
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Lucán
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptyLun 31 Déc - 10:02

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Un léger soupir m’échappe quand tu réponds. « Le mariage. Encore un rite qui diffère, la manière de voir les unions aussi. », je murmure lentement. « Le plaisir même charnel n’est pas un pêché. Pas chez les miens. » Mais tellement de choses sont liées à nos origines et nos éducations, à notre foi. Mais ne suis-je pas mal placé pour en parler, moi qui n’aie jamais eu de relation charnelle avec une femme ? Et la conversation demeure embarrassante. Tes joues sont aussi rougies que les miennes. Pourtant, je m’entête à poursuivre. Je veux pourvoir dire au moins une fois ce genre de choses, que tu comprennes que si je te perturbe, c’est réciproque. On ne parle jamais de cela. Et tu me vois comme celui, qui te perturbe et qui reste de marbre. Mais ce n’est pas vrai. Et j’ignore comment on va sortir de ce piège, si on survivra. Et si c’est le cas. Quand est-ce que je te reverrais ? Alors autant tout se dire maintenant.

Alors plus proche de toi, le regard ancré dans le tien, je poursuis. « Pas le droit de quoi ? », je demande compétemment perdu. Pourquoi y a-t-il autant de barrières, qui semblent conditionner ce que tu peux ressentir, dire ou faire ? Quel genre de Dieu impose autant de neutralité et efface autant les émotions humaines ? Pour les Feys rien n’est plus beau que l’amour. Mais pour vous, les Chrétiens rien ne vaut que la souffrance pour complaire à votre Dieu. « Je le trouve cruel ton Dieu. Quand je vous écoute, et je vois ce que vous sacrifiez, que vous vivez dans la souffrance… Quel genre de Dieu exige cela ? », je murmure dans l’incompréhension totale. « Je ne fais rien de mal en t’aimant. » Et je continuerais, incapable de me détourner de toi. « J’essaie de te comprendre, de comprendre tes croyances. Mais je n’y trouve rien de doux ou d’agréable. », j’ajoute vaguement perdu. Cela dit tu ne comprends pas les miennes.

Et malgré ta supplique, je poursuis. Et à un moment, je me tais. Je pense que tout est dit. J’ai le souffle court comme si j’avais couru. Mon cœur bat vite et fort. Et je n’ajoute rien, surpris que tu viennes plus proche. Mon regard reste accroché au tien de longues minutes. Et je me tends un peu quand tu enlaces ma nuque. Il me faut peu de temps pour que je te rende ton étreinte, passant mes bras autour de ta taille et déposant mes mains dans le bas de ton dos. Je ferme les yeux, et j’appuie ma joue contre ta chevelure de feu. Je savoure la chaleur qui naît en moi. Ton corps pressé contre le mien est étrangement doux et chaud. Ton odeur m’envahit doucement. Cela semble si agréable et doux. Pourquoi considères-tu cela comme interdit et mal ? Ton odeur envahit mes poumons. Et je la savoure jusqu’à ce que tu te détaches de moi. Et nos regards ne se rencontrent plus alors que je fixe le sol. J’ai froid d’un seul coup. Au moins aurais-je un souvenir tangible à chérir.

Et je prends la première déviation possible en parlant magie et armes magiques. Et je t’explique quelques bases sur les lois, qui régissent ce genre d’objets. Mon regard revient sur toi un instant. Je me contente d’acquiescer ne sachant trop quoi répondre. « Qu’elle te soit destinée ? », je questionne. Je n’ai pas la même opinion sur ce genre d’objet que toi. Je ne la vois pas comme maléfique, contrairement à toi. Et je t’interroge sur le sens que tu donnes au fait qu’elle est bénie. Je pense comprendre le principe, je suppose. Et ensuite, je prends le seul chemin possible : un couloir bien sombre. Et nous sommes chanceux, que le feu ne peut consumer mon bâton druidique. Sinon nous finirions dans le noir complet. Et je prends le temps d’observer des écritures étranges sur le mur au-dessus d’une flèche.

Tu sembles surprise de mon savoir. « Ma foi, nous sommes un peu les intellectuels de notre peuple. De plus, il fallait bien connaître le Latin pour commercer avec les Romains et les autres peuples étant leurs descendants. » Certes Eire est une île, mais elle a toujours entretenu des relations commerciales avec les peuples vivant de l’autre côté de la mer. Et fût un temps, la grande Rome était à nos portes. Et quand il faut rédiger des traités, il faut bien que quelqu’un maîtrise l’écriture et une langue plus universelle que le celte et l’irlandais. Comme je fais un peu d’humour sur les runes, je t’explique finalement comment on les utilise. « Vraiment ? Vous ne vous en remettez jamais à votre Dieu pour décider à votre place ? », je questionne amusé. « Qu’y-t-ail de mal quand on hésite à demander au hasard ou aux divinités de nous indiquer le chemin ? » N’est-ce pas ce que vous faites, quand vous priez votre Dieu de vous montrer la voie et pensez avoir sa réponse dans un signe quelconque ? De ce que j’ai peu observer des Chrétiens, ils justifient tout par la volonté de Dieu, mais ils l’interprètent bien souvent à leur guise, selon ce qui les arrange.

La descente de l’escalier est longue. Et la déception est grande quand on se retrouve face à trois couloirs différents. Je te lance un regard, te laissant choisir. Peut-être que ton Dieu sait quelle voie emprunter pour rentrer chez nous ? Peut-être devrais-je invoquer en prière mes propres divinités pour qu’elles nous montrent le chemin à suivre ? Qu’en sais-je. Je me sens bien dépourvu dans cette époque et cette contrée inconnue. Je sais juste ce que je dois trouver pour rentrer chez nous. Et tu décides de prendre le couloir du milieu, je me contente d’acquiescer. Du moins, jusqu’à ce qu’un bruit nous parvienne. Je me statufie un instant, les muscles tendus. Je suis réaliste, pour utiliser mon arc-à-flèches, il me faut lâcher le bâton. Or il est notre seule source de lumière. « Malheureusement oui. », je réponds en serrant mes doigts autour du bâton druidique. De ma main libre, je sors une lame, qui était cachée dans mon dos et qui a été forgée sur demande de Morrigan par des Feys. « Quoique ce soit, ce ne sera pas un allié. » J’en ai la certitude au plus profond de moi, alors qu’un de mes pieds glisse en arrière pour assurer mon appui. Il ne reste qu’à attendre pour savoir ce qui va arriver…

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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptyDim 6 Jan - 1:52

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Cette conversation me met mal à l'aise. Terriblement. J'ai les joues tellement chaudes que je me demande un instant si il est possible d'y faire cuire un œuf. « Ce serait difficile de t'expliquer.... » Ou plutôt je ne veux pas a avoir a te le dire. Parce que...cela remue trop de chose en moi, des amertumes, des frustrations, des incompréhensions que je ne veux pas voir revivre. Non. Je ne peux pas le permettre. Je ferme les yeux un instant, cachant la douleur qui les anime d'une lueur terriblement triste. Pourquoi je n'ai pas le droit de ressentir tout ça ? Parce que je ne suis personne. Juste une âme qui pleure le pardon divin, qui aspire a son Souffle. Mais avec lui, mon âme vibrait, scintillait trop fort, elle oubliait a qui elle était dédiée, oubliait quel était son devoir et la larme qui m'échappe trace un sillon acide sur ma joue. « ...D'oublier ce que je suis.... » pas qui j'étais. Parce que cela, quelque part, je le voyais dans ses yeux lorsqu'il les posait sur moi. Puis je les rouvris subitement. « Je ne souffre pas a cause de Lui...je souffre a cause de toi...Je ne sais pas si tu es ce qu'Il souhaite pour moi ou juste une épreuve qu'Il dépose sur ma route pour m'éprouver... Je ne sais pas... » Une lueur de douleur traverse un instant mes iris, suivit par une tendresse étrange, maladroite. « Personne ne m'aime comme tu le fais.... » murmurais je parce que cet amour, qu'importe ce qu'il était, il était doux, pur, presque trop tendre sur mon âme blessée.

Alors que tendre, il ne l'est pas, assénant, martelant, jugeant. Un parfait miroir de mon cœur, de mon âme sanguinolente. J'ai envie...je ne sais pas ce dont j'ai envie, ou peut être que je ne le sais que trop bien. Ses bras autour de moi, son corps contre le mien, cette impression cruelle d'être enfin arrivée, comme un but que l'on atteint sans jamais pouvoir ne serait ce que l'effleurer. Il est une minute sans âge, sans nom, suspendue et dans laquelle je me noie, une minute où je suis dépouillée, nue et nichée contre lui, parfaitement à ma place. Tellement que cela m'effraie. Et je recule, les yeux dissimulés pour qu'il ne puisse les voir. Je rêverais longtemps de cette étreinte. Je ne suis que trop consciente du monde qu'elle m'a entrouvert. Un monde qui me murmure qu'il serait divin de me laisser aimer par lui...Totalement. Mais je sais que je ne peux, que je ne dois me laisser aller a ce murmure, malgré mon envie, mon désir si grand. Ma faiblesse. Mon péché. Lui.

J'inspire doucement. Je voudrais tuer mon cœur pour qu'il cesse de s'affoler, de battre au rythme d'une exaltation étrange mais parfaite. Je me secoue. « Oui. » fis je simplement lorsqu'il me demande ce qui me perturbe. Mais peut être ais je tord, peut être que cette arme était faite pour moi dès le départ.

Je suis presque soulagée de m'enfoncer dans le noir. Presque parce que je ne suis que trop consciente de sa présence et, malgré moi, j'ai peur pour lui. Ce sentiment honni qui m'était étranger avant lui. Pour un peu, je rirais de moi même. Et ma surprise se mue en compréhension lorsqu'il m'explique pourquoi il sait lire le latin. « C'est logique. Et puis c'est un parlé commun a beaucoup de peuple. Si je parlais franc, tu n'y comprendrais goutte. » Il y a quelque chose d'amusant a le taquiner. Un sentiment nouveau que je n'avais jamais expérimenté avec lui. « Non, nous partons du principe que, qu'importe nos décisions, elles avaient un but divin. A nous de savoir lequel. Le dé que nous lançons est il véritablement un hasard ou le Souffle de Dieu ? Nul ne peut réellement le dire. » Je lève mon regard sur lui. « Toi. Je ne sais pas si tu es un hasard ou son Souffle sur ma vie. » puis je détourne les yeux en haussant une épaule. «  Nous prions. » répondis je a sa question avant de me décider a avancer...Dans un escalier qui ne m'inspirait aucune confiance.

Seulement ce n'était rien face a ce qui nous attendait en bas. Si je pris la bonne décision ? A vrai dire, au vu de ce que j'entendais au loin, je n'en étais pas persuadée. Je pose mon regard gris sur son visage et hoche légèrement la tête. Nous ne serons pas tranquille. J'éprouve un instant la souplesse de mon poignet. C'était encore raide et douloureux. Mais je ferais avec. « J'ai plus d'allonge que toi, reste derrière moi. » De plus, il avait une main prise moi pas. « Avançons doucement. » conseillais je avant de faire un pas, puis un autre....

Pour rencontrer l'horreur. Une carapace luisante. Des pattes qui m'apparaissaient immenses. Une paire de mandibules.... « Par tous les Saints... » Blêmis je en reculant instinctivement. La chose émit une sorte de cri strident mais ne semblait pas nous avoir repérer. Pas encore du moins. Repérant un petit renfoncement, j'y poussai Lucan, nous plaquant contre le mur dans l'espoir que la chose avait une vision moindre. C'était gros, énorme, maléfique... « Qu'est ce que c'est que cette chose... » murmurais je en risquant un coup d'oeil. Mais la lueur de la torche était moindre et...Elle nous rendait visible...
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptyMar 8 Jan - 8:58

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Et je te regarde. Il y a une certaine souffrance, qui émane de toi, tout autant que de moi. Il y a tellement de choses, qui nous séparent. Parce que quelque part, on sait tous les deux qu’on ne peut pas partager ses sentiments. « Si je te fais souffrir, tu devrais éviter de me revoir une fois qu’on sera rentré chez nous. Je ne veux pas être cause de ton mal. », je murmure doucement. Et cela me déchire, mais je ne veux pas être responsable des larmes, qui restent dans tes yeux. Une seule s’échappe. Et j’ai un vague sourire, quand tu dis que personne ne t’aime comme je t’aime. « Tu mérites d’être aimée. » À mes yeux, c’est un droit qu’on a tous d’une certaine manière. Et peu importe ce que tu penses, mes sentiments ne changeront guère. Et notre étreinte est aussi douce qu’elle est cruelle. Elle n’apaise pas tout en nous. Et elle donne un goût amer de ce qu’on aurait pu avoir si je n’étais pas Druide, et si tu n’étais pas Chrétienne. L’espoir est bien douloureux, le savoir aussi. Mais je te libère quand tu recules. Je sais que j’ai déjà eu beaucoup. Parce que tu m’as offert un présent inestimable, que je chérirais le restant de ma vie.

Puis le sujet de conversation change, et nous parlons de ta lance magique. Je ne pense pas que tu maîtrises tout ce qui est lié à ce genre d’objet fabriqué par les Feys. C’est un savoir complexe et bien ancien. Je ne peux même pas prétendre le détenir complètement. Et nous avançons dans le seul couloir existant, découvrant cette étrange antre, qui semble être faite par la main des hommes. Et je t’apprends que je sais lire, ce qui semble te surprendre. « Je pourrais parler celte, tu ne me comprendrais point non plus. Le latin tout le monde le parle, ou presque », j’approuve tes dires. Je pourrais même parler le langage des Feys, mais trop peu de personne le comprenne. Je t’écoute commenter nos habitudes de questionner les runes. « Peut-être que les Dieux nous parlent par les runes. Mais ce n’est pas une pratique que je maîtrise alors... » L’Ancien ne me l’a pas enseigné. « Nous les prions aussi. Et ils nous répondent parfois. » Parce qu’ils ne se manifestent pas systématiquement non plus.

Puis c’est la descente des escaliers, dans la pénombre, qui semble sans fin. Et je te laisse choisir le couloir, dont un crissement qui n’annonce rien de bien bon. Je sors ma dague. En combat, mon Glamour m’est totalement inutile alors. Cela dit si je lâche le bâton druidique, nous serons définitivement dans le noir complet, puisqu’aucune lumière ne parvient de nul part. « D’accord. », j’acquiesce te laissant passer devant. Et nous nous engageons dans le couloir du milieu, lentement et prudemment. Ma main reste serrée autour du bâton, qui éclaire faiblement les ténèbres. Et face à nous se dresse un … monstre ou un animal géant au choix. Je fronce des sourcils, analysant la forme animale. Mais tu es plus rapide que moi, nous poussant dans un recoin hors de sa vue. « Une fourmi », je réponds à ta question. « Géante, mais ressemble à une fourmi. Et je doute qu’elle nous voie. Elle vit dans le noir complet, elle doit être aveugle. », je murmure, car tu es près de moi et inutile de crier. Si elle n’a pas besoin de voir, elle a sûrement une très bonne ouïe. Reste à faire silence et espérer que l’animal monstrueux avancera sans nous remarquer ou sentir….
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptyMer 9 Jan - 18:00

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Ne plus le voir...En serais je seulement capable ? Et même si je le décidais, serait ce seulement possible tant Dieu s'amusait a le placer sur mon chemin. Ne plus le voir. Il avait raison mais mon cœur se pinça si violemment que j'y portais une main. Ne plus le revoir. C'est pour le mieux, mais pourquoi ais je aussi mal en y pensant ? Je n'ai pas de mot sur ce qui me lie a lui, je hais ce lien, mais j'ai l'impression que rien ne pourra le briser, que ses crochets sont fichés si loin en moi qu'il m'est impossible de les extraire dorénavant... « Non. Je veux encore te voir. » Et rien que ce murmure, presque réticent apaise la douleur qui me broie la poitrine. « Te voir me fait mal mais ne pas le faire me fait encore plus souffrir. » Je bas des cils lorsqu'il affirme que je mérite l'amour. L'amour. Qu'est ce que l'amour ? Ce qui me lie a Dieu ? Ce qui me lie a lui ? Ce qui m’enchaîne a l'église ? Je ne sais pas et pourtant, ces quelques mots...Glisse sur mon cœur, comme une caresse. Etre quelqu'un aux yeux d'un autre. Non un tout, non une arme. Juste quelqu'un d'unique peut être...  « Alors aimes moi....Toujours. » Il y a comme une supplique je ne comprends pas dans ma voix, alors je cherche une réponse dans ses bras, contre sa poitrine, au creux de son cou, baignée de son parfum, enlacée comme jamais je ne l'es été. Je cherche une réponse qui m'échappe encore et encore mais que je sais là, quelque part.

Me séparer de lui laissa un vide, étrange et intense. Je rêverais encore de ses bras autour de moi, de la sensation immatérielle d'être protégée et chérie. Une unique fois. Éphémère alors que déjà je me reprends et redeviens ce que je suis malgré tout, malgré lui. J'en apprends plus sur lui et je me prends a sourire légèrement parce qu'il sait le faire. Je cligne des yeux lorsqu'il parle des runes. Ce concept m'est tellement étranger. « Pour nous, il n'y a pas de hasard justement. Parce que tout est déjà décidé. » Mais alors...Non, je ne voulais pas y penser. Pas maintenant. Pas encore. « Nous aussi..juste que nous ne pouvons parfois pas entendre sa voix. » Puis je pris le chemin en main, sans penser un instant que je nous jetais dans la gueule de l'enfer. Parce que cette chose ne pouvait sortir que de là. Immonde. Immense. Horrifique. Plaquée contre le druide, j'étais aux aguets, si tendue que même son souffle a mes oreilles ne me troubla pas. Je ne pouvais pas l'être. Pas quand ma vie ou le sienne était en jeu, c'était impossible.

Je m'étranglais presque...  « Une fourmi.. ? » Non, cette chose était une créature de Satan. « Non impossible...elles sont pas aussi...aussi grosse... » Murmurais je tandis qu'un frisson de répulsion remontait le long de ma nuque... « Dans la poche de ma tunique, celle de droite, derrière...Il y a des pièces, jette les le plus loin possible avec de la chance elle passera sans nous voir. » repris je rapidement a son oreille. Je ne voulais pas le faire moi même parce que je tenais ma lance a deux mains, sous mes fesses et je devais pouvoir réagir rapidement...Et j'avais peur que le bruit que je risquais de faire alerte la chose démoniaque.
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptyDim 13 Jan - 11:16

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Mon regard sombre ne te quitte guère. Je te regarde avec un mélange d’émotions tellement opposées. J’ignore ce qui domine en mon âme en cet instant. « Nul ne peut contraindre le Destin, ni le désir des Dieux. », je murmure finalement, quand tu repousses de toutes tes forces l’idée qu’on pourrait ne plus jamais se revoir. Cela serait certes plus douloureux, mais tellement plus simple aussi… Enfin, je crois. Parce que quand il s’agit de toi, je n’ai plus aucune certitude. Un léger sourire effleure mes lèvres, quand tu m’ordonnes presque de t’aimer pour toujours. Tu n’as même pas idée d’à quel point ma vie sera longue. Mais je ne veux pas me pencher sur cela, sur le fait que j’ai trop souvent mangé des fruits des Feys et que cela a changé ma mortalité. « Comme si tu avais besoin de le demander… », je souffle en réponse. Peu importe le reste, mon amour pour toi demeurera inchangé. J’en ai la certitude. Je n’aimerais personne comme je t’aime, toi.

Pour ramener le calme en mon être, plus que perturbé par notre conversation, je parle de choses plus communes. Il y a les armes magiques, et puis le fait que je sais lire certaines langues. On évoque aussi le hasard et le destin, la manière dont ton Dieu et mes Divinités nous guident et nous répondent. Il n’y a aucun jugement en moi, aucune volonté de te convaincre. Je t’explique juste ce que tu ne sembles pas connaître avec douceur et patiente. Et je te regarde alors que tu me dis que tout est tracé. J’ouvre la bouche pour te contredire, mais au final je préfère le silence. J’ai des visions, du passé et du futur. Si je peux prédire ce qui arrivera, alors cela signifie que l’avenir n’est pas déjà écrit. Mais je doute qu’on arrive à un compromis sur le sujet. Et au vu de la situation, de nos blessures en partie guéries, mieux vaut conserver nos forces pour ce qui suivra… Rien n’est jamais simple de toute manière dans ce genre de situation.

Et la descente nous mène à des couloirs et à une rencontre dont je me serais bien passé. J’observe rapidement l’animal géant, reconnaissant la forme et l’espèce. Bon j’avoue qu’en théorie elles sont plus petites, mais c’est les mêmes mandibules, nombre de pattes et forme du corps. Et je n’anticipe pas quand tu me pousses dans un coin du mur, collant ton corps au mien. Mes doigts se resserrent sur le bâton druidique et la dague. Pourtant avec un calme inimitable, au vu de la situation, je murmure une réponse à ta question. Et je te fais remarquer qu’elle vit dans le noir complet et doit donc être aveugle. « Oui une fourmi. Si tu regardes ses pattes, mandibules et le corps… Bon elle est… Très, très grande mais ça reste une fourmi », je réplique sérieusement, analysant froidement la créature face à nous, qui avance lentement. « En théorie, non. », je réponds quand tu commentes sa taille impressionnante. « Mais… Les choses changent, les êtres vivants aussi. » Parce que je me rappelle de mon voyage dans un passé lointain avec Dagda, qui m’a fait me sentir bien petit face aux animaux de l’époque.

Je hausse des sourcils à ton ordre. J’ai un peu les mains occupées, mais j’aurais plus facile à les bouger que toi. Lentement je penche la tête en arrière. Ma main droite remonte et je glisse la dague entre mes dents. Ayant la main libre de tout mouvement, j’obéis à ton indication. Je glisse mon bras autour de toi et je cherche à tâtons ta poche droite. Finalement, je la trouve et j’arrive à glisser mes doigts à l’intérieur pour empoigner des pièces. Je ressors mes doigts lentement. Mon regard suit l’avancement de la fourmi. Je calcule rapidement la direction la plus appropriée pour l’éloigner de nous. Et surtout là où j’aurais le plus de chance de lancer la tout à une bonne distance. Autant la diriger par où on vient. J’inspire, la lame toujours coincée entre mes dents. Et je lance la poignée de pièces, qui va ricocher sur le sol dur quelques mètres plus loin, créant un tintement qui résonne dans la galerie. La fourmi pousse un cri strident avant de balancer la tête et de se diriger vers les pièces. Un soupir m’échappe. Et je récupère ma dague libérant ma bouche. « En théorie ce genre de créature vit en colonie. », je murmure en ramenant les yeux sur toi.
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptyDim 27 Jan - 11:28

Et la fin du monde sonna...

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Je ne sais pas ce que nous sommes. Ni l'un pour l'autre, ni ensemble. Tout ce que je sais, c'est mon cœur qui bat, mon sang qui bouillonne et cette étrange vibration sur ma peau. Je ne sais même pas ce que j'exige de lui, mais le fait est qu'il me l'offre sans concession. Etrangement, cela apaise la douleur qui erre dans ma poitrine, juste quelque mot, a peine un souffle comment peut il me faire autant d'effet ? Mieux valait sans doute passer a autre chose, mais serais je capable d'oublier cette conversation ? D'oublier la sécurité et la tendresse de ses bras autour de moi ? Je me suis déjà condamnée, je le sais avec une acuité terrible.

Il existe une sorte de trêve tacite dorénavant, je ne sais pas si cela est bon ou non. Mais je n'oublie pas notre priorité, sortir d'ici et retrouver notre monde et notre temps. Je ne suis pas à l'aise enfermée sous la terre. Je ne comprends pas de quoi sont fait les murs et le sol. Il y règne une fraîcheur certaine mais je me sens oppressée. Parler avec lui me détend même si je n'arrive pas totalement a comprendre sa croyance, même si j'y vois parfois des similarités avec la mienne, ce dont je me défendrais toujours. Etait ce trahir Dieu de laisser ma curiosité prendre parfois le pas sur mes croyances ? Honnêtement, je n'en savais rien mais la culpabilité n'était jamais bien loin de moi. Du moins en avais je la sensation. Nous nous enfonçâmes dans les profondeurs de l'endroit et ce que nous y croisions ne pouvait que sortir de l'enfer le plus noir. Prise d'une peur cruelle, je poussai le druide dans un renfoncement du mur, le protégeant de mon corps. Décision irrationnelle, dans une telle position je ne pourrais pas me battre efficacement. « Le futur a vu l'enfer se déverser sur terre ? Parce que c'est l'impression que j'en ai...Ce monstre...Ne peut pas être une créature de Dieu... » murmurais je saisie de frisson de dégoût. Mais nous ne pouvions pas rester ainsi, il fallait que la chose bouge, change de chemin ou nous ne pourrons pas avancer. Je songeais au sesterces que j'avais dans l'une de mes poches de ma tunique. Je lui fis par de mon plan, qui n'était pas parfait loin de là, mais il obeit.

Je pouvais sentir la tension qui émanait de lui tant j'étais proche de lui. Mais ce n'était pas dût au trouble, non, cela était l'effet du danger qui planait au dessus de nous. Une tension qui atteint des sommets lorsque la créature se mit en marche, poussant un cri qui me fit dresser les cheveux sur la tête, passant derrière moi. Je bloquai ma respiration, l'oreille aux aguets, le cœur au bord des lèvres. Puis, j'expirai de soulagement avant de lever les yeux sur Lucan. « Tu es....terriblement rassurant tu le sais ? » ironisais je en m'assurant que le danger était éloigné avant de reculer d'un pas. « Viens, ne trainons pas, sait on jamais si elle revient, je ne suis pas sûre d'avoir le dessus au vu de sa carapace. » Luisante et apparemment très solide. Il me faudrait enfoncer ma lance dans les jointures de son squelette et ...Même si j'étais douée, je n'étais pas sûre d'y arriver. Lui prenant la main, je continuais en silence durant quelques mètres avant de me retrouver devant...ce qui me semblait un cul de sac. « Oh bon sang ! » jurais je en avisant une espèce de porte, sans poignée, sans gonds....étrange ouvrage que voilà. Frustrée, je frappai le mur a coté sans faire attention. Dans un sifflement, la porte glissa pour disparaître dans le mur. Surprise, je fis un bond en arrière.... « Qu'esce que... » avant d'avancer prudemment.

C'était une grande salle rectangulaire, je pouvais voir une porte au fond ou ce qui y ressemblait. Il y avait des tables et des chaises fait dans une matière étrange et au fond, sur un mur, une énorme carte....Enfin je crois que c'était une carte.... « Qu'est ce que c'est que ça ? » je ne pouvais lire les annotations et cela était tellement différent de ce que je connaissais... « Lucan ? »
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptyMar 12 Fév - 13:33

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Je t’écoute sans trop commenter, avec un froncement de sourcils. J’attends qu’on se soit éloigné de la fourmi géante pour parler, craignant que nos voix ne l’attirent. « C’est quoi l’enfer ? », je questionne réellement curieux en te lançant un regard. Ce n’est pas une notion, qui m’est familière, ni liée à mes croyances. « J’ai déjà entendu ce mot dans la bouche de Chrétiens. Je me demande ce que c’est pour vous. Parce que nous n’en avons pas… Enfin je ne crois pas. » Peut-être que la notion existe aussi chez les Celtes, mais sous un autre nom. Et sans explication, je ne puis savoir. Finalement, nous prenons la direction opposée à notre amie trop grande. Je me demande ce qui a pu se passer dans le futur pour que les animaux soient si démesurés. Même si je sais que dans le passé, ils étaient encore plus imposants. Mais je ne te le mentionne point. Ce serait inutile. Tu peines déjà à accepter l’idée qu’on soit dans le futur, que les routes magiques puissent nous faire traverser les époques…

Et je te suis. Nous nous enfonçons de plus en plus dans les ténèbres. Et je cherche toujours à trouver une route magique pour revenir chez nous. Le plus rapidement possible, avant d’être définitivement coincé dans cet étrange maison créée par l’homme. Car elle n’a rien de naturel et ne peut être que l’œuvre des Hommes. Mes yeux tombent sur ta main, qui enserre la mienne comme si tu avais peur que je ne te suive pas et qu’on se perde. Lentement, j’entrelace nos doigts et je laisse mon pouce caresser un peu le dos de ta main de manière réconfortante. Mais le tunnel ne mène nulle part… « Elle est bien sortie de quelque part cette fourmi géante. », je murmure en posant ma paume sur le mur tiède. La matière m’est inconnue. Mais c’est solide. Cela dit, il faut bien qu’elle entre et sorte notre amie à six pattes. Quand tu jures, je tourne la tête vers toi pour te voir asséner un coup de poing à côté d’une porte. Ou du moins cela y ressemble.

Et cette dernière s’ouvre dans un bruit de sifflement assez inattendu. Ma main se resserre sur mon bâton druidique. « Au moins, elle s’est ouverte. », je commente simplement en m’approchant de toi et de la porte. Et nous entrons dans l’étrange pièce. Mon regard sombre observe avec attention chaque détail de cette pièce : porte, mobilier, et les panneaux étranges mis au mur. J’avance vers un de ces derniers avec un froncement de sourcils. « Aucune idée. », je réponds finalement à ta question alors que mes doigts viennent frôler l’étrange surface, qui semble bien lisse et refléter la pièce dans sa surface sombre. « Mais cela, tout ça, ça a été construit par l’Homme. Rien ne provient de la nature, c’est certain. » Finalement, je reviens près de la table et je tire une étrange chaise pour m’asseoir dessus un peu. Mon bâton druidique sert toujours à éclairer ce qui nous entoure. « Bon on peut souffler un moment vu la taille de la porte, la fourmi ne peut pas entrer ici. Et après je suppose qu’on sort par l’autre porte. », je commente en désignant l’autre ouverture.
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptySam 2 Mar - 15:22

Et la fin du monde sonna...

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Je lui jetai un coup d'oeil étrange, où la surprise et le soupçon se disputaient la place. Etait il sérieux ? Ah...Quelle question...Evidemment qu'il l'était, il n'y avait qu'une sincère curiosité dans ses yeux, des iris que j'avais appris a lire, presque malgré moi, surtout malgré moi en vérité. « Il y a certains crimes que même Dieu ne peut pardonner et pour lequel il n'existe aucune rédemption. Ce qui attend ces âmes là, plus noires que la nuit, est un océan de souffrance dans un brasier éternel. C'est cela l'Enfer...Je ne sais pas si vous avez un...endroit similaire. » répondis je lentement en m'interrogeant moi même sur son univers à lui. Un univers que je condamnais aveuglément, je le savais, mais j'étais conditionnée pour cela et je me prenais à me rebeller parfois contre cet enseignement...A cause de lui. « J'exagère peut être en disant que l'Enfer s'est déversé sur terre mais...cela ressemble un peu a l'Apocalypse annoncée dans nos plus vieux ouvrages. Je ne sais a quel point cela est possible mais... » je n'étais pas rassurée. Savoir cette immonde créature dans mon dos ne m'était pas retrouver une certaine sérénité. Non, mieux valait avancer très vite.

Sans même m'en rendre compte, je m'étais saisis de ses doigts, je ne savais pas trop pourquoi sur le moment et puis, au final, cela avait il de l'importance ? Oui certainement mais je préférais faire preuve de lâcheté et ne pas trouver de réponse a cette question. Perdue dans mes réflexions, je pris un temps infini a me rendre compte du piège dans lequel je nous avais poussé. Dépité et inquiète, je considérais l'espèce de porte qui nous bloquait le passage, jamais je n'aurais imaginé que frapper le coté la déverrouillerait. Sous mes yeux ébahis, elle disparue proprement dans le mur, comme si elle n'avait jamais existé. Prudemment, j'avançais dans la salle qui se découvrait à nos yeux. « C'est de la sorcellerie c'est pas possible... » grommelais je en veillant a me retrouver devant lui, au cas où. Ce que je découvris dans cette salle m'était totalement inconnu. Jusqu'a cet étrange dessin qui dévorait tout un pan de mur. Les tables et les chaises semblaient...fragiles et en même temps aussi solides que la pierre.

Fronçant les sourcils, je failli l'empêcher de toucher cette chose étrange, mais j'avortai mon geste a peine esquissé. « Par l'homme ? Je ne connais aucune de ces choses...Enfin si, leur utilité, une chaise reste une chaise mais...Que représente ces dessins ? Et cette étrange écriture... » Du bout de mes doigts, j'effleurais doucement la surface. Lisse, sans aucun doute, elle tiédissait sous ma peau. Je suivis le druide des yeux alors qu'il s'éloignait pour prendre place avant de porter mon regard sur la porte au fond. Puis je soupirai doucement. « Oui, reposons nous un peu, qui sait ce qu'il nous reste a parcourir pour trouver la sortie... » Et encore ce n'était qu'une partie de notre objectif. M'approchant, je posai ma lance sur la table avant de croiser mes doigts et d'étendre mes bras devant moi. Mes blessures me lançaient encore un peu, mais c'était grandement supportable. « Depuis combien de temps errons nous ? Je m'inquiète un peu, je n'ai pas de provisions avec moi...et je doute que nous trouvions ne serait ce que de l'eau à boire par ici. » je tournai sur moi même, laissant mon regard caresser l'environnement. « Est ce réellement encore notre monde ? J'ai beaucoup de mal a y croire en vérité. »
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptyMer 6 Mar - 18:34

Et la fin du monde sonna...

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Et je te regarde alors que tu me décris ce qu’est l’Enfer pour les tiens. Je ne commente pas le fait que du peu que je sais, être Chrétiens absout de tout crime. Je fronce un peu des sourcils. « Les Esprits vont dans le monde invisible, celui des Feys. Il est divisé en divers Sidh, des endroits si tu préfères. Selon ce que tu as fait et ce que tu étais de ton vivant tu iras dans un Sidh lumineux ou plus ténébreux. », j’explique finalement avec un hochement de tête. « La nuit de Samhain, les Esprits peuvent quitter l’autre monde, les portes étant ouvertes. Ils viennent hanter les vivants, leur jouer des tours ou se venger. », j’ajoute avec un léger sourire. Je sais c’est hérétique comme manière de voir les choses pour toi. Mais ce n’est pas pire que ton Enfer au fond. C’est aussi à ce moment-là que nous fêtons la fin de l’année et le début de la suivante. Le temps est cyclique. Nous recommençons donc un nouveau cycle après Samhain. L’Apocalypse donc, de mémoire c’est ce que vous appelez la fin du monde. « Je vois. », je murmure doucement. « Peut-être que c’est ce qui s’est passé. », je murmure. Ce n’est pas très encourageant pour nous.

Et nous avançons dans le long couloir sombre. Mon bâton druidique est notre seule source de lumière. Et c’est un cul-de-sac. Et nous découvrons une porte, qui n’a pas de poignée. Un soupir m’échappe alors que j’observe le mur face à moi, et que je le touche pour en connaître la matière. Et quand tu frappes le mur, la porte s’ouvre. « Oh non ce n’est pas de la magie. », je commente à ton exclamation. « Il n’y a aucune trace de Glamour ici. » Sinon je le verrais. Je le ressens toujours. Je n’hésite pas avant de pénétrer dans la pièce vide. Tout ce qui s’y trouve est en partie étrange et familier. En soi une chaise reste une chaise et une table une table. Mais les murs sont décorés d’étranges surfaces. J’en touche une pour m’assurer qu’elle est solide. Pendant ce temps-là tu t’intéresses à l’étrange dessin accroché au mur. « On dirait une carte, non ? », je te questionne après t’avoir lancé un regard.

Je me tourne définitivement vers toi. « Oui, rien de tout ça ne peut être la Création de la Nature. », je réplique en haussant des épaules. « Une route magique nous a amené dans le futur… J’ignore l’époque exacte et le lieu. Je suppose que les choses ont changé avec les années et siècles. » Je n’ai pas de meilleure explication à t’offrir. Et je finis par m’asseoir sur une chaise. Je souffle un peu. Je passe ma main libre dans mes cheveux. « Le moins long possible le chemin. », je déclare en fermant un instant les yeux. « Il faut que je trouve une route magique pour nous rentrer. » Et de préférence relativement vite. Ce monde est trop étrange. Je m’en sortirais mieux si on finissait dans un Sidh. Et je reporte mes yeux sombres sur toi, quand tu t’installes face à moi. « Un peu moins d’une journée complète. », je réponds en fronçant des sourcils. « Sans voir le soleil, il m’est compliqué de calculer le temps, qui s’écoule. », j’ajoute lentement. « J’ai des quoi manger, mais très peu d’eau. Trouver de l’eau doit être notre premier objectif. », je déclare après une légère réflexion. « Manger sera plus simple. On doit pouvoir chasser. » Enfin je l’espère. Un soupir m’échappe. « Oui, ça l’est toujours. », je te réponds. Je penche un peu la tête. « On devrait réfléchir à un plan et faire un inventaire de ce que l’on a. Et fouiller la pièce. », je propose en désignant d’étranges coffres verticaux avec poignée.
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptyDim 10 Mar - 15:25

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

« Des Sidhs ? »  j'avais déjà entendu ce terme dans la bouche des païens. Bizarrement, venant de lui je trouvais le mot moins menaçant. Je penchais légèrement la tête, pensive. « C'est un peu similaire... » avouais je du bout des lèvres avant de pâlir légèrement lorsqu'il continua, me signant par réflexe. « Vos morts ne trouvent ils aucun repos ? » pour moi cette idée était...terrifiante. J'espérais que mon âme trouverait l'apaisement, la sérénité après ma mort, quel qu’est été ma vie. En le regardant, je me demandais parfois pourquoi il existait un peu de cette sérénité désirée en moi lorsqu'il me regardait...Me secouant mentalement, je nous lançais vers l'avant, butant sur un obstacle étrange que nous surmontions je ne sais comment... Sorcellerie. J'avais un mot tout trouvé mais il me contredit. Ma bouche se plissa un peu. « Ca reste tout de même... » mais je ne continuais pas ma phrase, me rendant subitement compte que j'avais pris ses paroles pour ce qu'elles étaient, sans même les juger ou les contredire...je détournai les yeux en pestant avant de sourire pour moi seule...tristement...Il était déjà trop tard … n'est ce pas ?

Je découvris en même temps que lui ce nouvel environnement. Étranger et familier en même temps et sa réflexion me tira de mes pensées. « Une carte ? » Je reculai légèrement pour la voir dans son ensemble... « le monde est il si vaste ? » me dis je a voix haute en sentant comme une terreur latente me parcourir le corps. Le monde...Etait il si grand ? Etais je donc si petite, si insignifiante ? Un frisson me parcourut la peau et je détournai un regard hanté de la carte, croisant le sien je m'y arrêtai, il n'y avait aucune peur dans ses yeux, aucun doute et cela me troublait bien trop. Je soupirais m'arrachant a ses iris pour parcourir ce qui nous entourait. «  Le futur est terrifiant.... » murmurais je doucement avant de revenir a des considérations bien plus présentes. Entendre sa voix emplit de doute me surprend et, sans même que j'y pense, je posai une paume sur sa joue. « Tu trouveras. » une certitude, étrange mais qui résonna dans ma voix, me surprenant moi même alors que je retire précipitamment ma main de son visage. Recherchant ma contenance, je m'installai face a lui, posant ma lance entre nous, goûtant un peu de repos. « Oui c'est trompeur, je m'y perds moi même..un peu moins d'une journée... » Je soupirai « Cela paraît une éternité en vérité... » Et cela m'inquiète, pour moi, pour lui, surtout pour lui. Puis je me passai une main sur le visage. « L'eau oui...La chasse me connait mais l'eau... » demeurait notre faiblesse.

Finalement, je croisai mes doigts devant mon visage, y posant mes lèvres, pensive avant de rependre. « Je n'ai rien, tout est resté sur mon cheval... » Puis, je suis sa main en fronçant les sourcils. « tu es sûr de toi ? Qui sait ce que nous trouverons dans ces...boites étranges... » Mais il a raison. Je serrai les poings avant de me lever, résolue. « Reste là. » j'empoignai ma lance et m'approchai de ces...casiers, boites....choses. Elles étaient nantie d'une poignée...La bouche sèche, j'y posai ma main avant de l'actionner, prête a fuir si quelque chose me sautait au visage...mais rien..il n'y avait que d'étrange paquet argenté avec une image dessus. Je les tâtai du bout de ma lance mais, rien n'arrivant, je m'en saisis. La texture était...bizarre... « Ca ressemble....a des haricots....Je crois... » Je posai le paquet sur une table adjacente, comme si c'était une bombe, et ouvrit un second casier...Cette fois, c'était d'étrange chose transparente, cela ressemblait vaguement a des gourdes...  « On dirait....De l'eau...dans...une chose bizarre.... »
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just] - Page 2 EmptyMar 9 Avr - 15:24

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

on regard foncé revient sur toi. « En fait, les Sidhs sont des lieux, qui dépendent souvent d’une Divinité ou Feys. Ils sont à l’image de leur propriétaire. Le monde invisible se superpose au nôtre. On est séparé par un voile, qui nous empêche de le voir, mais il existe des portes en quelque sorte. », j’explique avec un léger froncement de sourcils. Je suis assez familier de ce monde-là. « C’est parfois compliqué de savoir que tu es dans l’Annwvyn, si tu n’en connais pas les différences. » Elles sont assez minimes, puisqu’elles tiennent aux couleurs, à la luminosité ou à ce qu’on peut y rencontrer comme animal et Créature. Ta remarque me fait grimacer. « Si, ils le trouvent. Mais ils peuvent choisir de revenir, s’ils ont une dernière choses à faire. » Tous les Esprits ne quittent pas leur Sidh lors de la Samain. Notre vision de la mort est aussi différente que tout le reste. « Nous ne considérons pas la mort comme la fin de tout, mais comme le début d’un nouveau cycle. », j’ajoute avant de te suivre dans les méandres de cette cachette souterraine. Et je te corrige quand tu qualifies tout ce qui est inexplicable de magie. Cela n’en est pas. C’est purement humain comme création, même si je n’en comprends pas le fonctionnement.

Une à l’intérieur de la pièce, mon regard fait le tour des objets présents. Comme à chaque fois que j’erre en suivant une route, les choses sont familières et différentes. Pendant que tu t’intéresses à la carte du monde connu, j’observe les miroirs noirs. Puis je reviens vers toi et j’observe la carte. « On est très peu de choses à l’échelle de la Terre. », je murmure en observant les dessins, qui représentent le monde. « Oui, il est vaste. J’aimerais pouvoir le visiter. », je murmure quand nos regards se croisent. J’aimerais te rassurer, mais même si j’ai confiance en moi et que je suis serein, je sais aussi que le temps nous est compté. Et finalement, tu observes à ton tour le passé. « Tout ce qui est nouveau et étranger l’est », je commente sagement avant d’observer la carte un moment encore un moment. Je ne serais même pas dire où nous sommes… Et le doute perce un peu dans ma voix. Et je suis étonné du contact physique chaud sur ma joue et de la confiance que tu me portes. Je sens ma peau chauffée un peu au niveau du visage, alors que tu retires ta main lentement. Mon cœur rate doucement un battement avant de se stabiliser. Je dois rester concentrer sur la route magique à trouver.

Assis face à face, on tente de compter le temps qui s’est écoulé depuis notre réveil sur la dune au milieu de la nuit. « Difficile de savoir si dehors il fait nuit ou jour. », je grimace, ennuyé par la constatation. Et bien sur, il y a la base de la survie : eau et chasse. J’ai de quoi manger dans ma besace, mais rien qui ne nous permettra de tenir des jours. Par contre, je n’ai pas d’eau. Et vu la chaleur extérieure, c’est notre priorité. « Là, j’aurais aimé avoir l’eau comme élément au lieu du feu. », je lance avec humour. Mais alors on serait dans le noir complet, car je n’aurais jamais pu nous fournir la lumière d’un feu. Et je te mentionne les étranges coffres. « Cela ressemble à des coffres, mais mis à la verticale. On ne risque pas grand-chose à les ouvrir… », je commente avec une moue. Et je ne pense pas que nous ayons énormément d’options en ce moment. Je souris, amusé, quand tu m’ordonnes de ne pas bouger et que tu avances vers les boites.

J’obéis sagement, attendant que tu ouvres pour venir observer à mon tour leur contenu. Et mon regard tombe sur ce que tu as en main. Je plisse du nez et je fronce des sourcils. Bâton druidique toujours en main, je m’agenouille face à ce que doit être de la nourriture. Et tu inspectes le second coffre alors que je compte ce qui doit être une réserve alimentaire. Je me bouge pour venir plus prêt. « Bon il n’y a qu’un moyen de le savoir… », je commente. Je dépose en équilibre stable mon bâton druidique sur la table de manière à ce qu’il éclaire les boite. Et j’attrape une gourde… Je peine un peu à l’ouvrir. Mais une fois fait je renifle son contenu. « Aucune odeur. Cela doit être de l’eau. », je remarque en haussant des épaules avant d’avaler une gorgée du liquide. On verra bien ce qui arrivera…
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