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 Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]

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Lebor Gabála Érenn

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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Ven 28 Déc - 17:54

Le membre 'Lucán' a effectué l'action suivante : JOUETS DU DESTIN


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Aliénor Saint Just
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Sam 29 Déc - 0:22

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Je sens mes joues devenir cramoisie, autant de colère que de gêne, mes lèvres se pincent doucement. « La luxure. C'est la luxure qui est condamnable... » finis je par dire en fronçant les sourcils. L'amour charnel hors mariage est considéré comme un péché, rien de plus, rien de moins. « Hors mariage. » précisais je le front rouge d'embarras. A vrai dire, je ne m'étais jamais posé de questions, je n'avais aucun désir, quelqu'il soit...Du moins, c'était ce dont je voulais me persuader mais était ce aussi simple ? Lorsque je le regardais je savais que rien ne l'était. Et malgré moi, je lâchais un aveu, juste un murmure, un chuchotement  qu'il entendit malgré tout. J'aurais voulu détourner le regard mais il demeurait prisonnier du sien, même lorsqu'il s'approcha assez prêt de moi. Je vis une vague rose parer ses joues, parfait miroir de celui qui marquait les miennes. J'aurais préféré qu'il se taise, qu'il ignore mes mots ou les oublie aussitôt entendu. Mais c'était trop lui demander n'est ce pas. J'aurais voulu poser ma main sur sa bouche pour le faire taire mais mon corps restait comme paralysé, m'obligeant a écouter. L'écouter décrire ce qui me torturait, ce que je ne comprenais pas, ce que je maudissais parfois, au cœur de la nuit. Et au milieu de la douleur qui éclos dans ma poitrine, il y a une lueur qui s'éveille, comme un espoir, une vague de chaleur intense et douce, qui heurte ma raison avec force....Je n'ai pas conscience de l'unique larme qui m'échappe. « Je...Je n'ai pas le droit... » De quoi ? Je ne le sais pas moi même...Je voudrais juste m'échapper, être loin de lui pour retrouver ma détermination, ma raison mais au lieu de cela je m'enfonce inexorablement.

Je ne voulais pas qu'il le sache, qu'importe comment, je ne voulais pas qu'il voit cette faille là en moi, mais il est trop tard pour avoir des remords...Et l'idée de lâcher mes compagnons d'arme sur lui m'est intolérable. « Jamais. » crachais je avec une flamme dévorante dans les yeux. Si je ne le pouvais pas, personne ne le pourra. C'était irrationnel, totalement incompréhensible mais c'était, le nœud de mon cœur, la dague fichée profondément dans mon âme. Et il continue, impitoyable, cruel par certains cotés, m'obligeant a voir une vérité que j'avais niée jusque là. « Tais toi... » Mais ce n'est pas ce filet de voix qui peut le stopper, je le sais, alors, je ne peux que subir, écouter et entendre mon cœur se fendre et saigner alors même qu'une étrange exaltation se débattait dans les débris ainsi éparpillés. La glace de mes iris vacille. Je t'aime...Personne ne m'a jamais aimée, de quelque façon que ce soit. C'est lorsque je lève les yeux pour le voir que je réalise que j'ai avancé, sans même en avoir conscience, sans que je ne le veuille. Juste une fois....je voulais savoir...Ce que je cherchais, ce dont j'avais besoin...Peut être se trompait il, peut être était ce juste...une folie passagère... Même si le murmure qui me hantait sans cesse ricanait doucement dans l'ombre. Juste une fois...Et j’exhale un soupir étrangement apaisé lorsque j'enlace sa nuque, que mon corps épouse le sien. Je niche mon visage au creux de son épaule, humant l'odeur boisée qui lui est propre. Sa chaleur se propage en moi, adoucissant les courbes de ce que je suis, éveillant un monde de tendresse, et je ferme les yeux. Juste une fois. Un instant. Juste pour savoir...Puis, je réalise ce que je suis en train de faire et mes doigts se crispent un instant sur sa nuque avant que je ne le lâche, reculant avec lenteur tout en lui dérobant mon regard qui laisserait bien trop voir mon trouble, la torture délicieusement pernicieuse qu'a été cette étreinte, le rappel cruel de ce que je suis et de ce qu'il est... Mes yeux se durcissent et j'enfouis profondément en moi la souffrance de me séparer de lui, le délice qu'a été cet instant. Je veux oublier. Je dois oublier mais je sais déjà que je ne le pourrais pas, que l'ombre de ses bras autour de moi restera.

Alors lorsqu'il évoque ma lance, je me jette sur l'occasion, me faisant un peu trop mordante un peu trop sèche. Un peu surprise, je regarde ma lance d'un œil neuf, je ne m'étais jamais vraiment intéressée aux symboles qui la ornait. « Elle a embroché le cœur d'un enfant...C'est pour cela que je l'ai prise après avoir tué le meurtrier. Qu'importe sa magie, elle était déjà couverte de sang...peut être qu'elle me convient bien... » il y a un peu d'amertume dans mes mots. Je tique légèrement. « Je ne sais si cela est une bonne chose... » qu'une telle arme me choisisse...mais était ce seulement le cas ? « C'est ça. Elle perd son caractère païen et devient une arme de Dieu... » Je taisais mes doutes comme je le faisais toujours. J'avais été élevée par Dieu, durement, tristement peut être mais il n'y avait toujours eu que Lui...Et maintenant ? Me demandais je en levant les yeux sur le druide. Maintenant il y a lui.

Mais je préfère repousser ces pensées pour me concentrer sur notre survie...Qui passe par une exploration périlleuse, du moins, je le crois mais j'ose espérer un chemin tranquille... Et je ne peux m'empêcher de lui faire part de ma surprise. Peu d'entre nous savent lire, encore moins les femmes en vérité, moi ? Je suis une exception ou alors mon père d'adoption ne m'a jamais considérée comme une femme, je ne sais pas. « Il n'y a que les moines ou les religieuses ou encore les nobles qui savent lire chez nous...Moi je sais parce que j'ai voulu apprendre, mais cela reste rare...Mais je ne m'attendais pas a ce que tu apprenne le Latin, après tout, ce n'est pas votre langue. » En vérité, je connais très peu de choses sur la culture celtique et hérétique. C'est sans doute une erreur d'ailleurs mais je n'avais pas été conditionnée pour ça, même si cela allait a l'encontre de ma curiosité naturelle. Mais je n'ai pas besoin de poser de question pour qu'il me parle simplement. Je ne sais ce que signifie les runes, j'en ai déjà vu gravée sur la pierre mais c'était bien tout. Je fronce le nez. « De la divination dans les os ou la pierre ? Ce n'est pas possible, les projets de Dieu sont et restent insondables, même si Il en a un pour chacun d'entre nous... »  je réfléchis un instant. « moui donc autant jeter des dés en somme...De toute façon, qu'importe le chemin, on ne dévie jamais de ce qui a été prévu pour nous... » Alors quoi ? Dieu avait il prévu sa venue a lui ? Le trouble qui était le mien ? Me mettait il a l'épreuve ou n'était ce que ce a quoi il me destinait ? A lui ? Je n'en savais rien... Pour m'occuper l'esprit, je préfère me diriger vers l'escalier sombre qui demeure notre seul chemin et je dois dire qu'arriver en bas, je serais presque désespérée...  « Allons tout droit. » décidais je en serrant mes doigts autour de ma lance. Cela dit, ce n'était peut être pas une bonne idée lorsqu'un lointain frottement me parvint...mais si lointain...Je fronçai les sourcils. « Tu as entendu ? »
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Lucán
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Lun 31 Déc - 10:02

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Un léger soupir m’échappe quand tu réponds. « Le mariage. Encore un rite qui diffère, la manière de voir les unions aussi. », je murmure lentement. « Le plaisir même charnel n’est pas un pêché. Pas chez les miens. » Mais tellement de choses sont liées à nos origines et nos éducations, à notre foi. Mais ne suis-je pas mal placé pour en parler, moi qui n’aie jamais eu de relation charnelle avec une femme ? Et la conversation demeure embarrassante. Tes joues sont aussi rougies que les miennes. Pourtant, je m’entête à poursuivre. Je veux pourvoir dire au moins une fois ce genre de choses, que tu comprennes que si je te perturbe, c’est réciproque. On ne parle jamais de cela. Et tu me vois comme celui, qui te perturbe et qui reste de marbre. Mais ce n’est pas vrai. Et j’ignore comment on va sortir de ce piège, si on survivra. Et si c’est le cas. Quand est-ce que je te reverrais ? Alors autant tout se dire maintenant.

Alors plus proche de toi, le regard ancré dans le tien, je poursuis. « Pas le droit de quoi ? », je demande compétemment perdu. Pourquoi y a-t-il autant de barrières, qui semblent conditionner ce que tu peux ressentir, dire ou faire ? Quel genre de Dieu impose autant de neutralité et efface autant les émotions humaines ? Pour les Feys rien n’est plus beau que l’amour. Mais pour vous, les Chrétiens rien ne vaut que la souffrance pour complaire à votre Dieu. « Je le trouve cruel ton Dieu. Quand je vous écoute, et je vois ce que vous sacrifiez, que vous vivez dans la souffrance… Quel genre de Dieu exige cela ? », je murmure dans l’incompréhension totale. « Je ne fais rien de mal en t’aimant. » Et je continuerais, incapable de me détourner de toi. « J’essaie de te comprendre, de comprendre tes croyances. Mais je n’y trouve rien de doux ou d’agréable. », j’ajoute vaguement perdu. Cela dit tu ne comprends pas les miennes.

Et malgré ta supplique, je poursuis. Et à un moment, je me tais. Je pense que tout est dit. J’ai le souffle court comme si j’avais couru. Mon cœur bat vite et fort. Et je n’ajoute rien, surpris que tu viennes plus proche. Mon regard reste accroché au tien de longues minutes. Et je me tends un peu quand tu enlaces ma nuque. Il me faut peu de temps pour que je te rende ton étreinte, passant mes bras autour de ta taille et déposant mes mains dans le bas de ton dos. Je ferme les yeux, et j’appuie ma joue contre ta chevelure de feu. Je savoure la chaleur qui naît en moi. Ton corps pressé contre le mien est étrangement doux et chaud. Ton odeur m’envahit doucement. Cela semble si agréable et doux. Pourquoi considères-tu cela comme interdit et mal ? Ton odeur envahit mes poumons. Et je la savoure jusqu’à ce que tu te détaches de moi. Et nos regards ne se rencontrent plus alors que je fixe le sol. J’ai froid d’un seul coup. Au moins aurais-je un souvenir tangible à chérir.

Et je prends la première déviation possible en parlant magie et armes magiques. Et je t’explique quelques bases sur les lois, qui régissent ce genre d’objets. Mon regard revient sur toi un instant. Je me contente d’acquiescer ne sachant trop quoi répondre. « Qu’elle te soit destinée ? », je questionne. Je n’ai pas la même opinion sur ce genre d’objet que toi. Je ne la vois pas comme maléfique, contrairement à toi. Et je t’interroge sur le sens que tu donnes au fait qu’elle est bénie. Je pense comprendre le principe, je suppose. Et ensuite, je prends le seul chemin possible : un couloir bien sombre. Et nous sommes chanceux, que le feu ne peut consumer mon bâton druidique. Sinon nous finirions dans le noir complet. Et je prends le temps d’observer des écritures étranges sur le mur au-dessus d’une flèche.

Tu sembles surprise de mon savoir. « Ma foi, nous sommes un peu les intellectuels de notre peuple. De plus, il fallait bien connaître le Latin pour commercer avec les Romains et les autres peuples étant leurs descendants. » Certes Eire est une île, mais elle a toujours entretenu des relations commerciales avec les peuples vivant de l’autre côté de la mer. Et fût un temps, la grande Rome était à nos portes. Et quand il faut rédiger des traités, il faut bien que quelqu’un maîtrise l’écriture et une langue plus universelle que le celte et l’irlandais. Comme je fais un peu d’humour sur les runes, je t’explique finalement comment on les utilise. « Vraiment ? Vous ne vous en remettez jamais à votre Dieu pour décider à votre place ? », je questionne amusé. « Qu’y-t-ail de mal quand on hésite à demander au hasard ou aux divinités de nous indiquer le chemin ? » N’est-ce pas ce que vous faites, quand vous priez votre Dieu de vous montrer la voie et pensez avoir sa réponse dans un signe quelconque ? De ce que j’ai peu observer des Chrétiens, ils justifient tout par la volonté de Dieu, mais ils l’interprètent bien souvent à leur guise, selon ce qui les arrange.

La descente de l’escalier est longue. Et la déception est grande quand on se retrouve face à trois couloirs différents. Je te lance un regard, te laissant choisir. Peut-être que ton Dieu sait quelle voie emprunter pour rentrer chez nous ? Peut-être devrais-je invoquer en prière mes propres divinités pour qu’elles nous montrent le chemin à suivre ? Qu’en sais-je. Je me sens bien dépourvu dans cette époque et cette contrée inconnue. Je sais juste ce que je dois trouver pour rentrer chez nous. Et tu décides de prendre le couloir du milieu, je me contente d’acquiescer. Du moins, jusqu’à ce qu’un bruit nous parvienne. Je me statufie un instant, les muscles tendus. Je suis réaliste, pour utiliser mon arc-à-flèches, il me faut lâcher le bâton. Or il est notre seule source de lumière. « Malheureusement oui. », je réponds en serrant mes doigts autour du bâton druidique. De ma main libre, je sors une lame, qui était cachée dans mon dos et qui a été forgée sur demande de Morrigan par des Feys. « Quoique ce soit, ce ne sera pas un allié. » J’en ai la certitude au plus profond de moi, alors qu’un de mes pieds glisse en arrière pour assurer mon appui. Il ne reste qu’à attendre pour savoir ce qui va arriver…

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Aliénor Saint Just
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Dim 6 Jan - 1:52

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Cette conversation me met mal à l'aise. Terriblement. J'ai les joues tellement chaudes que je me demande un instant si il est possible d'y faire cuire un œuf. « Ce serait difficile de t'expliquer.... » Ou plutôt je ne veux pas a avoir a te le dire. Parce que...cela remue trop de chose en moi, des amertumes, des frustrations, des incompréhensions que je ne veux pas voir revivre. Non. Je ne peux pas le permettre. Je ferme les yeux un instant, cachant la douleur qui les anime d'une lueur terriblement triste. Pourquoi je n'ai pas le droit de ressentir tout ça ? Parce que je ne suis personne. Juste une âme qui pleure le pardon divin, qui aspire a son Souffle. Mais avec lui, mon âme vibrait, scintillait trop fort, elle oubliait a qui elle était dédiée, oubliait quel était son devoir et la larme qui m'échappe trace un sillon acide sur ma joue. « ...D'oublier ce que je suis.... » pas qui j'étais. Parce que cela, quelque part, je le voyais dans ses yeux lorsqu'il les posait sur moi. Puis je les rouvris subitement. « Je ne souffre pas a cause de Lui...je souffre a cause de toi...Je ne sais pas si tu es ce qu'Il souhaite pour moi ou juste une épreuve qu'Il dépose sur ma route pour m'éprouver... Je ne sais pas... » Une lueur de douleur traverse un instant mes iris, suivit par une tendresse étrange, maladroite. « Personne ne m'aime comme tu le fais.... » murmurais je parce que cet amour, qu'importe ce qu'il était, il était doux, pur, presque trop tendre sur mon âme blessée.

Alors que tendre, il ne l'est pas, assénant, martelant, jugeant. Un parfait miroir de mon cœur, de mon âme sanguinolente. J'ai envie...je ne sais pas ce dont j'ai envie, ou peut être que je ne le sais que trop bien. Ses bras autour de moi, son corps contre le mien, cette impression cruelle d'être enfin arrivée, comme un but que l'on atteint sans jamais pouvoir ne serait ce que l'effleurer. Il est une minute sans âge, sans nom, suspendue et dans laquelle je me noie, une minute où je suis dépouillée, nue et nichée contre lui, parfaitement à ma place. Tellement que cela m'effraie. Et je recule, les yeux dissimulés pour qu'il ne puisse les voir. Je rêverais longtemps de cette étreinte. Je ne suis que trop consciente du monde qu'elle m'a entrouvert. Un monde qui me murmure qu'il serait divin de me laisser aimer par lui...Totalement. Mais je sais que je ne peux, que je ne dois me laisser aller a ce murmure, malgré mon envie, mon désir si grand. Ma faiblesse. Mon péché. Lui.

J'inspire doucement. Je voudrais tuer mon cœur pour qu'il cesse de s'affoler, de battre au rythme d'une exaltation étrange mais parfaite. Je me secoue. « Oui. » fis je simplement lorsqu'il me demande ce qui me perturbe. Mais peut être ais je tord, peut être que cette arme était faite pour moi dès le départ.

Je suis presque soulagée de m'enfoncer dans le noir. Presque parce que je ne suis que trop consciente de sa présence et, malgré moi, j'ai peur pour lui. Ce sentiment honni qui m'était étranger avant lui. Pour un peu, je rirais de moi même. Et ma surprise se mue en compréhension lorsqu'il m'explique pourquoi il sait lire le latin. « C'est logique. Et puis c'est un parlé commun a beaucoup de peuple. Si je parlais franc, tu n'y comprendrais goutte. » Il y a quelque chose d'amusant a le taquiner. Un sentiment nouveau que je n'avais jamais expérimenté avec lui. « Non, nous partons du principe que, qu'importe nos décisions, elles avaient un but divin. A nous de savoir lequel. Le dé que nous lançons est il véritablement un hasard ou le Souffle de Dieu ? Nul ne peut réellement le dire. » Je lève mon regard sur lui. « Toi. Je ne sais pas si tu es un hasard ou son Souffle sur ma vie. » puis je détourne les yeux en haussant une épaule. «  Nous prions. » répondis je a sa question avant de me décider a avancer...Dans un escalier qui ne m'inspirait aucune confiance.

Seulement ce n'était rien face a ce qui nous attendait en bas. Si je pris la bonne décision ? A vrai dire, au vu de ce que j'entendais au loin, je n'en étais pas persuadée. Je pose mon regard gris sur son visage et hoche légèrement la tête. Nous ne serons pas tranquille. J'éprouve un instant la souplesse de mon poignet. C'était encore raide et douloureux. Mais je ferais avec. « J'ai plus d'allonge que toi, reste derrière moi. » De plus, il avait une main prise moi pas. « Avançons doucement. » conseillais je avant de faire un pas, puis un autre....

Pour rencontrer l'horreur. Une carapace luisante. Des pattes qui m'apparaissaient immenses. Une paire de mandibules.... « Par tous les Saints... » Blêmis je en reculant instinctivement. La chose émit une sorte de cri strident mais ne semblait pas nous avoir repérer. Pas encore du moins. Repérant un petit renfoncement, j'y poussai Lucan, nous plaquant contre le mur dans l'espoir que la chose avait une vision moindre. C'était gros, énorme, maléfique... « Qu'est ce que c'est que cette chose... » murmurais je en risquant un coup d'oeil. Mais la lueur de la torche était moindre et...Elle nous rendait visible...
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Lucán
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Mar 8 Jan - 8:58

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Et je te regarde. Il y a une certaine souffrance, qui émane de toi, tout autant que de moi. Il y a tellement de choses, qui nous séparent. Parce que quelque part, on sait tous les deux qu’on ne peut pas partager ses sentiments. « Si je te fais souffrir, tu devrais éviter de me revoir une fois qu’on sera rentré chez nous. Je ne veux pas être cause de ton mal. », je murmure doucement. Et cela me déchire, mais je ne veux pas être responsable des larmes, qui restent dans tes yeux. Une seule s’échappe. Et j’ai un vague sourire, quand tu dis que personne ne t’aime comme je t’aime. « Tu mérites d’être aimée. » À mes yeux, c’est un droit qu’on a tous d’une certaine manière. Et peu importe ce que tu penses, mes sentiments ne changeront guère. Et notre étreinte est aussi douce qu’elle est cruelle. Elle n’apaise pas tout en nous. Et elle donne un goût amer de ce qu’on aurait pu avoir si je n’étais pas Druide, et si tu n’étais pas Chrétienne. L’espoir est bien douloureux, le savoir aussi. Mais je te libère quand tu recules. Je sais que j’ai déjà eu beaucoup. Parce que tu m’as offert un présent inestimable, que je chérirais le restant de ma vie.

Puis le sujet de conversation change, et nous parlons de ta lance magique. Je ne pense pas que tu maîtrises tout ce qui est lié à ce genre d’objet fabriqué par les Feys. C’est un savoir complexe et bien ancien. Je ne peux même pas prétendre le détenir complètement. Et nous avançons dans le seul couloir existant, découvrant cette étrange antre, qui semble être faite par la main des hommes. Et je t’apprends que je sais lire, ce qui semble te surprendre. « Je pourrais parler celte, tu ne me comprendrais point non plus. Le latin tout le monde le parle, ou presque », j’approuve tes dires. Je pourrais même parler le langage des Feys, mais trop peu de personne le comprenne. Je t’écoute commenter nos habitudes de questionner les runes. « Peut-être que les Dieux nous parlent par les runes. Mais ce n’est pas une pratique que je maîtrise alors... » L’Ancien ne me l’a pas enseigné. « Nous les prions aussi. Et ils nous répondent parfois. » Parce qu’ils ne se manifestent pas systématiquement non plus.

Puis c’est la descente des escaliers, dans la pénombre, qui semble sans fin. Et je te laisse choisir le couloir, dont un crissement qui n’annonce rien de bien bon. Je sors ma dague. En combat, mon Glamour m’est totalement inutile alors. Cela dit si je lâche le bâton druidique, nous serons définitivement dans le noir complet, puisqu’aucune lumière ne parvient de nul part. « D’accord. », j’acquiesce te laissant passer devant. Et nous nous engageons dans le couloir du milieu, lentement et prudemment. Ma main reste serrée autour du bâton, qui éclaire faiblement les ténèbres. Et face à nous se dresse un … monstre ou un animal géant au choix. Je fronce des sourcils, analysant la forme animale. Mais tu es plus rapide que moi, nous poussant dans un recoin hors de sa vue. « Une fourmi », je réponds à ta question. « Géante, mais ressemble à une fourmi. Et je doute qu’elle nous voie. Elle vit dans le noir complet, elle doit être aveugle. », je murmure, car tu es près de moi et inutile de crier. Si elle n’a pas besoin de voir, elle a sûrement une très bonne ouïe. Reste à faire silence et espérer que l’animal monstrueux avancera sans nous remarquer ou sentir….
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Mer 9 Jan - 18:00

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Ne plus le voir...En serais je seulement capable ? Et même si je le décidais, serait ce seulement possible tant Dieu s'amusait a le placer sur mon chemin. Ne plus le voir. Il avait raison mais mon cœur se pinça si violemment que j'y portais une main. Ne plus le revoir. C'est pour le mieux, mais pourquoi ais je aussi mal en y pensant ? Je n'ai pas de mot sur ce qui me lie a lui, je hais ce lien, mais j'ai l'impression que rien ne pourra le briser, que ses crochets sont fichés si loin en moi qu'il m'est impossible de les extraire dorénavant... « Non. Je veux encore te voir. » Et rien que ce murmure, presque réticent apaise la douleur qui me broie la poitrine. « Te voir me fait mal mais ne pas le faire me fait encore plus souffrir. » Je bas des cils lorsqu'il affirme que je mérite l'amour. L'amour. Qu'est ce que l'amour ? Ce qui me lie a Dieu ? Ce qui me lie a lui ? Ce qui m’enchaîne a l'église ? Je ne sais pas et pourtant, ces quelques mots...Glisse sur mon cœur, comme une caresse. Etre quelqu'un aux yeux d'un autre. Non un tout, non une arme. Juste quelqu'un d'unique peut être...  « Alors aimes moi....Toujours. » Il y a comme une supplique je ne comprends pas dans ma voix, alors je cherche une réponse dans ses bras, contre sa poitrine, au creux de son cou, baignée de son parfum, enlacée comme jamais je ne l'es été. Je cherche une réponse qui m'échappe encore et encore mais que je sais là, quelque part.

Me séparer de lui laissa un vide, étrange et intense. Je rêverais encore de ses bras autour de moi, de la sensation immatérielle d'être protégée et chérie. Une unique fois. Éphémère alors que déjà je me reprends et redeviens ce que je suis malgré tout, malgré lui. J'en apprends plus sur lui et je me prends a sourire légèrement parce qu'il sait le faire. Je cligne des yeux lorsqu'il parle des runes. Ce concept m'est tellement étranger. « Pour nous, il n'y a pas de hasard justement. Parce que tout est déjà décidé. » Mais alors...Non, je ne voulais pas y penser. Pas maintenant. Pas encore. « Nous aussi..juste que nous ne pouvons parfois pas entendre sa voix. » Puis je pris le chemin en main, sans penser un instant que je nous jetais dans la gueule de l'enfer. Parce que cette chose ne pouvait sortir que de là. Immonde. Immense. Horrifique. Plaquée contre le druide, j'étais aux aguets, si tendue que même son souffle a mes oreilles ne me troubla pas. Je ne pouvais pas l'être. Pas quand ma vie ou le sienne était en jeu, c'était impossible.

Je m'étranglais presque...  « Une fourmi.. ? » Non, cette chose était une créature de Satan. « Non impossible...elles sont pas aussi...aussi grosse... » Murmurais je tandis qu'un frisson de répulsion remontait le long de ma nuque... « Dans la poche de ma tunique, celle de droite, derrière...Il y a des pièces, jette les le plus loin possible avec de la chance elle passera sans nous voir. » repris je rapidement a son oreille. Je ne voulais pas le faire moi même parce que je tenais ma lance a deux mains, sous mes fesses et je devais pouvoir réagir rapidement...Et j'avais peur que le bruit que je risquais de faire alerte la chose démoniaque.
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Lucán
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MessageSujet: Re: Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]   Dim 13 Jan - 11:16

Et la fin du monde sonna...

@Aliénor Saint Just & @Lucán

Mon regard sombre ne te quitte guère. Je te regarde avec un mélange d’émotions tellement opposées. J’ignore ce qui domine en mon âme en cet instant. « Nul ne peut contraindre le Destin, ni le désir des Dieux. », je murmure finalement, quand tu repousses de toutes tes forces l’idée qu’on pourrait ne plus jamais se revoir. Cela serait certes plus douloureux, mais tellement plus simple aussi… Enfin, je crois. Parce que quand il s’agit de toi, je n’ai plus aucune certitude. Un léger sourire effleure mes lèvres, quand tu m’ordonnes presque de t’aimer pour toujours. Tu n’as même pas idée d’à quel point ma vie sera longue. Mais je ne veux pas me pencher sur cela, sur le fait que j’ai trop souvent mangé des fruits des Feys et que cela a changé ma mortalité. « Comme si tu avais besoin de le demander… », je souffle en réponse. Peu importe le reste, mon amour pour toi demeurera inchangé. J’en ai la certitude. Je n’aimerais personne comme je t’aime, toi.

Pour ramener le calme en mon être, plus que perturbé par notre conversation, je parle de choses plus communes. Il y a les armes magiques, et puis le fait que je sais lire certaines langues. On évoque aussi le hasard et le destin, la manière dont ton Dieu et mes Divinités nous guident et nous répondent. Il n’y a aucun jugement en moi, aucune volonté de te convaincre. Je t’explique juste ce que tu ne sembles pas connaître avec douceur et patiente. Et je te regarde alors que tu me dis que tout est tracé. J’ouvre la bouche pour te contredire, mais au final je préfère le silence. J’ai des visions, du passé et du futur. Si je peux prédire ce qui arrivera, alors cela signifie que l’avenir n’est pas déjà écrit. Mais je doute qu’on arrive à un compromis sur le sujet. Et au vu de la situation, de nos blessures en partie guéries, mieux vaut conserver nos forces pour ce qui suivra… Rien n’est jamais simple de toute manière dans ce genre de situation.

Et la descente nous mène à des couloirs et à une rencontre dont je me serais bien passé. J’observe rapidement l’animal géant, reconnaissant la forme et l’espèce. Bon j’avoue qu’en théorie elles sont plus petites, mais c’est les mêmes mandibules, nombre de pattes et forme du corps. Et je n’anticipe pas quand tu me pousses dans un coin du mur, collant ton corps au mien. Mes doigts se resserrent sur le bâton druidique et la dague. Pourtant avec un calme inimitable, au vu de la situation, je murmure une réponse à ta question. Et je te fais remarquer qu’elle vit dans le noir complet et doit donc être aveugle. « Oui une fourmi. Si tu regardes ses pattes, mandibules et le corps… Bon elle est… Très, très grande mais ça reste une fourmi », je réplique sérieusement, analysant froidement la créature face à nous, qui avance lentement. « En théorie, non. », je réponds quand tu commentes sa taille impressionnante. « Mais… Les choses changent, les êtres vivants aussi. » Parce que je me rappelle de mon voyage dans un passé lointain avec Dagda, qui m’a fait me sentir bien petit face aux animaux de l’époque.

Je hausse des sourcils à ton ordre. J’ai un peu les mains occupées, mais j’aurais plus facile à les bouger que toi. Lentement je penche la tête en arrière. Ma main droite remonte et je glisse la dague entre mes dents. Ayant la main libre de tout mouvement, j’obéis à ton indication. Je glisse mon bras autour de toi et je cherche à tâtons ta poche droite. Finalement, je la trouve et j’arrive à glisser mes doigts à l’intérieur pour empoigner des pièces. Je ressors mes doigts lentement. Mon regard suit l’avancement de la fourmi. Je calcule rapidement la direction la plus appropriée pour l’éloigner de nous. Et surtout là où j’aurais le plus de chance de lancer la tout à une bonne distance. Autant la diriger par où on vient. J’inspire, la lame toujours coincée entre mes dents. Et je lance la poignée de pièces, qui va ricocher sur le sol dur quelques mètres plus loin, créant un tintement qui résonne dans la galerie. La fourmi pousse un cri strident avant de balancer la tête et de se diriger vers les pièces. Un soupir m’échappe. Et je récupère ma dague libérant ma bouche. « En théorie ce genre de créature vit en colonie. », je murmure en ramenant les yeux sur toi.
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Et la fin du monde sonna... [Aliénor Saint Just]
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